Les suppléments sont ici très riches et apportent au long-métrage un vrai plus pour appréhender l'univers de
Meatball Machine. Le spectateur a ainsi la possibilité de visionner le court-métrage original (rebaptisé ici étrangement "
what's DOI ? ", réalisé par Jun'Ichi Yamamoto) dont le film est le remake. Entre scènes filmées dans le jardin et séquences d'animation image par image avec une bande-son post-synchronisée, le court-métrage ne paye pas de mine mais pose déjà les jalons narratifs du long-métrage à venir. Autre morceau de choix, le second court-métrage "
Meatball machine : reject of death ", cette fois-ci réalisé par le responsable des effets spéciaux Yoshihiro Nishimura. Ce court-métrage est une préquelle et explique le passé de Michino la fille aux bandages (car infestée par les Necroborgs) dont le père est prêt à tout pour la maintenir en vie. Petit bijoux très trash qui commence assez fort avec une scène d'automutilation au cutter, le spectateur peut apercevoir le réalisateur Takashi Shimizu dans le rôle du chinois touriste qui se fait ouvrir le visage en quatre !

Autre supplément intéressant, la galerie de dessins de Keita Amamiya. L'imagination débridée du character-designer est en effet aux sources de la réussite du film qui sans ses monstres aussi déjantés n'aurait certainement pas aussi bien marché. Enfin un making-of mêlant entretiens et images du tournage achève de compléter cette édition DVD. Plutôt long et ennuyeux, on y apprend tout de même que Jun-Ichi Yamamoto était le réalisateur du film pendant la première session de tournage (alors assisté de Yudai Yamaguchi) avant de tomber malade et de laisser à ce dernier le soin de terminer le film. Grand absent de ce documentaire Jun-Ichi Yamomoto semble comme dépossédé de son film, est-ce par choix ou non ? Cela reste un mystère. Seule la dernière partie du making-of, qui est en fait le making-of du court-métrage "
reject of death ", est plus fun et plus drôle. En bref le documentaire semble avoir été mal préparé et les scènes de tournages au final sont peu nombreuses.