DVD1 Introduction (1min47) :La plupart des DVDphiles que vous êtes n'y apprendront rien de neuf, mais Brad Bird et son producteur expliquent (au public américain) qu'il n'y a pas lieu de s'inquiéter de la présence de barres noires en haut en bas de l'écran car ils ont expressément insisté pour que le format d'origine soit respecté. Et si les amateurs d'images carrées ne son pas contents, tant pis pour eux.
Commentaires audio :Sur une première piste, Brad Bird et son producteur John Walker démontrent à quel point il est difficile de donner quelques ficelles à propos d'un film d'animation lorsqu'il n'y a ni imprévus, ni anecdotes de tournage quelconques. Ainsi les 110 minutes de contemplation sont certes justifiées, et même s'ils s'en excusent eux même, deviennent rapidement rasoir. Outre les hommages non-stop rendus à toute son équipe technique, Bird s'attardera néanmoins à nous expliquer ses nombreux partis pris quant au déroulement de l'histoire et au caractère de ses personnages.
Flopée d'animateurs sur la seconde piste, tellement nombreux qu'il nous est impossible de distinguer qui dit quoi. Un léger handicap nourri par des propos qui n'intéresseront que les véritables amateurs d'animation au sens technique du terme puisqu'il n'y sera question que de la complexité d'associer divers éléments (cheveux, eaux, vêtements, etc.), le plus surprenant étant que les chefs animateurs - tous fidèles à Brad Bird - n'ont jamais utilisé la 3D auparavant. Le scoop de ce commentaire reste toutefois que
Georges Clooney et Harrison Ford ont effectué quelques tests pour interpréter Mr Indestructible. Malheureusement aucune image de ces auditions ne sera proposée comme bonus.
Bonus caché (35 secs) :Un petit pas de danse esquissé par Monsieur Indestructible en personne, ça ne se refuse pas ! Pour cela il suffit de se rendre sur le menu des commentaires audio et au bout de quelques secondes une icône Mr Indestructible apparaît en bas de l'écran.
DVD2On ne peut pas dire que les DVD Disney soient des exemples de navigation, s'intéresser aux bonus de certains films étant parfois un vrai chemin de croix.
Atlantide et
Monstres et Cie et leur menus multiples nous faisant atterrir plusieurs fois de suite sur le même supplément en ont agacé plus d'un. Quel n'est pas notre bonheur devant la simplicité de l'interactivité des
Indestructibles utilisant certes deux index, mais à l'aisance de navigation évidente.
Introduction (50 secs) :D'un intérêt limité, l'intervention de Brad Bird n'est là que pour nous présenter brièvement le contenu du disque.
Les courts métrages
Jack-Jack Attack (4min30) :
Incontestablement la pièce maîtresse de cette édition qui rend l'acquisition du collector obligatoire. Concocté par Bard Bird et son équipe, Jack-Jack Attack nous propose de découvrir les mésaventures de la baby-sitter s'occupant du petit dernier de la famille Parr, que l'on ne découvrait brièvement que via les messages du répondeur de Mme Parr dans le film. Cette baby-sitter étant la première personne à découvrir les dons du rejeton va passer un sale quart d'heure... Fin, drôle, fidèle à l'esprit du film et complètement craquant - les babillements et rires de bébé font toujours mouche chez Pixar - ce (trop) court métrage riche en fou rires, ne serait ce que pour quelques plans du bout de chou cul-nu totalement hilare de traverser les murs en apesanteur, en font un classique immédiat. En tout bon super héros qui se respecte Jack-Jack se permet même de faire quelques gros clins d'oeil à X-Men 2. Notons enfin que la version française d'excellente facture bénéficie du même doublage que le film, et est proposée en 5.1, bien que la dynamique soit moins pimpante que la version originale (non sous-titrée). A se repasser en boucle, on adore !
Saute-mouton (4min30) :
S'adressant à un public nettement plus jeune Saute-mouton se présente comme une petite fable d'un mouton triste d'avoir été tondu. Pas de quoi fouetter un chat, d'autant plus qu'on s'éclate bien moins qu'avec le court précédent, mais l'aspect technique de la chose ne cesse de nous épater, notamment au niveau de la mise en scène mélangeant brillamment musique, sons et image. En option, un commentaire du réalisateur nous dévoilant que la plupart des éléments à l'écran sont des objets ou personnages déjà utilisés, ou qui seront utilisés dans d'autres productions Pixar. On y trouve également un mini-making of de 4 minutes présentant ce réalisateur.
M. Indestructible et ses copains (4min) :
Voilà un machin complètement barge reprenant les bases des séries animées des années 60. Dessins pratiquement fixes, bouches humaines en surimpression et scénario grotesque plongent Mr Indestructible, Frozone et un lapin (!!!) dans une aventure qui les obligera à combattre la femme-luciole. Un commentaire audio des deux super héros en personne (donc Samuel L. Jackson) est également proposé. Le court métrage est disponible dans la section "Top secret" qui regorge également de nombreuses fiches concernant une flopée de super héros divers.
Scènes coupées (34min40) :
Disponibles indépendamment les unes des autres ou réunies en un seul documentaire - avec interventions plus que nécessaires de Brad Bird, évitant ainsi de regarder les séquences à nouveau avec un commentaire - ces 6 scènes coupées présentent non seulement un véritable intérêt tant elles sont intéressantes, mais sont également d'une incroyable qualité graphique. Bien entendu dans un film d'animation, surtout lorsqu'il est en 3D, les scènes coupées sont supprimées en amont et ne se limitent souvent qu'à un semblant de story-board griffonné et animé, mais celui proposé ici est réellement épatant. Plus proches du dessin animé en différents niveaux de gris que du story-board, ces séquences supprimées se présentent comme des petits bijoux d'animations nous donnant presque envie de revoir tout le film dans ce format.
On retiendra principalement l'introduction alternative radicalement différente de celle que nous connaissons mais assez proche de celle où Syndrome découvre qu'il existe toute une famille dans la dernière partie du film. Bob et Elen Parr sont déjà mariés, ont déjà la petite violette encore bébé et manquent de se faire surprendre à un barbecue de voisinage. Syndrome étant déjà leur ennemi juré (Le méchant du film devant être un tout autre personnage) manque de les tuer avant de lui-même périr dans une explosion. Le personnage ayant tellement plu à toute l'équipe qu'on en modifia une grande partie du film. Les autres séquences mettent en scène un personnage censé piloter le Jet d'Elen et mourir dans la destruction de l'appareil, Bob arrêtant un chauffard dans les embouteillages, une dispute conjugale, et le cauchemar d'une femme jalouse.
Les coulisses du tournage
La création des Indestructibles - Super making of (27min25) :
Intervention de tous les départements - soit un sacré monde - ayant bossé sur le projet. On y découvre donc Brad Bird débarquant avec sa propre équipe dans les studios de Pixar, et donnant assez rapidement ses directives dans une entente tellement cordiale qu'on se demande comment ces gens ont trouvé le temps de travailler. Le réalisateur revient sur ses inspirations, le mal qu'il a eu à monter un film aux images non finalisées car évoluant chaque jour, et la façon dont il a motivé ses troupes des mois et des mois durant. Si l'on apprécie la démarche de nous dévoiler les rapports humains entre les concepteurs répercutés sur le film, le documentaire manque de véritables images de création. Mais pour cela il faut se rendre sur le documentaire suivant.
La création des Indestructibles - Annexes (41min02) :
C'est vraiment ici qu'il faudra se diriger pour en apprendre plus sur la création du film. Bien que proposé en dix tronçons censés compléter le making of officiel, le véritable documentaire à voir d'une traite est bel et bien celui-ci. Plus axé sur la technique et moins "featurette" que le précédent, on y découvre la quasi intégralité des étapes de conception : la création du fameux story-board animé (Dash sur l'eau poursuivi par ses ennemis, incroyablement proche du résultat final), les choix artistiques pour l'aspect général des personnage, tout un segment sur le personnage d'Edna Mode à laquelle Brad Bird a prêté lui-même sa voix, la simulation des vêtements, des cheveux, des muscles, de la multiplication d'un seul personnage pour en faire des milliers de figurants (on parle bien sûr des soldats), des décors, de la lumière, des effets sonores et de la musique ! Ouf, on peut souffler même s'il manque un élément essentiel à nos yeux : Samuel L. Jackson et Holly Hunter interprètent les personnages principaux du film et aucune image de leur séance d'enregistrement n'est proposée. Un détail regrettable.
Super bêtisier (1min44) :
"Showtime !" comme dirait Mr Indestructible. Puisque plutôt que de nous servir leurs défauts techniques d'une manière assez fade (on ne citera pas d'autres exemples), ici Pixar joue la carte du grotesque à fond en imitant Benny Hill, avec logos, rires et applaudissements à gogo. Plus c'est stupide, plus on adore... En revanche, c'est un peu trop court.
Recherche graphique :
Six galeries d'images un peu trop restreintes (environ une dizaine d'images par section) concernant le story-board, les vêtements, les dessins préparatoires, les décors et les différents éclairages.
Promotion (6min32) :
Un teaser, deux bandes annonces, de quoi jubiler et profiter de ce qui était déjà annonciateur de l'esprit "film d'espions" avec un efficace remix du thème de Au service secret de sa majesté et un "Expect the Incredible" nous rappelant le "Expect the Impossible" du trailer de Mission Impossible. Pas de sous-titres, pas de 5.1, mais un Dolby Surround à la puissance vraiment surprenante. Surtout ne vous gênez pas, mettez le son à fond, le plaisir n'en sera que meilleur.
Bonus cachés :
Plusieurs menus sur ce second disque, soit autant de suppléments cachés. Un peu de patience (quelques secondes) et une icône à l'image du robot apparaîtra au sommet de chacune des pages, ce qui nous change des manipulations fastidieuses sur le DVD du Monde de Nemo. Il suffira donc de cliquer dessus :
Menu principal (2min30) :
Petit clip rendant hommage aux animateurs qui en ont bavé sur les animations "secondaires" du film et regroupant une grande partie des plans où l'on appuie sur des boutons et où l'on ferme les portes.
Menu des scènes coupées (1min20) :
Scènes coupées où Dash embête son prof avant de finir chez le proviseur dans la séquence que l'on connaît.
Menu des coulisses (1min22) :
Petit module sur les deux vétérans des animateurs Disney qui apparaissent à la fin du film en vantant les méthodes "old school".
Menu annexe (18 secs) :
Deux plans supprimés lorsque Dash se reçoit un coup de poing juste avant que la navette sur laquelle il se battait ne percute une falaise.
Menu Promotion (12 secs) :
Teaser supplémentaire où intervient le jeune garçon lançant fièrement un "I'm the Dash" auquel son père répond "I'm the Dad !"
Menu index page 1 (43sec) :
Très court module commenté où l'on nous explique comment fut pensée la séquence où Bob Parr mange un gâteau.
Menu index page 2 (13 sec) :
Une petite blague au sein des studios Pixar...
Si ses secrets de fabrications ne surprendront désormais plus personne, la recette étant la même, cette double édition des Indestructibles mérite néanmoins le détour pour ses petits appendices comme le bêtisier, les scènes coupées et surtout le court métrage sur Jack-Jack.
Critique technique : Arnaud Mangin