Payback : Straight Up

Test interactivité

4/5
Au fil de son commentaire audio, Brian Helgeland aborde tous les aspects de sa director's cut. Même si on l'aurait parfois souhaité plus éloquent, le réalisateur semble vouloir rattraper le temps et malgré les années, il faut bien reconnaître que sa mémoire est intacte. Il nous livre de nombreuses anecdotes de tournage, son travail avec les acteurs quitte à dévier quelquefois du scénario, revient sur l'énormité d'avoir reçu deux ou trois jour avant de se voir " virer " du montage de Payback un Oscar pour LA Confidential... Il n'est donc pas étonnant de sentir un petite pointe d'amertume et d'incompréhension de sa part au fil du commentaire. On y apprend également que Maria Bello fut découverte par Helgeland par le biais d'une cassette vidéo destinée au casting de Superman et c'est avec une grande générosité qu'il se délecte à nous confier toutes ces petites histoires. Les amateurs de commentaires y trouveront incontestablement leur compte et au regard des nombreux changements subit à l'occasion de cette director's Cut, ce bonus est incontestablement un supplément de choix.


Paybacks are a bitch (vost) :
On location in Chicago (30mn) et On set in Los Angeles (19mn). Au gré de ces deux modules, les intervenants reviennent entre autre sur la genèse du film, la rencontre entre Helgeland et Gibson (par l'intermédiaire de R. Donner et du film Complots), l'aide apporter par Donner au jeune réalisateur... On découvre également l'ambiance plutôt bon enfant sur le tournage et qui ne laissait surement pas présager un tel dénouement. On pourra toutefois regretter que le directeur de la photo n'aborde pas la volonté de Helgeland à changer radicalement la photo de sa director's cut, vu que les modules ont été réalisés pour l'occasion. On y discute également su " look 70 " du film, du traitement des costumes, du choix des différents décors, du storyboard (jeté au bout du second jour de tournage)... Lors du second module, Helgeland avoue avoir été énormément intimidé par James Coburn, ne le dirigeant tout simplement pas, mais juste approuvant à la fin de chaque prise. Sur les deux modules, la parole est également donnée aux comédiens et mis bout à bout, ces deux modules constitue un excellent making of.

Same story - Different movie, creating Payback : The director's cut :
C'est ici que vous apprendrez tout sur les nombreuses différences entre les deux montages, le pourquoi de l'éviction de Helgeland lors de la post production, les volontés des studios, celles de Mel Gibson... On apprend également qu'en plus d'un changement radical de photographie du film, Helgeland fit enregistrer une nouvelle bande originale. Sans jamais se tirer dans les pattes (mais n'y a-t-il pas ici un peu de langue de bois) Gibson et son réalisateur conviennent de nombreuses choses, ne sont pas toujours d'accord mais à en croire les dires des deux hommes, si Payback est sorti tel quel en salles, c'est essentiellement dû aux réactions de Paramount et de Warner. Quoiqu'il en soit, ce document est en tout point passionnant et les infos délivrées tiennent en haleine d'un bout à l'autre. Alors pour lever le voile sur cette superbe director's cut, c'est ici qu'il faut se tourner.

The Hunter : a conversation with author Donald E. Westlake:
La parole est donc ici donnée à celui qui est à l'origine du film. On en apprend plus sur l'homme et le choix de son pseudo, Richard Stark, mais également sur le chemin pris par son roman avant publication. Westlake s'amuse à nous parler de son personnage, nous livre également de nombreuses anecdotes sur son Parker et communique sa passion pour son personnage.

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