1. >
  2. >
  3. >
  4. >Test Le Chateau de Cagliostro - Edition Ultime
dvdrama

Le Chateau De Cagliostro - Edition Ultime

Test interactivité

4/5
Le coffret, qui était noir dans l'édition collector précédente, est ici présenté sur un fond de couleur verte. Le digipack est cartonné et se déplie en trois volets sur lesquels sont fixés les deux DVD. Les illustrations des sérigraphies des disques sont identiques à celles de la version collector : la couverture du coffret est semblable, seul le dos diffère, proposant des images du film et un résumé du contenu du coffret.
Cette édition ultime au packaging soigné recèle outre les deux DVD, un livret artbook de 82 pages très complet autour de l'univers du film, déjà proposé par la précédente édition. Il comprend un portrait à la fois concis et très documenté du réalisateur, illustré par des extraits du storyboard du film. L'article est suivi de fiches personnages recensant à peu près tous les protagonistes du Château de Cagliostro, illustrées d'une collection de model sheets exhaustive qui va jusqu'à détailler les différentes postures des mains et des pieds de certains, et qui comprend les nombreux véhicules utilisés dans le film (la fameuse 2CV rouge de Clarisse !).


Un petit livret collector de 8 pages est d'autre part inséré dans le coffret, joliment illustré d'images et de dessins du film ainsi que d'une dédicace de Monkey Punch en 5ème page. On y trouve également la trame du film, l'origine de Lupin III et celle du Château de Cagliostro. Est aussi inclus un résumé sur l'oeuvre de Monkey Punch, ainsi que les paroles et la traduction française de la chanson Honô no takaramono. Une bien sympathique affichette japonaise d'époque du film est ajoutée à ce joli coffret déjà bien garni, et ce pour notre plus grande joie.
Du travail particulièrement soigné et fourni qui apporte une vraie valeur ajoutée à ce bien beau collector qui ravira assurément tous les fans.

L'interface des deux DVD est différente, initiative à saluer car elle n'est pas si courante que cela dans les éditions d'animes. Les interfaces sont accueillantes, reprenant des captures du film sur fond de la musique des génériques de début et de fin (le film s'ouvre et se ferme en effet sur le même morceau, Honô no takaramono). Les chapitres sont animés et au nombre de 20, leur quantité généreuse rendant l'accès aux scènes-clés particulièrement aisé. Les suppléments, identiques à ceux de l'édition collector, ne sont pas si nombreux mais comptent un commentaire audio de grande qualité, à côté duquel les fans d'animation ne doivent pas passer.


Suppléments

DVD 1

  • Commentaire audio
    Le commentateur audio, Ilan Nguyen, également auteur du joli portrait du livret, annonce d'emblée qu'il s'attachera davantage au contexte de création du film qu'à nous livrer une analyse de séquence. Il explique en quoi le personnage d'Edgar selon Miyazaki est totalement différent de la vision de son créateur, Monkey Punch. Il commente la manière de film du réalisateur et rappelle par là-même ses influences dans le domaine de l'animation, comme celle de Paul Grimault pour ce qui est de la verticalité des plans (fin de scène de poursuite en voiture, plans du château) et auquel il rend directement hommage par l'intermédiaire de certaines scènes (celle de l'autel). Les influences du cinéastes sont aussi littéraires : Maurice Leblanc bien sûr (La Demoiselle aux yeux verts) mais aussi l'une des oeuvres de l'écrivain japonais Edogawa Ranpo. Chaque plan est source à rapprochement avec les films futurs du maître, certaines constantes de son oeuvre apparaissant dès Le Château de Cagliostro. Le commentaire érudit brasse tout autant les thématiques, et ce dans le détail, que les spécificités du travail visuel (notamment celui, formidable, des décors). Nombreuses sont les occasions de rappeler dans quel contexte Miyazaki a été amené à travailler sur ce film et en quoi il lui est personnel. Un commentaire audio tout à fait passionnant, où son auteur maitrise manifestement son sujet.


  • Interviews
    Monkey Punch (5:16) : dans cette courte interview de Jean-François Dufour, l'auteur/dessinateur du manga revient sur ses débuts de dessinateur et sur la genêse du personnage d'Edgar, à savoir la série de romans Arsène Lupin de Maurice Leblanc. Il précise que la série adaptée de son personnage était beaucoup plus adulte que ce qu'en a finalement fait Hayao Miyazaki avec Le Château de Cagliostro, justement sollicité pour rendre ce film plus accessible aux enfants.


    Yasuo Ôtsuka (8:36): c'est au tour de l'ex-fonctionnaire devenu directeur de l'animation de s'exprimer sur son travail dans une interview plus longue et nettement plus consistante que la précédente. Il apporte en l'occurrence un éclairage non négligeable sur la teneur de ce métier qui n'existe qu'au Japon. Déjà directeur de l'animation sur Horus, Prince du Soleil, Yasuo Ôtsuka explique ce qui l'a poussé à travailler sur la série Edgar et comment il a convaincu Hayao Miyazaki de rejoindre le film Le Château de Cagliostro. Très intéressant.


    Kazuhide Tomonaga (8:44): féru de dessin depuis son enfance, l'animateur-clef du Château de Cagliostro a vu son rêve se réaliser - en partie du moins - quand il a pu entrer dans un studio d'animation, à défaut d'intégrer la Toei dont il admirait les films depuis le lycée. Concernant le film de Miyazaki, il s'étend tout particulièrement sur la scène de poursuite en voiture du début, qui a mis deux mois à être réalisée et qui lui a été particulièrement difficile à appréhender. Il parle bien sûr de Miyazaki, de sa manière de dessiner notamment. Moins dense que l'interview précédente mais plaisant quand même.


  • Bandes-annonces
    Deux bandes-annonces d'époque (2mn10 environ chacune), en japonais sous-titré français.

  • Galerie
    Ce bonus nous propose de découvrir une dizaine d'affiches du film à faire défiler manuellement (la première revient après la dernière, et ça recommence), ainsi qu'une galerie d'une trentaine de croquis de personnages rehaussés avec de l'aquarelle et autant de décors finis, superbement peints.



    DVD 2

  • Storyboard du film
    Le film est proposé sur le deuxième DVD sous deux versions, la version définitive (angle1) et la version storyboard (angle 2) : pour naviguer de l'une à l'autre, il suffit donc de sélectionner la touche "angle" de la télécommande. Ce procédé permet une comparaison immédiate entre l'ébauche et le produit fini, et s'avère bien plus efficace qu'un storyboard en gros plan agrémenté de la version animée en haut à gauche de l'écran, tel que ce bonus était présenté dans l'édition collector du Voyage de Chihiro, par exemple. Très vivant en dépit d'un nombre de traits parfois extrêmement restreint (on sent que Miyazaki jette ses traits), ce storyboard surprend par le soin apporté aux petits détails ici et là, comme en témoignent les esquisses dynamiques des attitudes des figurants situés en arrière-plan. Un supplément essentiel que l'on peut apprécier, au choix en VF ou en VOST.



    Critique technique : Caroline Leroy
    Critique interactivité : Caroline Leroy & Valérie Frot
  • Le verdict des internautes

    Total des votes : 0

    Les notes des internautes

    •  
      Image
    •  
      Son
    •  
      Interactivité
    •  
      Bonus

    Les tests des internautes

    logAudience