Commentaire audio :C'est assurément vers le commentaire qu'il faut se retourner si l'on veut vraiment apprendre des choses sur la conception de Secrets de famille tant le making of, comme il est précisé plus bas, ne répond pas à nos attente. Bien que seul derrière son micro, le réalisateur Niall Johnson aborde pratiquement tout les points du film avec un débit de parole assez impressionnant, ne laissant jamais le moindre blanc ternir une narration passionnée. Ecriture, photographie, étalonnage, décors, acteurs, ou costumes, le bonhomme ne nous épargne aucun détail tout en focalisant l'essentiel de son dialogue sur la raison d'exister du film, et pourquoi est-il anglais alors qu'il était destiné aux Etats-unis.
Making of (30min08) :Un tel degré de gentillesse émane des différentes interventions qu'il est presque impossible de remettre en doute la sincérité des acteurs lorsqu'ils évoquent le plaisir avec lequel ils ont participé au film. Néanmoins, et malgré sa longue demi-heure, non n'avons à faire ici qu'à une featurette très commercial où la grande majorité des protagonistes prend le temps de présenter son personnage. Outre le dialogue un peu autoritaire des producteurs qui semblent avoir imposé leur présence sur le tournage avec une certaine ferveur dans les premières minutes, seule la fin du documentaire se penchera sommairement sur le tournage en lui-même en sautant parfois du coq à l'âne et en n'abordant pour ainsi dire jamais les thèmes du film. Dommage.
Scènes coupées (10min28) :En guise de scènes coupées nous aurons essentiellement droit à quelques séquences rallongées qui, si elle ne bénéficient pas d'explication ou de commentaires quelconques, imposent d'elles-mêmes leur redondances. Un chien un peu plus agaçant par-ci, un Patrick Swayze un peu plus pervers par là... rien de bien frais pour quelques secondes qui ne changent pas beaucoup la donne excepté une amusante variante de l'introduction.
Enfin, outre la bande annonce, l'interactivité du film se conclut sur un très chouette bêtisier (6min18), où c'est paradoxalement Maggie Grace qui s'amuse le plus, lorsque cette dernière ne sursaute pas après qu'on lui ai posé la main sur l'épaule.