Commentaire audio : C'est assurément vers le commentaire audio qu'il faut se diriger si l'on veut découvrir les différents rouages du film tant les autres bonus ne parviennent jamais à sortir des infos superflus. Ce qui n'est pas le cas de l'exercice ici, souffrant même un peu de la longueur du film. Jerome Cornuau et son scénariste Fabien Nury parviennent à dévoiler la construction du projet dans son ensemble. C'est par ailleurs le scénariste qui se montrera le plus à l'aise, régulièrement inspiré, et décortiquant essentiellement la nature de ses personnages - pas toujours ceux auxquels on peut s'attendre - comme des libertés et des réalités historiques prises par le film. On y apprendra que paradoxalement, la fusillade fatale à Bono était en réalité plus impressionnante que celle du film, et que cette dernière aurait eu l'air trop surfaite à l'écran.
Reportages du tournage (14min environ) :La vraie mauvaise surprise de cette édition, puisqu'au nombre de huit, les documentaires dédiés aux différents départements créatifs du film ne sont ici que pour faire illusion. D'une durée de 1 minute 25 à 2 minutes environ (dont les 15 secondes de jingle systématique), ils proposeront très succinctement de s'intéresser d'une manière académique aux combats, costumes, décors, scénario, véhicules et chanson originale en laissant la parole aux responsables concernés. Illustrés par des extraits du film et des images du tournage, ces derniers n'auront bien évidemment pas le temps de développer quoi que ce soit. Seul morceau digne d'intérêt : un petit condensé des pitreries d'Edouard Baer sur le plateau. Maigre satisfaction...
Scènes coupées (19 min environ) :Là encore, les scènes coupées ne parviennent pas à remplir le cahier des charges puisque pour leur grande majorité, elles ne sont que de très courtes versions alternatives de tronçons entiers du film. Ainsi, la première confrontation entre Bono et Valentin reste identique pendant plus de 7 minutes pour ne s'offrir que quelques secondes de dialogues supplémentaires à son issue. Exemple parmi tant d'autres faisant des 19 minutes allouées plus d'un quart d'heure de séquences identiques au montage cinéma. Les seuls vrais changements résident dans un dialogue entre la nouvelle recrue et sa femme enceinte, ainsi qu'un épilogue encore plus sombre que celui découvert en salles, bien que l'intrigue ne change pas d'un iota. Jérome Cornuau ayant annoncé une version longue du film, on ne peut que croire qu'il existe d'autres scènes coupées quelque part, mais destinées un jour à réintégrer le film.
Enfin, l'interactivité s'achève sur un
bêtisier (7min26) qui, paradoxalement, répond bien mieux aux attentes que l'on peut en avoir car vraiment amusant et témoignant de la bonne humeur régnant sur le plateau. Mention spéciale à Edouard Baer, toujours enclin à pourrir la réplique de ses camarades à la moindre occasion.