La copie conforme du zone 1 hormis le superbe packaging (un double DVD dans un étui noir du plus bel effet). Heureusement cette perte est compensée par la présence de sous-titres français sur tous les suppléments (particulièrement appréciable sur le long making of). La déception minime occasionnée par les suppléments du zone 1 est donc toujours d'actualité.
Sur le premier disque, on retrouve donc uniquement le film sans commentaire audio du réalisateur (initialement prévu sur le Z1). L'autre désagréable surprise se trouve dans le chapitrage des scènes. Le film dure plus de trois heures et on ne nous propose que douze malheureux chapitres. Il y a ici de quoi être vraiment énervé. D'autant plus que le film d'Anderson se construit autour d'une multitude de petites scènes qu'il aurait été judicieux de chapitrer.
On passe vite sur ce premier disque qui certes contient l'essentiel (le film) mais ne permet en aucune façon de justifier le label édition prestige.
Le menu d'accueil du second DVD est identique au premier. C'est-à-dire d'une trop grande sobriété : image fixe avec fond noir et photo de la fleur qui donne le titre au film (mais c'est le choix de P T. Anderson/NDLR).
Le premier des suppléments est pour le moins inattendu. Les amateurs pourront utiliser une mire pour régler minutieusement leur récepteur. Petit conseil, attendez quelques dizaines de secondes et vous pourrez vous délecter avec près de huit minutes de scènes ou prises ratées (c'est donc le bonus caché !/NDLR).
Ensuite, sans que cela soit annoncé de manière explicite, on nous propose deux scènes inédites. La première intitulée le séminaire de Frank Mackey d'une durée de 3'45 concerne l'un des mémorables cours prodigué par le personnage qu'interprète Tom Cruise. D'un cynisme et d'un machisme absolu, la scène à l'image de celles figurant dans le métrage final s'avère savoureuse.
La seconde ( l'infomercial de frank Mackey) est encore plus amusante. En une minute et trente deux secondes, on assiste à la pub TV faite par MacKey lui-même (Tom Cruise) pour vendre ses ''produits''. Hilarant.
La suite est beaucoup plus conventionnelle puisqu'il s'agit d'un festival de bandes annonces. Tout d'abord, il y a le pré-film-annonce, puis le film annoncer au montage virtuose et enfin pas moins de neuf spots TV découpés par thème (Pères et fils, Recontres, Golden globe,...).
Le clip de la chanson phare du film, Save me par Aimee Mann vient compléter le tout (c'est P.T. Anderson lui même qui réalise le clip).
Tout ceci est un peu léger. Heureusement, le dernier supplément rattrape notre frustration.
Le journal de Magnolia est un document à la fois original, rare et souvent fascinant. Par le biais d'une caméra vidéo, le spectateur est invité à entrer dans l'intimité du processus de création du film.
Pendant plus d'une heure (72‘ pour être exact), on suit de l'intérieur toute la préparation et le tournage de Magnolia avec comme figure omniprésente et quoi de plus normal, son metteur en scène, P. T. Anderson. Inégal (certaines séquences s'avèrent peu intéressantes), de qualité sonore et visuelle par moments plus que médiocre (le son est souvent difficilement audible et les sous-titres sont les bienvenus !) et souffrant de l'absence de certains acteurs (Tom Cruise invisible, problème de droit à l'image ? ou encore John C. Reilly qu'on entr'aperçoit vers la fin du film), ce reportage reste toutefois passionnant à découvrir.
Le journal de Magnolia sauve donc cette édition spéciale mais sans vouloir reprocher quoi que ce soit à Metropolitan (qui a repris les éléments du Z1) on reste quand même sur sa faim. Pourquoi n'y a t-il pas par exemple, de filmographies des comédiens (déjà absentes du zone 1)...