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Otage - Collector 2 Dvd

Test interactivité

4/5
Après une édition américaine complètement décevante, Metropolitan fait encore des miracles en réunissant la plupart des principaux intéressés de Otage pour qu'enfin le voile soit levé sur sa conception. Des heures d'interactivité dont seules 20 minutes sont reprises du DVD américain. Dire que l'on y gagne au change est un doux euphémisme.

DVD 1

Commentaire audio du réalisateur :
Très bon point de la part de l'éditeur et du réalisateur qui ne choisissent pas la facilité de reprendre le commentaire audio du zone 1 paru il y a plusieurs mois, sur lequel Florent Siri ne se montrait pas très à l'aise dans un exercice si particulier en anglais, et reprennent l'initiative d'en enregistrer un tout nouveau, exclusivement pour le public francophone. Bien entendu nous y gagnons assurément tant le jeune réalisateur avait vraiment besoin de cela pour nous décortiquer avec une très grande précision la nature purement technique et bien plus encore thématique de chacun de ses plans. On comprendra alors rapidement qu'aucune image du film n'est laissée au hasard mais qu'elles sont toutes le fruit d'une organisation millimétrique, et, comme nous avons pu le constater, de très bon goût. Eviter de tomber dans la fascination esthétique est vite difficile (le garçon n'en est qu'à son troisième film) mais néanmoins nécessaire pour également prendre note d'autant d'anecdotes ou d'informations qui feraient presque de ce commentaire l'unique supplément dont on aurait besoin pour en apprendre sur le film. Une très belle démonstration du genre.


DVD 2

  • L'écriture (35 min env)
    On entame les festivités avec une très intéressante, mais malheureusement un peu trop courte, interview du scénariste (11min57) relatant principalement ses méthodes de travail et sa collaboration peu banale avec Florent Emilio Siri pour écrire un film qui conserve la pâte des deux hommes. On y apprendra entre autres que le John McClane de Die Hard fut une référence pour trouver toutes les réactions inverses du personnage de Bruce Willis ici, ainsi que les partis pris de certaines scènes. Dommage qu'on n'en évoque pas plus. Les 23 minutes suivantes sont exclusivement réservées aux Story-board des cinq séquences clés du film dans leur intégralité. On comprendra un peu mieux que l'esthétique du film reste si léchée tant les mouvements de caméra du montage final sont incroyablement fidèles aux croquis de départ.


  • Le réalisateur
    Ceux qui n'aiment pas écouter ou qui n'ont pas le temps d'écouter le commentaire trouveront ici un excellent substitut avec Entretien avec Florent Siri (32min24), interview en cinq partie retraçant toute la genèse de Otage jusque dans ses moindres amusants petits détails. Mais, car il y a un mais, comme nous le remarquions cette interview ne reste qu'un substitut du très bon commentaire audio et l'ensemble des propos restera identique à ceux déjà entendu. Ce qui n'enlève rien à leur bon sens. La section "Réalisateur" nous propose ensuite une bien plus coutre Interview de l'assitant-réalisateur Mark Cotone (2min46) qui n'aura guère le temps de nous proposer autre chose que ses bons souvenirs avec l'équipe française. Enfin, les bandes annonces des trois films de Siri sont également disponibles dans ce menu.


  • Les acteurs (15min05)
    Trois interviews, et trois démarches aussi différentes les unes des autres qu'on en oubliera un peu le classicisme de certains propos tant l'ensemble reste amusant. La première est un condensé de la conférence de presse française du film à laquelle Bruce Willis a participé et dont seules ses réponses sont conservées. Si l'on aurait apprécié que l'intégralité soit proposée (la surcharge de suppléments sur le disque explique la scission), son intervention (5min23) se laisse regarder sans déplaisir.
    La seconde offre la parole à un Ben Foster (5min57) à nouveau tout blond - fin prêt pour X-men 3 ? - revenant brièvement sur le modelage d'un méchant aussi étrange que son personnage. Enfin, la dernière interview laisse la parole à Jimmy Bennett (3min45) qui n'est autre que le petit garçon que Bruce Willis essaie de sauver. Si ses propos ne brillent pas par leur informations, ils restent suffisamment amusants, surtout lorsque le bambin se prend à faire des éloges à n'en plus finir sur ce réalisateur français visiblement très sympa avec les enfants.



  • La production
    Assez vaste, cette section propose tout d'abord deux modules qu'il est amusant de découvrir l'un à la suite de l'autre. En effet le premier, L'interview des producteurs (11min46), laisse donc la parole aux financiers américains qui mettent un point d'honneur à saluer l'apport des français sur la nature du film et la très grande ouverture d'esprit de ceux qui se sont investit dedans en laissant les commandes à un inconnu du tout Hollywood. On appréciera une étonnante absence de langue de bois dans un déballage des méthodes sèches pour produire un film d'action d'une manière traditionnelle. Après les américains, Une équipe française à Hollywood (8min35) permet au réalisateur, à son story-boarder, son compositeur et son concepteur du générique de revenir avec un tout petit peu plus de sévérité sur les méthodes quasi-tortionnaires de certains producteurs. Néanmoins tout le monde semble avoir apprécié le travail avec ceux de Otage qui, rappelons le malgré sa grande star et son statut action, est une production indépendante et par conséquent plus ouverte. Un peu plus anecdotique, la troisième intervention baptisée Le consultant du SWAT (7min48) laisse la parole à un ancien négociateur et conseiller sur le tournage.


    La direction artistique
    La quatrième partie du chapitre de "La production" se divise elle-même en trois modules qui lui sont propres et qui s'attardent sur le choix visuel et graphique du film, et plus particulièrement celui de la maison. Sans surprise, Entretien avec le chef décorateur (10min11) permettra à ce dernier de nous expliquer quels ont étés ses partis pris pour l'esthétique du décor principal. Dans la même lignée, Entretien avec le directeur artistique (10min03) est une autre interview revenant brièvement sur les story-board, le choix de ne pas dévoiler le visage des méchants, encore quelques révélations sur la conception de l'imprenable maison mais aussi un petit scoop. Enfin, La visite de la maison (4min02) permet à une équipe de suivre le réalisateur quelques instants sur le plateau de tournage.


    La direction de la photo (11min31) :
    Le cinquième et dernier chapitre dédié à la production s'intéresse bien entendu à la photographie si particulière du film, et ses méthode d'éclairage à travers l'interview du chef opérateur Giovani Fiore Coltellacci. Si l'homme s'égare parfois dans quelques explication purement techniques mais passionnants (choix de focales ou de filtres, ect), ce dernier s'attardera longuement sur sa collaboration avec Siri dont il avait déjà éclairé Nid de guêpes, mais aussi avec Bruce Willis et l'accord qu'il trouve avec les comédiens pour faciliter les expressions du visage. Détail ô combien important pour le jeune réalisateur habitué à laisser certains regards effacer d'inutiles lignes de dialogues. Il y sera également question de la manière, plus compliquée qu'il n'y parait, de filmer un incendie...


  • La post-production
    C'est à l'américain Richard Byard, assistant monteur chez Spielberg, qu'est réservée l'interview de Le montage (9min58). Ce dernier a soutenu l'équipe française derrière le banc de montage et il faut reconnaître que ses propos manquent un peu d'exclusivité ("on a choisit cette option, elle était meilleure") et d'entrain, deux qualités que l'on trouve plusieurs fois chez Siri pour le même sujet lors du commentaire. On préférera largement La musique (11min20), courte interview durant laquelle Alexandre Desplat prend néanmoins le temps d'expliquer le sens de certains de ses choix. Que cela concerne son affection pour les cordes, sa volonté de rester dans une certaine sensibilité plutôt que dans une musique trop bruyante et surtout le générique d'introduction - reproposé dans son intégralité avec les sous-titres du compositeur - on reste dans une information d'une constante richesse.


    Le générique d'ouvertureLe troisième chapitre de la post production s'intéresse à la conception en 3D du générique d'ouverture et se divise lui-même en deux sections. La première est une Interview de Laurent Brett (8min30), donnant la parole au créateur de la dite séquence, l'ayant réalisé depuis Paris tranquillement tout seul dans son coin. Il revient sur son implication, ses relations avec Siri, ainsi que le risque de voir son année de travail totalement supprimée du montage final quelques jours avant le bouclage définitif. La seconde partie donne à nouveau la parole à Brett mais cette fois sous la forme de commentaire audio sur Les différentes ébauches graphiques (7min50) réalisées pour l'occasion. Non découvrons ainsi des dessins, une 3D plus sommaire, puis colorisée, puis retravaillées en noir et blanc ...et rouge pour le résultat que l'on connaît.


    Le doublage
    Supplément pratiquement inédit sur le DVD d'un film live, on s'intéresse ici à la version française d'un film américain et aux choix personnellement décidés par Florent Siri lui-même. L'implication du réalisateur (9min), parle de lui-même, à savoir une interview de Siri dans les studio de mixage qui nous explique quelles ont été ses décisions et sa façon de gérer la post-synchro ainsi que la traduction des sous-titres. Une séance de doublage (4min41) permet de découvrir Patrick Poivey, voix française de Bruce Willis, en pleine séance d'enregistrement aux cotés du réalisateur. La dernière interview, Benoît Magimel, la voix de Mars (7min42), ne permet malheureusement pas de découvrir le célèbre comédien au travail, mais ce dernier donne ses impressions sur cet exercice particulier.



  • Les scènes coupées (8min env) :
    Accompagnées de commentaires en français, les 8 petites scènes présentées ici sont loin d'être mauvaises ou inintéressantes puisqu'elles présentaient plus le trauma des personnages, mais ralentissaient sensiblement l'intrigue générale. On retiendra particulièrement une étrange confrontation entre Bruce Willis et sa fille.


  • Le making of (12min39) :
    Déjà proposée sur l'édition américaine, on ne trouvera sous cette rubrique qu'une simple featurette promotionnelle sans le moindre intérêt, n'ayant pour seul et unique but d'appâter le chaland à grand renfort de gloire sur son interprète principal. Même si l'on apprécie la présence d'images du tournage, à ce stade de l'interactivité le contenu de ce module se montre totalement vain.


    Résulte de ce collector, l'édition la plus complète du film à ce jour, forcément indispensable et pouvant s'installer sans honte aux cotés de Nid de Guêpes également de Siri, ayant bénéficié du même soin éditorial et de bonus, minutieusement organisés et répartis pour une grande fluidité d'observation et d'informations, fidèle au méthodes de travail du réalisateur. Néanmoins, le grand regret réside dans l'absence d'un vrai making of réalisé en amont et durant la production qui nous aurait permis de découvrir tous ces gens ensembles au travail. Mais devant le somme d'information regroupées sur ce DVD, ce n'est plus qu'un détail.
  • Le verdict des internautes

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