Des menus de toute beauté ouvrent le premier disque de
Dragon rouge.
Aucun supplément n'est sous-titréLe
commentaire audio réunit Brett Ratner et son scénariste Ted Tally. Il prend la forme d'un dialogue quasi incessant et particulièrement enjoué entre les deux hommes. Malheureusement si les compléments fusent pour le "magnifique travail des acteurs", les analyses et les anecdotes sont font rares. Petit bonus toutefois, Brett Ratner qui nous parle de temps à autre de son
Superman... (projet qui vient de lui échapper).
L'esprit de Hannibal Lecter se divise en trois catégories.
Le dossier du FBI de Hannibal Lecter sont des notes de production concernant le profiling de notre tueur en série avec des détails de ses victimes (textes en anglais).
Le profil criminel de Hannibal Lecter (8'17'' 4/3 vo) donne la parole à John Douglas pour nous parler des tueurs en séries et de sa méthode de travail (pour le FBI). Intéressant mais monté n'importe comment avec des inserts d'extraits du film incessants.
Anthony Hopkins nous parle d'Hannibal Lecter (4'26'' 4/3 vo). L'acteur nous parle de son rapport au personnage depuis Le silence des agneaux. On ne peut être que surpris par l'énergie qui se dégage de lui.
Inside Red Dragon nous propose en plus des deux commentaires audio un making of et des scènes coupées. Le making of (14'19'' 4/3 vo) n'est malheureusement qu'une longue featurette promotionelle avec sont lot habituel d'extraits, de microscopiques interviews et d'images furtives du tournage.
Les scènes coupées se divisent en trois sections : les scènes coupées (5'20 en tout pour 7 scènes), les scènes rallongées (2'14'' pour 3 scènes) et les séquences alternatives 4'28'' pour 4 scènes). Toutes sont proposées en 4/3 2.35 en anglais sans sous-titres avec un commentaire optionel du réalisateur, du scénariste et du monteur Mark Hettrich. Elles n'apportent malheureusement finalement pas grand choses de plus et rallongent encore (plus) le métrage.
Chose rare, le second disque possède presque moins de bonus et tient sur un DVD 5.
L'aventure d'un réalisateur (39'44'' vo 4/3) prend la forme d'un journal de bord suivant l'aventure du tournage dès le premier jour de préproduction. Un véritable making of, passionant et qui montre bien tout le travail d'équipe. En bonus jouissif, on peut voir Dino de Laurentiis au travail qui malgré son âge plus qu'avancé (84 printemps) veut tout faire exploser ! A voir absolument !!
Le court métrage (3'38"" plein cadre) de Brett Ratner est son premier film d'étudiant. Sans nom et sans son, il se révèle à la hauteur de ce qu'il fera par la suite...
Les effets spéciaux (4'26'') permet de voir une dizaine de séquences en 2 temps : avant/après le traitement de l'image. Vraiment instructif, on peut même y découvrir une "nuit américaine".
Les Screen tests (11'44'') nous montre les essais de coiffure et d'habillage des principaux intervenants ainsi que les propositions de masques et de tatouages pour Ralph Fiennes.
L'application du maquillage (0'46'') n'est pas regardable par les âmes sensibles (gentiment gore) et malheureusement ne parle pas du rajeunissement de Anthony Hopkins, mais sur Emily Watson.
The burning Whellchair (4'02'') et the Leed's House Crime scene (3'38'') reviennent succintement sur les deux scènes marquantes du film et leur préparation.
Storyboards to final feature comparison illustre quatre scènes du film (8'40'') avec un double fenêtrage : le film en haut et le story board en bas.
Pour finir, notons la présence des habituels theatrical trailers (1) et des teasers (1) (4/3 vo) et de l'absence de filmographies.
Une édition fort complète mais qui n'analyse pas en profondeur les raisins de l'échec artistique du film, tel que le faisait par exemple Les rivières pourpres.
Critique technique Georges Léger