Il faut bien avouer que nous restons sur notre faim.
Alors qu'on était en droit de s'attendre à un DVD bourré à craquer de bonus, nous permettant d'approfondir les questions soulevées par le film, et de suivre la production de A à Z du métrage, Sony ne nous propose que des bonus "surpercifiels"...
Commençons par le premier DVD qui nous propose un commentaire audio redondant où les participants (le réalisateur Satoshi Kon, le compositeur Susumu Hirasawa et le producteur) sont toujours dans une logique promotionnelle. Ils se passent la main dans le dos à tour de rôle, et rares sont les infos que le spectateur réussira à glaner.
On trouve ensuite
quatre making-of pas très informatifs non plus.
On retrouve tout d'abord deux making-of sur la confection des effets visuels,
Un monde de rêve et
L'art de l'imaginaire, où nous suivons respectivement le chef-op et le directeur artistique. Malheureusement ceux-ci ne font que survoler les différentes prouesses visuelles qu'ont du réaliser l'équipe du film pour transposer à l'écran la vision du Satoshi Kon.
De la même façon, on passera rapidement sur
Jusqu'au bout du rêve qui met face à face deux des interprètes du film avec le cinéaste et l'écrivain à l'origine du romain, Yasutaka Tsutsui. On n'apprendra pas grand chose ici non plus, les intervenants préférant parler de leurs scènes favorites que d'approfondir les thèmes du film.
Seul bonus intéressant dans ce coffret,
Paprika de Tsutsui et Kon compare au roman de Yasutaka Tsutsui l'adaptation de Satoshi, et en souligne les points de convergence et de divergence, tout en survolant les différentes étapes de production du film.
Cette édition Blu-ray nous propose également quelques storyboards.
Dépité de ne trouver sur cette édition aucun bonus digne du film, nous sommes contraints de nous tourner du côté de HK Video qui nous avait offert lors de la sortie de
Perfect Blue une longue et passionnante interview avec Satoshi Kon, où celui-ci revenait sur sa carrière et son travail, avant de rentrer dans une analyse personnelle de son film.
Critique bonus : Yann Rutledge