Conférence de presse: 35 mn Même dispositif que sur le DVD d'
Into the Wild de Sean Penn: un grand hôtel parisien, un réalisateur et une traductrice sur une estrade, une caméra unique qui tente de dynamiser tout cela par quelques zooms, pas toujours nécessaires. On assiste donc à un échange assez peu naturel avec les journalistes (du fait de la traduction qui impose des temps morts). Toutefois, Coppola revient sur son film avec sa générosité et sa chaleur coutumières. Il parle de son choix de mise en scène (utiliser des caméras numériques, ce qui donne son apparence particulière au film), le choix de son acteur principal, et surtout sa volonté de ne plus s'engager dans de grosses productions et se consacrer à des projets plus ambitieux et plus personnels (s'autofinançant grâce à son vignoble qui a rencontré un grand succès). Ce qui rend d'ailleurs la démarche de ce film émouvante et intègre, au contraire d'autres grands noms qui ont cédé à des sirènes plus mercantiles... Coppola assume le fait de se tenir un peu à l'écart. Malgré les contraintes de l'exercice, le réalisateur donne des réponses intéressantes et variées. Un agréable moment qui éclaire un peu sur ses intentions, même si l'on aurait aimé une prise de vue un peu plus soignée et plus digne d'un bonus DVD (on est ici davantage dans le cas d'une caméra qui a pris l'évènement sur le vif).

La musique de l'homme sans âge: 26 mn 50L'enthousiasme du compositeur et du metteur en scène sont ici communicatifs. On y parle d'une manière assez approfondie de la musique des films, de la manière dont elle a été pensée (rappelant la dernière période du romantisme, avec parfois des accents de Mahler ou de Rachmaninov), le choix des instruments, l'installation minutieuse des micros pour l'enregistrement. Ce petit document est enrichissant et captivant, témoigne aussi de la passion de Coppola, concerné et investi dans tous les aspects de son film... et toujours l'homme de famille au moment où il apprend qu'il est grand père et que l'orchestre joue en l'honneur de sa petite fille.
L'homme sans âge: le maquillage: 18 mnTim Roth endosse ici le rôle délicat d'un homme qui traverse tous les âges, entre 18 et 80 ans. Evidemment malgré toutes les qualités de son jeu, il a besoin de prothèses pour rendre tout cela crédible. Le processus est décrit de manière toujours aussi chaleureuse et sérieuse. Tout cela est très enrichissant et très complet (le vieillissement, les brulures, les fausses dents), on entre dans les coulisses et les détails, exactement dans le même esprit que le module sur la musique. On est de nouveau témoin de la liberté -surveillée avec beaucoup d'attention- qu'accorde Coppola à ses collaborateurs. Il permet à leur talent de s'épanouir sous sa direction et au service de sa vision. L'équilibre qu'il parvient à tenir entre son rôle de direction et d'inspiration est assez exemplaire.
On ne s'explique pas la regrettable absence du commentaire audio présent sur le zone 1. Connaissant la qualité des interventions du cinéaste (notamment sur la trilogie du
Parrain où il transformait l'exercice en véritable leçon de cinéma), on ne peut qu'être déçus. On peut également déplorer la disparition d'un petit making of.
Cet interactivité assez intéressante (mais un peu frustrante) se clôt sur une traditionnelle galerie photo et la bande annonce du film.
Critique technique et suppléments par Nicolas Houguet