Si les suppléments sont nombreux et variés, leur pertinence n'est pas égal. L'entretien du réalisateur est court et peu intéressant alors que celle du directeur de la photo fourmille d'anecdotes et de détails sur la conception du film. De même le document qui rend hommage au cinéaste à travers les observations des réalisateurs espagnols les plus en vu du moment n'offre pas de valeur ajoutée au film. Paco Plaza nous apprend combien Serrador fut important pour cette génération de cinéastes à travers les shows télévisés et les séries qu'ils ont connu dans leur enfance mais le document se focalise sur leur admiration, certes compréhensive mais un peu répétitive. Au contraire le documentaire sur l'histoire du cinéma fantastique espagnole regorge d'informations et de repères nécessaires à qui veut comprendre l'évolution de ce cinéma de genre. Tout en citant les auteurs et les films qui ont fait ce cinéma, l'universitaire Emmanuel Vincenot replace cette cinématographie dans le contexte historique et social de l'Espagne.
