Malheureusement, si l'on dénombre pas mal de bonus le résultat est loin d'être convaincant. Tout est superbement formaté et sans saveur. Bref, c'est langue de bois à tous les étages ou presque.
John Woo ne pratique pas la langue de bois. Une exception dans les suppléments de Paycheck...En effet, mis à part le
commentaire audio du scénariste qui revient de nombreuses fois sur les ajustements et changements opérés dans son histoire pour satisfaire la production, il n'y a pas grand chose de pertinent à se mettre sous la dent (ou plutôt dans les oreilles). A commencer par le
commentaire audio de John Woo qui est particulièrement appliqué à démontrer qu'il a été un consciencieux cinéaste de studio. Une piste donc sans grand intérêt à déconseiller à tous ceux qui considèrent encore que le réalisateur de
The Killer peut vraiment redevenir le génie hong kongais qu'il fut il y a plus d'une décennie.
John Woo parlant de Ben Affleck...Concernant les
deux featurettes présentes sur le disque (seulement 2 !), les amateurs de bonus promotionnels où tout le monde est ravi de tourner avec tout le monde se régaleront avec l'inutile
Paycheck : Le monde de demain (vo sous-titrée français, 18mn 17), les autres pourront apprécier et même apprendre quelques détails techniques intéressants sur la conception des cascades du film, à commencer par le clou du récit que constitue la spectaculaire poursuite en moto (
Jouer avec le feu: Les cascades de Paycheck,vost, 16mn 50).
A la vision des
six scènes coupées (vost, 10mn), on comprend leur omission tant elles n'arrangeaient en rien les faiblesses du scénario et ralentissaient considérablement le rythme déjà peu élevé du film. Toutefois, certaines d'entres-elles rendaient plus compréhensibles, plus crédibles le récit à l'image de la visite du personnage joué par Aaron Eckhart à Uma Thurman pour savoir si cette dernière savait quelque chose sur les intentions de Jennings (Affleck). Concernant la
fin alternative (vost, 1mn58), on dira juste pour être gentil qu'elle a bien fait de rester sur la table de montage tant sa mièvrerie dépasse largement celle finalement retenue (si, si, c'est possible !).
Scène coupéeAu final donc une édition d'une platitude magistrale.