Sin city (blu-ray)

Test interactivité

3/5
Avant de rentrer dans le coeur de l'interactivité (identique en tout point à celui de l'édition DVD), il est bon de noter que le film nous est aujourd'hui proposé par le biais d'un joli packaging et agrémenté d'un petit livret qui nous présente le film, son univers, ses personnages et fait en quelque sorte office de making of version papier, pour ceux qui préfèrent la lecture aux images.

  • Blu-Ray 1 (Montage cinéma)

    Commentaires audio :
    Nous avons droit à pas moins de deux pistes de commentaires audio. La première laisse la parole aux deux réalisateurs du film, Robert Rodriguez et Frank Miller qui s'attarderont dans une complicité appréciable - et une bonne humeur communicative - sur les aspects artistiques du film, mais également et surtout sur le travail d'adaptation d'une bande dessinée sur écran. Et bien évidemment de Sin City en particulier. Le second donnera la parole à Robert Rodriguez, seul cette fois, qui se lancera dans une méthode plus traditionnelle de l'exercice en nous expliquant, de manière très technique, quelles ont été ses motivations pour tourner devant un fond vert (en gros, il ne pouvait pas gérer un beau décor et bien diriger ses acteurs en même temps). Monter un film comme celui-ci où il gère lui-même les effets spéciaux d'arrière-plan semble avoir été une partie de plaisir. Il sera rejoint temporairement par Quentin Tarantino et Bruce Willis, pour respectivement chacun une petite dizaine de minutes avant de quitter le commentaire au moins 5 minutes avant la fin, avant le générique même.

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    Making Of (13mn23 - vost) cette featurette promo n'apporte strictement rien si l'on a déjà vu le film. Bien entendu les intervenants se succèdent mais leurs propos ne se contentent que de faire l'éloge de Rodriguez (quelques énormités de la part de mademoiselle Murphy) ainsi que du film vendu à juste titre comme quelque chose d'énorme. Niveau information rien à en tirer donc, si ce n'est que Josh Hartnet fait partie de ceux qui ont encouragé Franck Miller à accepter l'adaptation.

    Gnôle armes et calibres, les accessoires (10min56 - vost) :
    Non, non, il ne s'agit pas d'un documentaire sur les chasseurs du plat pays mais d'un chouette module sur la conception des divers accessoires du film - et plus particulièrement les armes - qui bien qu'instructif baigne encore sensiblement dans la featurette promo. Il sera essentiellement question du point d'orgue que se sont fixés Robert Rodriguez et ses techniciens à reproduire fidèlement les dessins de Frank Miller et leurs diverses étapes de fabrication comme les croquis, le modelage informatique en 3D, la gravure en plastique, etc... On y apprendra surtout que le sabre de Moi est en fait celui de Kill Bill, sournoisement emprunté dans le garage de Quentin Tarantino. Une bonne occasion de bifurquer sur le budget alloué aux armes blanches dans le film de ce dernier, et lâcher quelques chiffres qui dépassent l'entendement...

    Impers et bas résilles, les costumes (7min33 - vost) :
    Dans la continuité de la conception des accessoires du film, on donne ici la parole à la costumière dont la volonté première était de se fondre dans la photographie particulière du film et de rester fidèle aux dessins originaux jusqu'à la moindre fibre, comparatif à l'appui. Comme toujours, Frank Miller laisse pleuvoir les louanges...

    La recette de Sin City (12min22 - vost) :
    Bien que trop court, ce module dévoile (à défaut de tout expliquer) la nature même de Sin City, le film, dans sa forme. Le choix du tout numérique au cinéma est aujourd'hui encore un peu discutable sur certains points, mais Robert Rodriguez parvient à argumenter avec une certaine légitimité ses nombreux choix, qu'ils soient esthétiques ou budgétaires. Mais le plus intéressant demeure tout de même les nombreuses vidéos dévoilées ici, tests ou images, qui prouvent tout l'intérêt d'un tel bricolage. Parce que morcelé de toute part, Sin City aura permis aux acteurs de discuter ensemble à plusieurs mois d'intervalles (la plupart d'entre eux ne se sont même pas croisés), et d'être pourtant dans la même image, mais il démontrera avec le commentaire de son réalisateur qu'il est désormais à la portée de n'importe qui de faire un petit film avec une bonne caméra, un fond vert et un ordinateur solide pour peu que l'on soit patient et talentueux. Le moindre flocon de neige, la moindre marche d'escalier, maison, porte, ou lampadaire visible dans le film n'ayant jamais réellement existé. On aurait préféré un making of plus long détaillant la conception de certains plans, mais les grandes lignes sont abordées.

    Une caisse avec un toit amovible, Les voitures de Sin City (7min33 - vost) :
    Sans véritable intérêt, ce module se contente de brièvement présenter les voitures du film en prenant bien évidemment soin de les comparer avec celles de la bande dessinée. Etre fier d'avoir été fidèle au matériau d'origine est une bonne chose, mais la recherche si compliquée pour y arriver, à peine évoquée, aurait mérité quelques images plus complètes.

    La gueule de l'emploi, maquillage et effets spéciaux (9min02 - vost) :
    C'est encore un peu cet aspect featurette commerciale avec des affiches du film partout derrière les intervenants qui gâche un tantinet l'intérêt d'un documentaire qui avait tout pour être captivant. On ne s'y attarde pas trop, mais les principaux intéressés reviennent sur le travail de maquillage effectué sur Mickey Rourke, Benicio Del Toro et Nick Stahl avec quelques vidéos de loges à l'appui en évoquant les nuances de couleurs nécessaires pour modifier certains éléments clés au moment de l'étalonnage numérique.

    Sin City, Le tournage sur fond vert (12min25 - vost) :
    Là encore, il ne s'agit pas d'un vrai making of, mais d'un simple accéléré du film dans sa version brute, sur fond vert en studio. Loin d'être une mauvaise idée, cette version "fois10" ne permet pourtant pas de profiter de cet amusant spectacle si ce n'est en lisant le film au ralenti où en arrêt sur image. Sans être tatillon, une vraie version "verte" dans sa durée normale (sur un autre disque par exemple) n'aurait pas été déplaisante pour mieux saisir tout le bidouillage numérique dont le film a bénéficié.

  • Blu-Ray 2 (Director's ReCut)

    Cette version Director's ReCut nous est présentée de la même façon que sur la précédente édition DVD, à savoir par le biais de 4 chapitres distincts : Le client à toujours raison, Adieux sauvages, Cet enfant de salaud et Le grand carnage.

    Retrouvez Ici les explications concernant cette version Director's Recut

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  • Paint It Black - portrait de Frank Miller (26min19 - vost) :
    Bien qu'un peu long à démarrer, ce recueil d'interviews fait intervenir des spécialistes et journalistes français de l'univers de la bande dessinée et plus particulièrement du comic book. Les novices du scénariste/dessinateur sauront désormais l'essentiel sur Frank Miller, depuis ses débuts, en passant par le changement qu'il a offert aux nombreux supers héros pour enfin s'attarder sur Sin City et son utilisation particulière du noir et blanc. La dernière partie du documentaire fera également intervenir Enki Bilal puisqu'il sera question des adaptations de comics au cinéma. Même s'il ne s'agit que d'un détail, saluons la qualité technique des cadrages et de l'éclairage qui nous maintient dans le sujet.

    Quentin Tarantino, un invité de marque (7min11 - vost) :
    Comme expliqué un peu avant, ce petit module sert essentiellement à donner les raisons de la présence de Tarantino sur le tournage, mais sert surtout d'introduction à un bonus que l'on a déjà vu avant. En plus d'être tardif, ce segment baigne encore un peu trop dans une auto-complaisance commerciale pas particulièrement honteuse, mais les "on devrait tourner plus souvent ensemble" qui s'enchaînent comme des perles sur un collier deviennent vite lassants. C'est sympa, mais vraiment pas informatif pour deux sous.

    Une séquence pour convaincre Frank Miller (5min39 - vost) :
    Toujours aussi promo dans sa forme, ce documentaire qui aurait pu intelligemment se pencher sur la collaboration entre les deux réalisateurs (Miller et Rodriguez) ne cumulera que quelques banalités sur ce qu'on sait déjà. L'un a couru après l'autre, l'un a convaincu l'autre. On ne se penchera également que trop succinctement sur le tournage de la fameuse séquence pour convaincre (avec Josh Hartnett, retenue dans le montage final) en ne se contentant que de l'évoquer.

    La séquence de Tarantino (17min43 - vost) :
    Nous assistons ici au tournage en prise unique de la scène de dialogue entre Clive Owen et Benicio Del Toro après la mort de ce dernier qui, pour ceux qui ne sauraient pas, fut dirigée par Quentin Tarantino. Rodriguez nous donne toutes les explications nécessaires dans son introduction avant de nous fournir un long quart d'heure de tournage d'une scène de voiture, sans voiture.

    Enfin, l'interactivité de Sin City s'achève, outre quelques bandes annonces, sur des suppléments qui n'apprendront définitivement rien sur la conception du film. Le concert Live (9min14 - vost) dévoile les talents de chanteur de Bruce Willis durant un concert organisé pendant le tournage du film, et Les tacos de Rodriguez (6mn22 - vost) n'est rien d'autre qu'une leçon de cuisine par le réalisateur lui-même pour apprendre à faire des Tortillas.
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    Total des votes : 6

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