Une interactivité qui fait plaisir à voir. Rarement les (bons) films (français de surcroît) ont autant de choses à nous offrir. Le second disque de cette édition est donc entièrement réservée aux bonus avec une implication toute particulière du réalisateur. C'est simple, il est partout - même dans les interviews de ses acteurs. Malheureusement, le DVD pêche par excès et certains bonus apparaissent inutiles ou redondants.
Cela commence avec un commentaire audio du réalisateur qui se révèle malheureusement assez peu intéressant, ce dernier excellant dans l'art du paraphrasage et de la redondance. Ainsi pendant les 30 premières minutes de commentaire, il nous décrit chaque personnage, chaque situation, chaque décor avec toujours comme qualificatif le mot ''mystérieux''. On apprend au final quasiment rien et l'on se dit qu'il est temps de passer aux autres suppléments qui sont heureusement bien plus attrayants.
Le
Making of - La ruche (plein cadre 52'18'') permet d'avoir un aperçu assez complet du tournage de la pré-prod à la post-prod. Les images de tournage sont nombreuses et les interventions assez pertinentes. Défilent devant l'écran le réalisateur, le chef décorateur, le directeur artistique, les acteurs, le responsable pyrotechnie, les cascadeurs. On apprend ainsi par exemple que l'idée du film est partie d'une photo sur les forces spéciales parue dans VSD et à quel point chacun semble s'être impliqué dans ce tournage. Ce making of, bien rythmé, offre une parfaite synthèse de tous les suppléments qui vont suivre... d'où une certaine redondance (utilisation entre autres des mêmes images).
Les
scènes inédites sont présentées par Florent Emilio-Siri qui nous explique en trois minutes qu'elles ont été coupées pour des raisons de rythme. Les fameuses scènes, au nombre de 2 et demi (l'une est vraiment très courte) sont en 4/3 2.35 et ne totalisent que 3 minutes. Rien de bien passionnant à se mettre sous la télécommande.
Les
entretiens avec les acteurs (39'22'' 4/3) nous permettent de retrouver Benoit Magimel, Samy Naceri, Nadia Fares, Pascal Greggory et Samy Bouajila nous parlant du film. Il s'agit en fait d'une excroissance du making of où l'on peux voir également des images du tournage...et le réalisateur prenant tranquillement la parole pour encenser le travail de ses interprètes. Au final on apprend une fois de plus peu de choses par rapport au très complet making of.
Le
story-board interactif introduit par l'incontournable Florent Emilio-Siri nous offre 6 scènes multi-angles (là réside toute l'interactivité...) pour une durée de 13'48'' où l'on peut inverser les vignettes (celle du film et celle du story-board). On peut tout de même s'apercevoir à quel point le story-board était précis et également à quel point il fut suivi à la lettre (sur ces séquences tout du moins).
Vient ensuite, une galerie de photos avec 235 images, toutes présentées dans des vignettes assez grandes.
Mais le plus gros reste à venir avec la section
En savoir plus d'une durée de 92 minutes et qui est composées d'une multitudes de chapitres et de sous-chapitres. La section
Avant nous présente (une fois de plus !) les personnages du film et le producteur (dont c'est le second film et qui semble tenir à éviter les explosions de cervelles contre les murs en vue des diffs télé). Viennent ensuite les sections
A l'intérieur,
A l'extérieur et
Après. Choisissant un axe résolument plus technique, elles approfondissent de manière souvent pertinente le making of. On apprend que 60 plans ont été tournés en deux jours, comment ont été entraînés les comédiens par Alain Figlarz (
lire l'interview), comment faire des cascades torches, comment la musique a été enregistrée et ce qu'elle représente...La section
après comporte également un bêtisier 4'17'' qui ne fera (sou)rire que ceux qui y ont participé (et encore...).
Une édition parfaite sur le papier qui accuse quelques faiblesses une fois visionnée. Mais, il faut reconnaître que si elle pêche par excès, elle se démarque tout de même aisément de la concurrence par son
making of et sa section
En savoir plus.
Critique technique Philp Dowland