

Making Of (13mn23 - vost) cette featurette promo n'apporte strictement rien si l'on a déjà vu le film. Bien entendu les intervenants se succèdent mais leurs propos ne se contentent que de faire l'éloge de Rodriguez (quelques énormités de la part de mademoiselle Murphy) ainsi que du film vendu à juste titre comme quelque chose d'énorme. Niveau information rien à en tirer donc, si ce n'est que Josh Hartnet fait partie de ceux qui ont encouragé Franck Miller à accepter l'adaptation.
Gnôle armes et calibres, les accessoires (10min56 - vost) :
Non, non, il ne s'agit pas d'un documentaire sur les chasseurs du plat pays mais d'un chouette module sur la conception des divers accessoires du film - et plus particulièrement les armes - qui bien qu'instructif baigne encore sensiblement dans la featurette promo. Il sera essentiellement question du point d'orgue que se sont fixés Robert Rodriguez et ses techniciens à reproduire fidèlement les dessins de Frank Miller et leurs diverses étapes de fabrication comme les croquis, le modelage informatique en 3D, la gravure en plastique, etc... On y apprendra surtout que le sabre de Moi est en fait celui de Kill Bill, sournoisement emprunté dans le garage de Quentin Tarantino. Une bonne occasion de bifurquer sur le budget alloué aux armes blanches dans le film de ce dernier, et lâcher quelques chiffres qui dépassent l'entendement...
Impers et bas résilles, les costumes (7min33 - vost) :
Dans la continuité de la conception des accessoires du film, on donne ici la parole à la costumière dont la volonté première était de se fondre dans la photographie particulière du film et de rester fidèle aux dessins originaux jusqu'à la moindre fibre, comparatif à l'appui. Comme toujours, Frank Miller laisse pleuvoir les louanges...
La recette de Sin City (12min22 - vost) :
Bien que trop court, ce module dévoile (à défaut de tout expliquer) la nature même de Sin City, le film, dans sa forme. Le choix du tout numérique au cinéma est aujourd'hui encore un peu discutable sur certains points, mais Robert Rodriguez parvient à argumenter avec une certaine légitimité ses nombreux choix, qu'ils soient esthétiques ou budgétaires. Mais le plus intéressant demeure tout de même les nombreuses vidéos dévoilées ici, tests ou images, qui prouvent tout l'intérêt d'un tel bricolage. Parce que morcelé de toute part, Sin City aura permis aux acteurs de discuter ensemble à plusieurs mois d'intervalles (la plupart d'entre eux ne se sont même pas croisés), et d'être pourtant dans la même image, mais il démontrera avec le commentaire de son réalisateur qu'il est désormais à la portée de n'importe qui de faire un petit film avec une bonne caméra, un fond vert et un ordinateur solide pour peu que l'on soit patient et talentueux. Le moindre flocon de neige, la moindre marche d'escalier, maison, porte, ou lampadaire visible dans le film n'ayant jamais réellement existé. On aurait préféré un making of plus long détaillant la conception de certains plans, mais les grandes lignes sont abordées.
Une caisse avec un toit amovible, Les voitures de Sin City (7min33 - vost) :
Sans véritable intérêt, ce module se contente de brièvement présenter les voitures du film en prenant bien évidemment soin de les comparer avec celles de la bande dessinée. Etre fier d'avoir été fidèle au matériau d'origine est une bonne chose, mais la recherche si compliquée pour y arriver, à peine évoquée, aurait mérité quelques images plus complètes.
La gueule de l'emploi, maquillage et effets spéciaux (9min02 - vost) :
C'est encore un peu cet aspect featurette commerciale avec des affiches du film partout derrière les intervenants qui gâche un tantinet l'intérêt d'un documentaire qui avait tout pour être captivant. On ne s'y attarde pas trop, mais les principaux intéressés reviennent sur le travail de maquillage effectué sur Mickey Rourke, Benicio Del Toro et Nick Stahl avec quelques vidéos de loges à l'appui en évoquant les nuances de couleurs nécessaires pour modifier certains éléments clés au moment de l'étalonnage numérique.
Sin City, Le tournage sur fond vert (12min25 - vost) :
Là encore, il ne s'agit pas d'un vrai making of, mais d'un simple accéléré du film dans sa version brute, sur fond vert en studio. Loin d'être une mauvaise idée, cette version "fois10" ne permet pourtant pas de profiter de cet amusant spectacle si ce n'est en lisant le film au ralenti où en arrêt sur image. Sans être tatillon, une vraie version "verte" dans sa durée normale (sur un autre disque par exemple) n'aurait pas été déplaisante pour mieux saisir tout le bidouillage numérique dont le film a bénéficié.
