L'apport le plus immédiatement visible par rapport à la précédent édition vierge de tout bonus pertinent.
Présenté dans un coffret métallique façon
Band of Brothers (mais en beaucoup plus cheap au niveau du " métal ") avec une sérigraphie des plus réussies, l'édition de la trilogie
Rambo a fière allure.
Ne lésinant pas sur les moyens, l'éditeur s'offre des tonitruants menus animés et musicaux (pour comparaison, ils plus réussis que ceux d'Artisan) et blinde chacun de ses disques de bonus attrayants allant même jusqu'à offrir un quatrième DVD qui leur est uniquement consacré.
On se retrouve ainsi avec les mêmes suppléments que ceux édités par Artisan en zone 1 avec un argument de poids : la présence de sous-titres français (pour les plus fous, il y a aussi la plaque matricule de Rambo, malheureusement assez cheap).
RAMBOCommentaire audio de David Morrell : Il s'agit du seul commentaire ne faisant pas intervenir le réalisateur du film et paradoxalement, c'est le plus intéressant des trois. Véritable moulin à parole, Morrell, auteur du roman, ne lésine pas sur les anecdotes croustillantes à tel point qu'après l'avoir écouté, la vision du making of apparaît presque comme superflu. Parmi les informations glanées, outre bien évidemment les différences entre le livre et le film, on apprend que Steve Mc Queen fut longtemps intéressé par le rôle de Rambo uniquement pour la poursuite en moto au début du film.
Avant que le sang coule (22mn 32) : Modèle de making of faisant intervenir tous les principaux protagonistes du film (Stallone, Kotcheff, Crenna, Morrell, les producteurs,...). Concis et ultra précis, on y apprend tout sur la genèse du film, des difficultés pour monter un film auquel personne ne croyait au refus de dernière minute de Kirk Douglas d'interpréter le colonel Trautman en passant par le changement précipité de fin suite à un screen test houleux où le public voulait lyncher le réalisateur qui avait osé tuer Rambo. On recueille aussi les impressions des intervenants sur le succès surprise et énorme du film. En fait, le seul regret est de ne pas voir la scène pourtant tournée de la mort de Rambo, seules deux photos rapidement montrées nous sont offertes en pâture. Frustrant !
First Blood : Retour en arrières (3mn 57) : Bonus peu concluant constitué uniquement d'un montage (efficace) d'extraits du film.
Filmographies : A partir de menus déroulant les filmos sommaires (pas mal de films n'ayant même pas le droit à leur titre français) de Ted Kotcheff, Richard Crenna et Brian Dennehy.
Les affiches : 6 affiches malheureusement mal scanérisées d'où un certain flou artistique mal venu.
Bandes-annonces : En fait, il y a la bande-annonce et la teaser présentées dans une qualité technique honorable (Vost et 16/9).
RAMBO 2 Commentaire audio de George Pan Cosmatos : Si le réalisateur commence plutôt fort en multipliant les informations et les anecdotes pertinentes, son manque d'entrain a vite raison de nous. D'un ton monocorde, il a beau enchaîner les détails techniques, il faut redoubler d'efforts pour continuer à l'écouter avec intérêt. D'autant plus qu'au fil des minutes, les blancs commencent à être de plus en plus présents. Voilà bien un commentaire qui aurait gagné à être chapitré par thèmes.
Cette fois, on y va pour gagner (20mn) : Comme sur le premier disque, un remarquable
documentaire rempli d'anecdotes du tournage et qui donne la parole avec des interviews récentes aux principaux protagonistes du film (Stallone, Cosmatos, Crenna, les producteurs Kassar et Vajna,... mais pas de Cameron, crédité comme scénariste mais dont la version du script fut en grande partie non tournée), le tout étant complété par quelques images d'époque du plateau.
Le making of (7mn 41) : Excellent petit making of malheureusement trop court qui nous amène sur le tournage même du film, nous explicitant les différents défis techniques et logistiques via les interviews de certains membres de l'équipe (à commencer par Stallone).
Filmographies : A partir de menus déroulant les filmos sommaires (pas mal de films n'ayant même pas le droit à leur titre français) de George Pan Cosmatos, Charles Napier et Steven Berkoff.
Les affiches : Seulement 4 affiches et même pas la française. Qualité de reproduction aussi médiocre que sur le premier disque.
Bandes-annonces : bande-annonce de
Rambo 2 qui annonce parfaitement la couleur , présentée ici en plein cadre (Vost, 2mn 45).
Les spots TV : 9 spots TV présentées en plein cadre et en Vost (3mn 57).
RAMBO 3Commentaire audio de Peter Mc Donald : A défaut d'être passionnant, le commentaire audio du réalisateur de
Rambo 3 s'avère plus d'une fois hilarant. A commencer tout d'abord quand il nous avoue que son effet de surprise lorsque Rambo se retourne au début ne fonctionne pas très bien puisque le public sait de qui il s'agit. Ou encore quand il évoque sans retenue l'aversion qu'avait Stallone vis à vis du jeune acteur interprétant le soldat afghan, allant jusqu'à prêter des intentions fort peu louables à sa star (selon lui Stallone aurait été presque jusqu'à mettre une grenade dans le slip de son jeune partenaire ou à lui envoyer un couteau en pleine tête !!!). Mais le plus beau reste encore quand Mc Donald, le plus sincèrement du monde, avoue qu'il pense que son film a eu une part prépondérante dans les rapprochements entre les USA et l'ex-URSS. Le réalisateur enchaînant alors en énonçant qu'il craignait être le seul à penser cela. Là dessus, personne ne te contredira mon brave Peter ! Enfin, on apprend que le réalisateur prévu initialement et qui fut renvoyé au bout de deux semaines de tournage n'était autre que Russell MacCarthy !!! Merci au traducteur de Studio Canal pour ce scoop nucléaire mais avec son accent super british, McDonald parle bel et bien de Mulcahy. Dans le genre erreur dans les sous-titres, ne pas ratez sur le disque 4, le colonel Trautman qui se transforme à plusieurs occasions en colonel Troutman.

Afghanistan, un pays en crise (29mn 46) : Documentaire bordélique et surréaliste dans le contexte d'un DVD de
Rambo 3 qui cherche à expliciter historiquement et politiquement la situation bien particulière de l'Afghanistan. Et les mecs, c'est bien en complément de
Rambo 3 que vous avez adjoints ce document ! Enfin, reconnaissons que les interventions sont plutôt intéressantes et bien plus proches de la réalité politico-économique que le film. A noter toutefois qu'à plusieurs moments durant le reportage, on revient on ne sait pas vraiment pourquoi sur le film à proprement parlé et notamment sur les raisons de son échec commercial. A ne pas manquer aussi, l'intervention d'une professeur de langue qui se lance dans une démonstration du ridicule et de la schématisation de la reconstitution linguistique des protagonistes étrangers du film (comprenez non américains).
Le making of (6mn 06) : Même s'il est excessivement court, ce making of a le mérite de nous montrer quelques images du tournage et de recueillir les propos de l'époque de Stallone.
Rambo 3 : la boucle est bouclée (5mn 56) : Comme sur le premier
Rambo, on a le droit ici à un montage pas vraiment utile d'extraits du film.
Filmographies : A partir de menus déroulant les filmos sommaires (pas mal de films n'ayant même pas le droit à leur titre français) de Peter McDonald, Marc De Jonge et Kurtwood Smith.
Les affiches : 7 affiches du film (avec toujours la même photo de Stallone).
La bande-annonce : bande-annonce de
Rambo 3 dans une qualité technique médiocre (Vost, 2mn 07)
Spots TV : 8 spots TV en Vost et format plein cadre.
DVD BONUSA partir d'une carte du monde qui encercle d'un rond rouge les lieux où se déroulent les trois Rambo, à savoir les Etats-Unis, le Vietnam et l'Afghanistan (bientôt un quatrième avec l'Irak ?), on peut accéder à 5 sections.
La plus riche étant la première,
Les documentaires. Dans cette section, on trouve tout et n'importe quoi, à savoir des reportages vraiment convaincants et intéressants et d'autres totalement délirants et surtout risibles car se prenant bien trop au sérieux. Le premier,
Le vrai Vietnam par ceux qui l'ont vécu (26mn 54) avait tout du sujet casse gueule et pourtant le résultat s'avère concluant. Tout simplement parce que l'angle d'approche pour évoquer la guerre du Vietnam reste suffisamment neutre et surtout offre toutes les divergences d'opinion (le soldat pro-guerre, celui qui est devenu pacifiste,...). L'autre documentaire qui présente un réel intérêt s'intitule
Le courage et la gloire (27mn 10). C'est une tentative plutôt bien vue même si parfois maladroite de faire le lien entre le phénomène Rambo et son appropriation par Ronald Reagan. Un document qui fait froid dans le dos. Les deux autres documentaires sont on ne peut plus dispensables. Surtout
La formation des héros (9mn 53), véritable pub vivante pour s'enrôler dans les marines.
La journée d'un héros américain (25mn 27) a quant à lui tout ce qu'il faut pour recevoir le prix du n'importe quoi avec son analyse très et bien sûr trop sérieuse des thèmes " mythologiques " mis en avant dans la trilogie
Rambo. Même si certains propos ne sont pas dénués d'intérêt, le sérieux avec lequel ils sont assénés, prêtent à rire plus d'une fois.
Deuxième section,
Le matériel de survie de Rambo est un court document vidéo (8mn 41) qui passe en revue toutes les armes utilisées par Rambo. Un bonus plus gadget qu'autre chose.
Troisième arrêt sur le menu d'accueil,
Rambononics. Une analyse de 3mn 15 des chiffres aux différents box-offices des trois films. Intéressant même si on aurait aimé que cela soit un peu plus approfondi (NDLR/ vas-y Didier, lance-toi !).
On a enfin le droit à la
filmographie de Sylvester Stallone, toujours à partir de menu déroulant et toujours aussi sommaire et approximative.
Dernier arrêt ou presque, des
économiseurs d'écran. Presque donc puisqu'il y a sur la page d'accueil, un sympathique
bonus caché. Il faut se déplacer avec le curseur sur le rond se situant en Afghanistan. En cliquant, on active un montage vidéo éloquent sur les jouets Rambo (4mn 32).
Moralité : dans l'univers du DVD, il faut toujours savoir attendre et la récompense est alors souvent au bout de cette attente. Cette ultime et définitive (?) édition de la trilogie
Rambo est une franche réussite et un bel objet de collection (et donc forcement difficile à ranger dans sa DVDthèque).