
Si les menus de navigation du film reprennent l'esthétique du métrage et essaient de nous immerger dans l'époque, on apprécie plus l'intention que le résultat obtenu, somme toute, facile mais néanmoins servie par une bande son d'époque entrainante. Ainsi, en sus des habituelles bande annonce introductives, on retrouve les habituels liens Internet vers le site de l'éditeur et une série de scènes coupées au nombre de dix visualisables séparément ou toutes ensembles.

Scènes coupées - 54min
Découpées en dix segments thématiques, ce supplément est le surplus monté du film et il est fort appréciable de le retrouver en bonus. D'une durée cumulée de cinquante quatre minutes, il creuse des pans du film avec intérêt notamment dans deux segments en particulier, la jeunesse de John et Hier et aujourd'hui. Le premier précise le trait quant à ce que fut John et l'environnement dans lequel il est né et a évolué, allant de fait plus loin que le métrage - les fans et les curieux apprécieront. Pour le second, Hier et aujourd'hui, il donne entre autres la parole à George McGovern. Ainsi, le parallèle établi entre la période des sixties et la nôtre a le mérite d'exciter la réflexion notamment dans le rapport qu'installe le pouvoir américain et anglais à la contestation artistique et politique. Plonger John Lennon dans ce contexte et imaginer ce qu'il aurait fait, intéresse mais plus que cela, ce qui plait et captive, c'est le fait que les raisons de la contestation n'ont pas changé et se sont même affirmées sans que les gens réagissent davantage. En cela donc, ces scènes coupées, et c'est rare, ont le mérite d'exister et de ne pas s'inscrire dans le continuum du film pour développer des pans entiers de l'histoire de John que l'on appréciera autrement.
