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Massacre A La Tronconneuse (2004)

Test interactivité

4/5
C'est toute l'interactivité (en 16/9 !) du DVD double-disque zone 1 édité par New Line qui est ici reprise et intégralement sous-titrée en français, apport appréciable tout de même pour les non-anglophones !

DVD 1 : LE FILM

Trois commentaires audio répondent ici présent : "la production", "la technique", et "l'histoire". Revoir trois fois le film pour les écouter est l'agréable prix à payer pour bénéficier de l'ensemble couvrant tous les aspects du film, d'une manière extensive, avec plus de 17 intervenants dont le réalisateur Marcus Nispel, le producteur Michael Bay, l'actrice Jessica Biel, l'acteur Eric Balfour, etc. Ce sont les remarques de Nispel les plus intéressantes en elles-mêmes. Mais certains détails ou scènes seront éclairés par telle remarque ponctuelle, telle connaissance d'un détail de préparation. Beau travail d'ensemble, bien sous-titré qui plus est, sans nous faire perdre une miette de ce qui se dit.


DVD 2 : Suppléments

Intégralement sous-titrés en français (à l'exception du vidéoclip), les suppléments sont répartis en onze sections divisées en trois parties.

Première partie : Les Secrets d'un massacre.

Les scènes (dé)coupées
Coupées au montage et accompagnées d'un documentaire avec les explications du réalisateur Marcus Nispel, à savoir : début alternatif, suicide alternatif, révélation d'Erin, Erin et Kemper, les dessins de Jedidiah, mort alternative de Morgan, fin alternative. Avec les explications brèves et claires de Nispel expliquant les diverses raisons des coupes (esthétiques, juridiques dans le cas de la menace du "Xage" ). Pour plus de convivialité, on peut choisir de les visionner dans le cadre de l'entretien avec Nispel ou séparément. Chaque scène dure une ou deux minutes suivant les cas, et l'ensemble scènes coupées + commentaires de Nispel dure à peu près 17'30''. Le tout en 16/9.


Audition de Jessica Biehl (3'25'')
Notons qu'elle prouve ses évidentes qualités d'actrice d'une manière remarquable, à nu juste avec le texte et les répliques de trois séquences
Audition de Eric Balfour (3')
Excellent aussi et la première séquence est la même que celle de Jessica Biel ce qui permet de mesurer en temps réel le travail d'un acteur avec son script Audition de Erica Leerhsen (45s)
Remarquable de capacité émotive, excellente "hurleuse", ce qui est une qualité appréciable quand on est actrice d'un film d'horreur et d'épouvante.


L'audition de Jessica Biel

Les coulisses d'un massacre : de la préparation du projet à la sortie du film (76mns)
Plus ample des suppléments de ce second DVD, tous les aspects du film sont détaillés dans ce making-of, mais c'est surtout la position du réalisateur qui nous a intéressé. On y trouve comme souvent un peu d'auto-congratulation collective mais dans l'ensemble pas tant que ça. Admirable remarque de Nispel après qu'on apprenne qu'il a tourné 250 video-clip et films publicitaires et qui résume le fond esthétique du problème : "J'ai pendant 15 ans réalisé des vidéo-clips qui ressemblaient à des publicités et des publicités qui ressemblaient à des vidéo-clips mais mon premier film, à quoi allait-il ressembler, lui ?" et il ajoute plus loin qu'il devait ressembler à l'original de Hooper mais en modifiant constamment le suspense et l'action. Autre aspect de son sérieux : il présenta près d'un millier de documents graphiques aux producteurs afin de les convaincre que sa vision du "remake" était "jouable". Ce qui se passa. L'homme est simple, nullement frimeur et intelligent. Donc intéressant.

Vient ensuite pour finir une Galeries de dessins des décors de la maison crées par Scott Gallagher des Hewitt et du visage de Leatherface créé par Scott Stoddard.




Seconde partie : Ed Gein : la goule de Plainfield :

Un documentaire de 24 minutes sur le célèbre serial-killer du Wisconsin qui inspira bien des films d'horreur et d'épouvante tels que Psycho [Psychose] (USA 1960) d'Alfred Hitchcock, The Texas Chain Saw Massacre (USA 1974) de Tobe Hooper, etc. Un historien, un psychologue et le scénariste de Psychose, Joseph Stefano sont les trois commentateurs de cette véritable histoire de l'affaire Ed Gein. Ce documentaire américain tourné en 2003 nous a semblé très sérieux. Il permet d'avoir l'avis de trois participants criminologues et psychologues ayant étudié de près son cas. Il est par ailleurs nourri de très nombreuses photos d'archives intéressantes. Sa vision est réservée à un public averti, prévient le générique, à raison sans doute : la vérité est parfois plus difficile à supporter que la fiction.


Troisième partie : matériel promotionnel

Le teaser du film par le producteur Michael Bay. (2.35 compatible 16/9 durée 1'25). Amusant et intéressant morceau d'art publicitaire abstrait puisqu'il s'agit d'un petit film en partie sans image avec juste du son, l'image ne se révélant qu'à la fin. Quelque chose de brut et de dépouillé, de simple et d'épuré. Mais un peu frustrant par rapport au film. L'objectif est donc atteint : donner envie de le voir.

La Bande-Annonce du film disponible vostf et vf (16/9, durée 2'10'').
Belle, bien montée, intelligente et laissant croire que l'auto-stoppeuse fera partie du groupe menacé.


Les sept spots TV sont présentés en 1.85 4/3, tous d'une durée approximative de 30' et conçus pour toucher des publics différents : spectateur "jeune", critique ayant le sens de l'humour, etc. Une intéressante leçon de marketing pour ceux envisagent pourquoi pas de devenir publicitaires à Hollywood.

Viennent pour clore cette partie le video-clip “Suffocate” de Motograder (1.85 4/3, durée 3'10''), et les bandes-annonces, en v.o.s.t.f. ou v.f. au choix, de Leatherface : Texas Chainsaw Massacre III [Leatherface : Massacre à la tronçonneuse 3] (USA 1990) de Jeff Burr, Liberty Stand Stills [Appel au meurtre] (USA 2002) de Kari Skogland, The Butterfly Effect [L'effet papillon] (USA 2004) de Eric Bress et J. Mackye Gruber, Resident Evil : Apocalypse (USA 2004) de Alexander Witt


Quatrième partie : preuves matérielles :

Une enveloppe scellée, tachée de sang, dans laquelle vous trouverez huit pièces à conviction ("preuves" en français, "evidences" en américain) dûment étiquetées et identifiées selon les procédures du Federal Bureau of Investigation (F.B.I.) et dont nous vous laissons la surprise. N'hésitez pas à l'ouvrir car le sceau se recolle bien après ouverture, l'enveloppe n'étant pas abîmée...

Au final, une édition très complète comportant spécialement un excellent documentaire sur la conception du film.

Critique image et son : Kevin Prin
Critique interactivité : Francis Moury

Le verdict des internautes

Total des votes : 3

Les notes des internautes

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    Image
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    Son
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    Interactivité
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