Matrix (hd-dvd)

Test interactivité

3/5
C'est encore une fois d'un point de vue de l'interactivité que le HD-DVD montre sa supériorité. C'est d'ailleurs en raison de l'inaptitude du Blu-Ray à offrir une interactivité poussée que la trilogie est, pour le moment, une exclusivité HD-DVD. Chaque film bénéficie de la fonction propre à Warner : L'expérience " Au coeur du film " (IME chez les américains et en vost). Vous pourrez ainsi visionner le film tout en profitant de petites séquences vous plongeant au coeur même de sa fabrication. De nombreux modules, donnant successivement la parole aux réalisateurs, comédiens et autres protagonistes, de même de nombreux petits making of vous dévoilant au fil du métrage, les secrets de la conception de cet univers si riche. Une mine d'informations pour tout fan qui se respecte et qui se pose en superbe complément aux bonus de l'édition (même si de nombreux moments finissent par se montrer un rien redondant avec les autres bonus, que nous retrouvons par ailleurs sur les éditions SD.



  • Commentaires audio

    Si les deux derniers films de la trilogie sont accompagnés de deux commentaires audio, ce premier opus en propose quatre et les fans seront heureux de retrouver celui qui jusqu'à présent restait exclusif à l'édition SD Zone 1, à savoir celui délivré par Carrie Ann Moss en compagnie du monteur Zach Staenberg et de John Gaeta (effets spéciaux). Par snobisme ou volonté de faire planer un quelconque mystère ou un culte à la limite de la prétention, les frères Wachoski ont décidé de ne pas se pencher à nouveau sur leur travail si ce n'est à travers une introduction écrite et en anglais. Une décision plus que regrettable puisque les bonhommes semblaient être les seuls à définitivement éclaircir un univers à la thématique encore trop sombre, et pourquoi pas se réconcilier avec leurs très nombreux détracteurs. Au lieu de cela la première piste de chaque disque donne la parole à deux philosophes dont un qui semble être soit parkinsonien, soit mal réveillé, ou venant d'absorber quelques produits illicites. Autant être clair : les compères ne nous apprendront absolument rien quand aux différentes thématiques du film et ne cesseront d'aller dans le sens des réalisateurs sans à aucun moment trouver le moindre défaut de narration ou de réalisation, ces derniers déclarant d'ailleurs avoir compris dès la première seconde du film qu'il auraient affaire à un monument du cinéma. Ce n'est plus de l'analyse, c'est carrément de la voyance. Une adoration manquant d'ailleurs d'objectivité puisque qu'ils ont participé en tant que conseillers sur la production des deux derniers épisodes. A cette condescendance s'ajoute une perpétuelle allusion à la bible qui, forcement, est la meilleure chose qui soit et donc le sujet idéal pour discuter des moeurs humains. Autre point négatif, et non des moindres, une certaine satisfaction de voir à l'écran certains personnages faisant usage de drogues que les commentateurs jugent comme étant des personnes plus clairvoyants que la plupart des ceux n'en utilisant pas. Entre partis pris personnels annoncés comme vérité absolue, masturbation intellectuelle inutile et blancs interminables, ce pénible commentaire achèvera définitivement son auditeur puisque dépourvu de sous-titres comme d'habitude chez Warner.


    Absence de sous-titres également sur la seconde piste de commentaires, ce qui ne représente pas un réel manque non plus étant donné la durée interminable des blancs. Proposé par les frères Wachoski comme une démarche pour offrir l'opinion de gens n'ayant pas aimé le film (ridiculiser d'éventuels détracteurs ?), sont donc réunis ici trois célèbres critiques américains. Nous sommes finalement bien loin de remarques couillues cherchant à étaler les nombreux défauts de la saga puisque les bougres ne cessent de s'extasier devant la beauté des effets spéciaux (précisément de ceux qui sont réussis) et ne dénotent finalement que quelques incohérences ici et là, avouant préférer les poursuites et les scènes de combat viscérales de Terminator 3 ou de Jackie Chan plutôt que les envolées lyriques auxquelles la trilogie nous a habitué. S'ils ont sans doute raison sur ce point, ils ne contrediront jamais la "philosophie" de la série sans même essayer d'éclaircir les propos de personnages comme l'Oracle ou le Mérovingien. En bref, six longues heures de "J'aime bien", "C'est bien fichu" et "C'est pas mal", accompagnés de beaucoup de références cinématographiques populaires et connues de tous.

    Le troisième commentaire, celui de Carrie Ann Moss, Zach Staenberg et de John Gaeta se montre très révélateurs sur les diverses difficultés à réaliser le film mais aussi les astuces employées, proposant des anecdotes intéressantes, les propos tenus satisferont les fans. Dans l'ensemble, l'absence des réalisateurs se sent tout de même, et cette piste manque un peu de piment pour se démarquer des commentaires habituels.

    Enfin, la parole est donnée au compositeur : Là encore jusqu'à ce jour inédit à l'édition américaine, tout simplement indispensable pour les mélomanes adeptes de la partition sonore de Matrix. A noter que si les commentaires du compositeur ne couvrent pas ses compositions orchestrales, il en est tout autrement des chansons (Ramstein dans la boîte) par dessus lesquels il parle de son travail. Comme souvent pour les musiques de film, le 5.1 reste assez peu significatif, l'essentiel étant porté sur les avants. Le CD audio ne se suffirait-il pas à lui seul ?

  • Les coulisses (42mn56 - vost)

    La création de Matrix (25mn48 - vost) :
    Particulièrement incomplet au regard de ce que nous proposait le coffret 10 DVD, ce making of parvient toutefois à nous éclairer un brin sur le travail effectué (il s'agit de celui qui figurait sur l'édition SD zone 1. Chacun y va de son petiot mot sur la " nouveauté " d'un tel projet et sa dimension surréaliste. Mais tout cela demeure bien trop anecdotiquie au regard de la complexité du film.


    La danse du maitre : Yuen Wo Ping (5min47 - vost):
    Court module déjà présent dans l'édition précédente et qui revient sur les chorégraphies des principaux combats et nous permet d'assister à l'intégral des bastons réalisées par l'équipe de Woo Ping. Impressionnant car sans trucage.

    Le combat de la salle de bain (3min15 - vost) :
    Autre petit module s'attardant sur la scène de la capture de Morpheus et le combat l'opposant à l'agent Smith pour la première fois.

    La robe rouge (46 secs) :
    Bonus caché de l'ancienne édition là encore directement accessible survole brièvement la courte séquence avec la jeune femme à la robe rouge.


    L'ancienne sortie: Wabash and lake (2min36 - vost) :
    Nouveau module clipesque sur les coulisses de la poursuite et du combat final.

    Agent à terre (1min32 - vost):
    Petite mise en lumière sur les accidents ayant eu lieu sur le tournage lors des scènes musclées.

    Plus de bonus (3min09 - vost):
    Rien d'innovant: musique électronique, images du tournage survoltées et autres joyeusetés n'ayant aucun intérêt après avoir vu le film.

    Enfin, cette édition se clôt sur deux bandes annonces, un lot de Spot TV et un Clip vidéo.
  • Le verdict des internautes

    Total des votes : 6

    Les notes des internautes

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      Image
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      Son
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      Interactivité
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      Bonus

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