Il est plaisant d'avoir l'occasion que les techniciens et artistes ayant contribué au film puissent prendre la parole de manière aussi pertinente. Claire Diterzi, compositrice (9 minutes) Patrick Ghiringhelli, directeur de la photo (11 minutes) Jean-Christophe Cavallin, co-scénariste (13 minutes). Le tout est préfacé par le producteur Jean-Jacques Beineix (5 minutes).
Ce dernier revient sur les connaissances générales que l'inconscient collectif possède sur Billy the Kid, avec l'illustre film de Pekinpah, mais aussi
Le Gaucher d'Arthur Pen avec Paul Newman. Il relate les impressions premières qu'il a ressenti face à cette jeune réalisatrice Anne Feinsilber et son projet atypique. Terriblement séduit par cette femme et son l'oeuvre poétique, Beineix évoque tout cela avec une voix envoûtante appuyée par un texte imagé et saisissant comme il en a la magie. Un vibrante reconnaissance envers ce projet et convoque un regard empreint d'une profonde philosophie poétique sur le monde et le mythe de Billy the kid. Peut être trop court mais terriblement intense. Il laisse alors la parole à trois interventions toutes illustrées par les extraits du film metant en relief tour à tour le travail de sénariste de Jean-Christophe Cavallin, co-scénariste, puis la composition sonore avec Claire Diterzi, et finit sur les enjeux de la mise en image avec le directeur de la photo Patrick Ghiringhelli.

Chacun à leurs manières ils vont revenir en amont de leurs collaborations avec la réalisatrice, proposant une approche à la fois en tant que techniciens mais aussi qu'artistes. A leurs manières ils invoquent tout l'amour pour le 7ème art ainsi que les enjeux insoupçonnés qui les ont préoccupés durant la conception du film. Des interventions rares et précieuses qui permettent d'éclairer certains choix artistiques et qui prouvent si besoin est le labeur qui a été mis en oeuvre pour la réalisation du film.