S'ouvrant sur des menus de navigation assez quelconques, cette édition de la Part animale réserve néanmoins en sus de l'habituelle bande-annonce du film, deux suppléments intéressants en incluant les deux premiers courts du réalisateur. Ainsi, peut-on découvrir certaines récurrences dans le travail de ce dernier et saisir la mesure de ses intentions esthétiques et thématiques. Au risque de la surprise.
Courts-métrages : (Paprika - 13min et La légendaire épopée de Neptune sur le Mont Virtuel - 8min)Proposant à la découverte, deux courts-métrages du cinéaste, ce supplément prolonge la surprise née de la découverte du long signé par ce dernier. En effet, un univers et une envie d'expérimentation ne cesse d'irriguer ces deux métrages et plus particulièrement lors de la découverte de La légendaire épopée de Neptune sur le Mont Virtuel. Porté par une voix off et des ambitions philosophico-mythologiques, ce dernier court ose à merveille ce que permet le format court en soignant la photographie et en jouant sur les possibilités techniques et artistiques de choix de mise en scène bien spécifiques. En soi, idéaux pour comprendre le cheminement de Sébastien Jaudeau, ces deux courts-métrages - judicieusement ajoutés - permettent une approche plus large du métier de ce dernier. Cependant, on regrettera l'absence de documents plus directement informatifs quant aux intentions du réalisateur et au parcours qui fut le sien.