Cette édition prestige de
Saw 2 reprend les même suppléments que le DVD américain paru quelques semaines auparavant mais ne propose pas le même contenu que l'édition collector director's cut 2 DVD disponible à la fin du mois d'octobre 2006 en Zone 1. Les fans du film les plus patients devront donc attendre l'année prochaine, pour que l'édition double coïncide avec la sortie de
Saw 3 en vidéo, comme c'est déjà le cas cette années avec le premier
Saw Director's cut.
Commentaire audio :Commenter un film dans la détente lourdement appuyée, et tenir sur la longueur, est un art en soi. James Wan et Leigh Wannell - pour rester dans
Saw - y sont parvenus avec succès par deux fois sur les versions simples et collector de leur film. A la fois drôles, pertinents et informatifs, ils sont parvenus à rendre leur intervention réellement attrayante.
Saw 2, c'est moins bien
Saw 1, et il en va de même pour ce commentaire toujours résolu à flirter sur la pantalonnade générale mais qui oublie rapidement d'être intéressant. Darren Lynn Bousman et ses comédiens Donnie Wahlberg et Beverley Mitchell (une rescapée de
7 à la maison) ont décidés de s'amuser sans la moindre langue de bois et de même appuyer sur les défauts du film mais laissent filer à la trappe énormément de clés. Pourquoi une suite ? Qu'apporter de plus au premier film ? Quelles ont été les difficultés du tournage ? Pourquoi ce final ? Autant d'interrogations à peine soulevées. Outre les gloussements de la jeune femme, on retiendra donc de l'exercice un moment assez plaisant mais qui, dans un tel état d'esprit, aurait pu être grandement meilleur.
La règle du jeu (2min56) :Imaginez une featurette commerciale comme nous sommes trop habitués à en voir. Et bien ce documentaire est une version courte de ce type de bonus. "Jigsaw est méchant, Jigsaw tue des gens..." et c'est tout ! On passe à la suite ?
Les pièges du tueur au puzzleSont ici regroupés quatre petits modules servant partiellement de making of (le futur collector sera plus complet) et permettant surtout de découvrir la conception de certains effets du film liés à des pièges bien spécifiques de Jigsaw. Le premier,
Le masque mortel (4min22) dévoile donc la conception du masque d'acier parsemé de clou menaçant de se refermer sur le visage de la première victime. En quelques instants seulement, tout est passé en revue : le moulage du visage du comédien, les essais divers pour l'esthétique de l'objet et surtout les fameux clous en caoutchouc. Car comme nous le précise un technicien, on ne va pas perforer un acteur. Ah bon.
La fosse à seringues (8min36) demeurera le plus passionnant puisque ans avoir l'air, la scène aura nécessité un travail de fourmi. Toutes les seringues de la fosse sont des vrais dont auront été retirées manuellement chaque aguille pour les remplacer par des versions souples. Une fausse estimation de départ et les deux délégués censés rendre sans danger les 20 000 petits objets de départ sont devenus une équipe entière désossant 100.000 pièces de plus. On y découvrira ensuite le maquillage de la comédienne et plus particulièrement les faux bras et autres prothèses utilisées pour en faire un porc-épic.
Les deux derniers modules s'intéresseront à
La cage piégée (2min51) coinçant les mains d'une des héroïnes à la fin du film, ainsi qu'à
La chaudière (4min02). On ne sait pas si c'était nécessaire, mais l'on découvrir que la terrible machine incendiaire aura tout d'abord été conçue en 3D pour que le réalisateur puisse envisager tous les angles possibles. Certains se prendraient pour David Fincher que ça ne nous surprendrait pas...
Morceaux choisis (4min33)Encore un module qui, pour d'étranges raisons, n'est pas rattaché aux quatre autres alors qu'il y avait sa place, s'intéressant aux effets spéciaux de maquillage du film. On se penche ici sur quelques passages gores, et particulièrement sur les crânes joliment perforés via des prothèses vraiment bien fichues, ainsi que la vilaine batte de base-ball cloutée qui a fait grincer quelques dents. Intéressant, mais vraiment trop court pour pleinement satisfaire.
L'interactivité de
Saw 2 se clôt sur quatre comparatifs sous forme de
story-board (12 minutes) présentés à travers deux écrans de surveillance et aux images assez fidèles aux intentions de départ, un petit
diaporama de quelques croquis, ainsi que des
bandes annonces VOSTF donc celle de
Saw 3.