A partir d'une animation musclée faite d'images du film, le tout sur fond exclusivement rougeâtre, on peut se farcir toute une ribambelle de suppléments qui ne tiennent presque jamais les maigres espoirs placés en eux. Il faudra donc s'armer de patience et être curieux pour dénicher les infos pertinentes.
En tout cas, une chose est sûre : Evitez d'enclencher la soit disante
version longue du film. C'est techniquement ultra mal foutu avec des scènes supplémentaires encodées en Vost, 2.0, format respecté mais en 4/3 obligeant de jouer de la télécommande si votre diffuseur ne sait jongler automatiquement avec les formats. Mais surtout, ces séquences allongées de scènes déjà existantes ne viennent absolument pas se substituer aux scènes du film. Résultat, on doit se taper deux fois d'affiler quasiment les mêmes scènes (certaines séquences étant uniquement différentes d'un seul dialogue). Horripilant !
Cette version longue est d'autant plus évitable que ces séquences inédites peuvent être visionnées dans un bonus spécifique intitulé
Les différentes versions des scènes clés (Vost, 12mn 09). Parmi les neuf scènes, seules la première et la huitième méritent l'attention. La première parce qu'il s'agit d'une séquence réellement inédite qui propose la première apparition (musclée) de Mathayus (The Rock) à l'écran. Et la huitième pour la punchline bien plus savoureuse qu'adresse Mathayus au méchant avant de lui décocher une flèche en plein coeur (Memnon : " La prophétie dit que je fais un avec les dieux ". Mathayus : "Ma prophétie dit...que tu es mort. ").
Commentaire audio de Chuck Russell (Vost) : De loin le plus intéressant des deux mais cela ne veut pas dire pour autant qu'il soit digne d'intérêt. Car finalement, les principales anecdotes du tournage délivrées par le réalisateur, on les retrouve dans les différents bonus présents sur le disque. En tout cas, pas de doute à avoir, Russell a pris son pied en réalisant
Le Roi Scorpion et si son enthousiasme ne passe pas totalement lors du commentaire, on s'en plaindra pas trop puisque l'important, c'est qu'on retrouve bien dans son film cet enthousiasme de mettre en scène les multiples péripéties de son héros.
Commentaire audio de The Rock (Vost) : Si l'ancien roi du catch a su nous séduire sur l'écran par un charisme et une certaine aisance, il n'en va absolument pas de même dans le périlleux exercice du commentaire audio. Totalement insipide, souvent muet et se contentant soit de sortir des blagues ultra lourdes soit d'énoncer quasi systématiquement que chaque séquence du film est géniale ou constitue son moment préféré, The Rock nous ennuie au plus haut point. Pour fans purs et durs uniquement !
Bêtisier (Vost, 1mn 01) : D'habitude ce genre de bonus est drôle. Ce n'est pas le cas ici même si une situation s'avère franchement amusante...quand on connaît son contexte. Mais pour cela, il faudrait être patient et aller dans un autre bonus.
Vue sur le plateau : Les coulisses du tournage The Scorpion King (Vost, 14mn 28) : Le making of promotionnel typique. C'est dire à quel point cela reste superficiel et sans intérêt. A la longue, il faut espérer que plus personne ne regarde ce genre de bonus.
L'ancien monde : La conception (Vost, 3mn 26) : Révélations étonnantes sur les décors et extérieurs utilisés sur le film. On apprend ainsi que la quasi totalité du film a été tournée à Los Angeles dans les studios d'Universal et notamment dans les décors ayant servi à
Spartacus ou dans les environs de la cité des Anges (la grotte dans le repaire de Balthazar est en fait celle qui fut utilisée pour la série TV
Batman !).
Tournage d'une scène de combat : Deux rubriques : D'un côté,
Les préparatifs du combat (Vost, 6mn 36) . De l'autre,
La scène musclée des épées (Vost, 4mn 01). A chaque fois, c'est Chuck Russell qui a la parole et l'on sent totalement impliqué dans ces combats, expliquant ainsi parfaitement leur réussite visuelle à l'écran. On apprend notamment que le soucis de réalisme était tel sur le plateau (un minimum d'effets spéciaux a été requis) que les sourcils du Rock ont été légèrement brûlés lors du combat final (Russell nous indiquant le plan en question).
The Rock et Michael Clark Duncan (Vost, 6mn 43) : On apprend que les deux hommes sont super potes dans la vie et que c'est d'ailleurs The Rock qui a fait venir Duncan sur le film. Concernant leur affrontement, on apprend que Duncan fut involontairement mis KO par The Rock (même s'il prétend n'avoir été que légèrement assommé). On découvre le plan en question. Ne pas rater l'improvisation finale de Duncan (présente dans le bêtisier mais que l'on peut désormais comprendre) qui au lieu de balancer à The Rock la phrase prévue par le script (" Et prie pour que nos chemins ne se croisent plus jamais ", ce que l'éditeur à tort a choisi de mettre comme sous-titres) improvise un désopilant " Et prie de ne jamais plus me frapper comme ça ".
Les costumes (Vost, 2mn 50) : La parole est donnée au responsable des costumes John Bloomfield. Il évoque l'aspect particulier du film, son côté fantaisiste qui ne permit pas d'utiliser des costumes pré-existants et donc qui obligea de pratiquement tous les confectionner pour l'occasion.
Travailler avec les animaux (Vost, 6mn 05) : C'est surtout le chameau du Rock qui est à l'honneur. Enfin plutôt les chameaux dont un qui n'appréciait pas du tout d'être monté par le comédien. De toute évidence, ce ne fut pas une partie de plaisir de filmer les séquences avec le chameau tant l'animal pouvait se montrer imprévisible.
Les effets spéciaux (Vost) : De nouveau deux rubriques,
Les cobras (1mn 47) et
Les fourmis de feu (2mn 30) . Chuck Russell insiste sur la volonté de réalisme, bien plus à l'ordre du jour dans son film que dans les deux
Momies. C'est ainsi que des vrais cobras furent utilisés le plus possible et un soin particulier fut accordé à la création en CGI des serpents. Le réalisateur est également très fier de sa séquence des fourmis (le plan où ils sortent du trou étant son préféré). Il insiste sur la performance du Rock qui a du mimer l'attaque des fourmis (on découvre les plans de l'acteur jouant dans le vide).
Clip vidéo (4mn 56) : Godsmack interprétant
I Stand Alone.
Film annonce (1mn 37) : Malheureusement présenté dans une qualité technique médiocre : format non respecté (1.85), encodage 4/3, Vost en 2.0.
On finit avec la bande-annonce du jeu adapté du film (un graphisme et un jeu à priori pathétique au vu des images, 1mn 14), des suppléments DVD-Rom traditionnels (story-board complet, interview de The Rock et des " informations incroyables sur le film "), et la bande-annonce du DVD de
E.T. L'Extra-Terrestre (49 sec, Vost).
Comme d'habitude par rapport au zone 1, il nous manque les notes de production et surtout les filmographies.
Critique technique par Laurent Pécha