Face 1: Version intégrale
Commentaire audio :
Pas évident de s'atteler à l'écoute d'un commentaire audio lorsqu'il s'agit d'un sketch involontaire de 1h20. Encore moins lorsque les intervenants racontent la façon dont ils ont débarqué dans l'aventure (en gros on leur a proposé et ils ont accepté : fascinant) ou lorsque ces derniers ne font que parler du film original. L'exercice s'avère encore plus pénible si ces intervenants sont enregistrés séparément pour finalement raconter la même chose et encore plus quand le producteur se présente à chaque fois qu'il en place une. L'éditeur trouve finalement ici la parade idéale pour faire gagner un temps précieux à ses consommateurs et également décourager les plus téméraires, puisqu' aucun sous-titre n'est proposé. Tous ensemble : "Merci Metropolitan"
Fin alternative (5min06) :
Pas de surprise, il s'agit bel et bien d'une fin alternative, qui possède au moins le mérite de totalement différer de celle retenue dans le montage final puisqu'ici tout est inversé. Nous nous abstiendrons d'en révéler le contenu, histoire de ne pas gâcher l'issue du film aux chanceux ne l'ayant pas encore vu, mais l'audace de la chose nous offre une scène dans laquelle les survivants du montage final sont pratiquement tous morts, et inversement.
Les scènes coupées (9min20) :
Documentaire exhaustif traitant, non pas des scènes coupées, mais des rares plans passés à la moulinette jugés trop gores, même pas retenus dans la version intégrale. L'équipe du film commente les quelques passages supprimés et la raison du retrait. Il s'agit de quelques plans chocs, sans pour autant être vraiment marquants, bref rien de très spéciale, et l'on se demande vraiment pourquoi tout cela n'a pas été retenu au montage.
Face 2: Version cinéma
Making of (27min56) :
Sans aller jusqu'à dire que l'achat de
Leatherface ne vaut le coup que par la présence de son making of, force est d'avouer que le documentaire est amplement supérieur au film dont il parle. S'il est dommage de traiter un peu trop rapidement l'histoire de Ed Gein (même si
Massacre...2004 en parle plus exhaustivement dans ses bonus) tant il y a à dire sur le bonhomme, quelques véritable photos d'archive, dont une vraie tête coupée (!!!), nous sont proposées pour illustrer ses méfaits ainsi que les grandes lignes de son histoire. Le documentaire s'engage ensuite sur une voie rarement empruntée dans un making-of, puisqu'est abordé l'échec du film, résultats du box office à l'appui, en admettant majoritairement avoir participé à un film raté. Si les quelques intervenants laissent suggérer cette idée, le producteur lui n'hésite pas à dire que
Leatherface est franchement mauvais. Dire que l'on assiste à une absence de langue de bois relève de l'euphémisme.
L'interactivité de la seconde face du DVD s'achève sur l'hallucinant
teaser du film se situant dans un décor aux allures du Crystal Lake de
Vendredi 13 (une mode chez New Line de mélanger tout et n'importe quoi) au coeur duquel
Leatherface rattrape la tronçonneuse éjectée du lac qu'il lève à bout de bras tel Musclor avant qu'un éclair ne s'abatte dessus. A voir pour le croire !