Du coté des bonus, on retrouve exactement la même chose que sur l'édition DVD et en qualité SD, à savoir :
Une note maximale, ça se mérite et le DVD de
Ne le dis à personne répond exactement aux critères que l'on pouvait en attendre. Alors non, le contenu ne sera pas "complet" vis-à-vis d'un traditionnel cahier des charges puisque les bandes annonces et d'éventuels morceaux de story-board sevrant de remplissage ne sont pas là, tout comme un regretté commentaire audio. Mais l'essentiel du propos est là : raconter l'histoire d'un jeune cinéaste qui s'est considérablement défoncé pour mener son projet à bien, à travers des témoignages divers. Un produit (techniquement réussi qui plus est) grandement apprécié...
Making of (55min37) :On a souvent pris pour habitude d'assassiner les making of de pacotille qui se reproduisent nonchalamment sur les DVD, un peu exténués par le manque de respect total de certains éditeurs pour le consommateur. Alors comme une fois n'est pas coutume, on ne pourra qu'applaudir devant ce journal de tournage plus ou moins fleuve (on nous a habitué à des choses de 3heures et demi... difficile de juger désormais ce qui est long ou pas) qui se montre purement passionnant. Pas de véritable construction narrative nous orientant dans la complaisance générale, et encore moins un produit commercial insipide. Juste un très bon journal de bord, un peu désordonné (c'est ça le tournage d'un film) mais qui suit fidèlement une ligne directrice, et surtout Guillaume Canet comme son ombre. Sous couvert des coulisses du film, globalement bien desservies, il s'agit surtout du portrait d'un véritable acharné.
Les caméras collent donc aux basques d'un réalisateur impliqué. Mais alors vraiment impliqué sur tous les fronts, dans la difficulté comme dans les moments plus légers et qui tire le film dans un sens qui sera définitivement le sien. Le fait qu'il se soit, entre autres, battu contre vent et marrée pour obtenir François Cluzet n'est qu'une face de l'iceberg. On le découvre donc en pleine conversation avec l'auteur du roman original, poussant dans leurs retranchements (mais sans agressivité) les cascadeurs qui sont parfois les acteurs eux-mêmes, réétudiant ligne par ligne son scénario, ou dirigeant les acteurs avec une véritable passion pour les sentiments qu'il veut faire passer. Même un simple regard sur un écran d'ordinateur fera l'objet d'un conditionnement impressionnant. Pour ceux qui s'intéressent au film et rien qu'au film, le document n'en demeure pas moins archi complet, détaillant bon nombre de scènes fortes comme le tournage du carambolage ou bien l'apparition d'un daim... Simplement un vrai making of.
Scènes coupées : Voici l'autre gros morceau de cette interactivité. En l'état, il faudra bien reconnaître que les scènes coupées de
Ne le dis à personne n'ont rien de concrètement transcendant (quelques apparitions sympas comme Christian Carillon, réalisateur de
Joyeux Noël) et auraient inutilement rallongé le film comme le précise Guillaume Canet dans le commentaire audio qui les accompagne. Mais c'est justement la présence de ce même commentaire qui nous permet de mieux découvrir encore l'incroyable implication du réalisateur dans le projet et plus particulièrement dans sa direction d'acteur et la volonté d'approfondir ses personnages. Pas mal de petites scénettes donc, assurément passionnantes prises hors du contexte et qui se dévoilent comme autant de bonnes idées qui sont malgré tout passée à la trappe pour empêcher le film de frôler les trois heures. Et en parlant de commentaire, ce dernier compense grandement l'absence de celui qu'on attendait directement sur le film, et qui s'offre même carrément une amusante introduction du réalisateur à même le menu de ces suppléments. Un dialogue pertinent, passionné et donc communicatif...


Les bonus suivants sont vraiment ce qu'on appelle des bonus en ce sens où ils allègent grandement le ton très sérieux du film, et passionné de son interactivité. Le court métrage de Canet pour commencer,
J'Peux pas dormir (10min), s'inscrit dans un registre plus humoristique au même titre que
Mon idole. Techniquement aboutit, il n'en reste pas moins assez proche de son long métrage sur le thème d'une carence sentimentale désespérée. Pour ne gâcher aucun des deux films, nous nous abstenons de faire plus de commentaire.
Enfin, si nous ne retrouverons ni galerie photo, ni bande-annonce censés conclure toute interactivité qui se respecte, on aura droit à un très drôle bêtisier (5min05) jurant forcément avec le film donc - c'est Nathalie Baye qui rigole le plus - ainsi qu'à une série de
Derniers plans (environ 30 secondes à deux minutes par acteur) où chaque dernière prise s'achèvera en poisson d'avril pour le principal concerné.