Skyland - Saison 1

Test interactivité

3/5

L'interface nous propose d'emblée le choix des épisodes, sans autre forme de de présentation. Peu importe, les bonus sont situés sur le troisième disque à part les commentaires audio, et très clairement organisés. Bien qu'assez courts pour la plupart, ils donnent une bonne idée du travail imposant effectué sur cette série d'une exceptionnelle qualité artistique.


Suppléments

  • Commentaire audio de L'aube d'un jour nouveau, première et deuxième parties
    Le réalisateur Emmanuel Gorinstein nous accompagne durant les deux premiers épisodes de Skyland, qui ont bénéficié d'un soin particulier puisqu'ils posent les bases de toute la série.
    Sur le premier épisode, le réalisateur est accompagné du chef décorateur et directeur artistique Alexandre de Broca. Il commence par commenter le générique d'ouverture (qui changera à partir du troisième épisode), avant de s'attaquer à l'épisode proprement dit, qui définit les thématiques principales de la série. Le directeur artistique explicite les techniques utilisées pour créer l'espace idyllique de la maison des deux héros. Les deux hommes évoquent ensuite les difficultés rencontrées lors de la réalisation de ces épisodes, et parlent de leur souhait concernant le rendu, qu'ils voulaient proche du dessin-animé classique. Ils s'attardent aussi sur le travail des comédiens qui jouent les personnages en vue de la capture de mouvements.


    Sur le deuxième épisode, le réalisateur est accompagné des deux co-créateurs de Skyland, Alexandre de la Patellière et Mathieu Delaporte. Emmanuel Gorinstein en profite pour signaler une faute d'orthographe sur le nom du compositeur dans le générique d'ouverture des deux premiers épisodes : son nom n'est pas Paul Inston mais Paul Intson ! Les scénaristes expliquent en quoi consiste l'écriture de série, ce qu'est l'arche narrative, à quel type de série appartient Skyland. Ils reviennent longuement sur l'histoire et les caractériques des personnages de Mahad et Lena, ainsi que sur Mila et Oslo. Une fois de plus, un commentaire riche et instructif.


  • 2451 : Bienvenue sur Terre (26:00)
    Ce documentaire réalisé par Olivier Serrano passe en revue une bonne part de l'aventure Skyland, sachant qu'il ne s'agit là que d'une "première partie". Le réalisateur Emmanuel Gorinstein nous explique que l'idée est partie d'un "Paris sans les rues" et que les recherches visuelles ont plus précisément débuté à partir de croquis du Canal Saint-Martin.



    Les scénaristes principaux, Mathieu Delaporte et Alexandre de la Patellière, relatent l'évolution du concept original vers la série d'aventures, tandis que le directeur artistique commente l'univers "maritime" de Skyland, dont l'eau est justement absente. Interviennent aussi les producteurs Cédric Pilot, Aton Soumache et Alexis Vonarb, ainsi que le créateur des personnages Bertrand Gatignol qui revient en détail sur les designs des personnages, de leurs costumes, et sur le passage du model sheet à la modélisation 3D. Un très bon documentaire, instructif et bien rythmé, qui donne un très bon aperçu de la richesse de l'univers de Skyland. Les peintures définitives comme préparatoires sont magnifiques.



  • Du story-board à l'image animée (3:42)
    Ce supplément prend pour exemple une scène d'action particulièrement bien menée (la scène du boomerang de l'épisode 2) pour effectuer un comparatif story-board / rendu final. Il se divise en trois parties distinctes : 1/ le story-board seul 2/ Le rendu final et 3/ le rendu final avec une vignette en bas à droite sur laquelle défile le story-board. L'idée de se concentrer sur une seule scène est pertinente et le bonus bien fait.




  • La Taverne (4:35)
    Le directeur artistique Alexandre de Broca explique dans ce documentaire de quelle façon ont été réalisés les décors, qui ont nécessité deux ans de travail. Les images sompteuses de Skyland sont réalisées dans un espace tridimensionnel qui intègre subtilement de la 2D (les décors eux-mêmes, peints à la main) et de la 3D (les véhicules en général). La taverne-titre de ce bonus sert d'exemple d'un décor réalisé entièrement en 3D afin de rendre l'explication plus concrète et vivante. On apprend notamment que tous les éléments du décor, une fois passés en 3D, sont cotés pour permettre aux acteurs de bénéficier des repères les plus exacts possibles. Un supplément bref mais passionnant.



  • Galeries
    A l'origine (1:33): les premiers croquis d'Emmanuel Gorinstein, extrêmement détaillés et réalisés avec un sens impressionnant de la perspective, défilent les uns après les autres.


    Concepts graphiques (3:30): ces illustrations splendides ont servi de base à la réalisations des décors en 2D et 3D de la série. Leur minutie et leur profondeur laissent béat(e).


    Matte Painting (2:50): les peintures traditionnelles utilisées sur la série sont une fois de plus éblouissantes, en particulier les incroyables vues de Paris dévasté. On en redemande !



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