Passé un résumé du film par les bonimenteurs (réservé aux amateurs de pitreries - on se demande d'ailleurs bien ce que cela vient faire là), on trouvera un commentaire audio de James Gray, réalisateur et scénariste. Un commentaire informatif pendant lequel Gray revient sur son histoire, les nuances de son scénario en terme narratif, l'évolution des personnages, son travail avec les comédiens et si l'on aurait aimé qu'il plonge plus au coeur du sujet, il nous délivre des informations qui devraient sans mal atteindre les fans du réalisateur sur sa façon d'aborder le travail. Un peu plus de dynamisme (et un bon café noir) n'aurait pas été de trop non plus !
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Infiltration : Sur les lieux du tournage (55mn30 - vost) : Au fil de son module, James Gray revient sur la thématique de son film mais également sur ses différentes sources d'inspiration. On nous y parle bien évidemment de la distribution et des rapports qu'entretient Gray avec ses comédiens (" un mélange détonnant ! "). Le réalisateur nous parle de chacun d'eux dans des termes on ne peut plus élogieux, de ce qui l'attire chez eux... Tous ont droit à un gentil cirage de pompes mais on sent que tout cela est sincère. Il aborde ensuite sa toute nouvelle équipe technique (bon nombre des habitués n'étaient pas disponibles au moment du tournage) et on en apprend un peu plus sur la méthode de travail de Gray. Reconnaissez qu'entendre éclater de rire un réalisateur durant les prises peut surprendre. Pour lui, c'est une réaction qui lui fait dire que c'est bon. Il nous parle ensuite de sa recherche de la véracité, de la vérité, dans le jeu des acteurs. Il peut parfois aller très loin pour obtenir tout ce qu'il veut d'un acteur : pour l'anecdote, une scène nécessita jusqu'à 8km de pellicule.
Il est ensuite question de son sens du détail dans ses décors et sa lumière. Gray sait exactement ce qu'il veut, et s'il laisse une grande liberté à son équipe, il maîtrise chaque détail pour obtenir le résultat escompté. Les différents postes sont ainsi passés au crible et l'on obtient un documentaire passionnant sur la façon d'aborder le tournage d'un film de James Gray.
Scènes de crimes (9mn53 - vost) : Ce module s'axe cette fois sur le tournage des scènes de poursuites et autres cascades du film (Gray reconnaissant avoir visionné toutes les scènes de poursuites réalisées). Amusant d'entendre le réalisateur dire que tourner certaines séquences fut habité par un profond ennui. Une caméra en fit tout de même les frais.
Chronologie d'un crime : le Brooklyn de la fin des années 80 (8mn36 - vost): Vous aurez ici un petit aperçu des costumes, décors et autres éléments ayant permis de recréer avec une belle véracité le Brooklyn des années 80. Informatif.
Témoin à charge : l'interrogatoire de James Gray (25mn20 - vost) : Wild Side nous propose ensuite un entretien exclusif du réalisateur, réalisé pour cette édition double DVD. Le réalisateur reprend bon nombre des informations délivrées dans le premier module, mais ce module complète habilement le précédent documentaire. Gray s'axe plus sur le fond que sur la forme et une chose est certaine : il a une façon bien à lui de raconter les histoires et de les mettre en images.
Autopsie d'un crime : comment la nuit nous appartient (14mn36 - vost): On trouvera ici une succession de petites interviews de l'équipe entrecoupées par quelques extraits du film mais malheureusement l'ensemble demeure un peu trop promotionnel pour l'emporter. On nous parle entre autre du travail sur le scénario et des différentes sources d'inspiration et de l'ambiance sur le plateau. Rien de bien renversant.
Le cinéma policier américain des années 70 (24mn47-vf) : Jean-Baptiste Thoret, Patrick Brion, deux esthètes en Histoire du cinéma et Alain Corneau nous proposent un petit cours sur l'époque et son cinéma, tentent d'expliquer la raison de cette " dérive " dans les axes noirs, l'influence du malaise d'une Amérique qui vient de voir son président assassiné sur un cinéma qui s'offre un nouveau visage.
Cette édition se clôt sur une galerie de photos, quelques bandes annonces, le CD de la bande originale et une partie DVDRrom.