Attention : le même jour sortira une édition ne contenant que le premier DVD. Cette Edition Collecot en contient deux.
Si parmi "les" acteurs, il ne faudra se contenter que de la présence de Tobey Maguire, on peut toutefois se réjouir de celle à ses coté de Sam Raimi pour commenter le film parallèlement aux producteurs Avi Arad et Grant Curtis. Enregistrés avant même la sortie du film en salles et probablement en plein boum promotionnel, les intervenants ne semblent pas réellement jouer le jeu à fond et se contentent, au mieux de décortiquer la psychologie de certains personnages, au pire de paraphraser ce qu'ils ont sous les yeux et ce qui sera admirablement proposé sur le second disque. Etrangement le plus bavard de tous n'est autre que Tobey Maguire, le seul à vraiment réagir à ce qui se passe à l'écran et également le seul à ne pas savoir garder un secret puisque monsieur nous révèle nombre d'anecdotes sur
qu'il a déjà hâte de voir monté.
Tobey Maguire et Sam Raimi sur le tournageCommentaire audio technique :La parole est donnée aux deux dirigeants (animatronique et marionnettes) ayant sans doute dû s'atteler à l'exercice le plus ardu du film - l'animation et la crédibilité des tentacules de Octopus - et aux concepteurs des effets spéciaux numériques. Bien plus enjoués que les intervenants précédents, les techniciens s'avèrent de véritables moulins à paroles débitant une mine d'informations sur l'ingéniosité du montage et les astuces diverses pour rendre cohérent tout ce qui se passe à l'écran. Dévorés par la passion et sans jamais tomber dans la congratulation insipide, ils accouchent ici d'une excellente amorce de ce qui nous attend sur le second DVD.
Le sixième sens de l'araignée 2 :Cette section propose tout le long du film des bulles informatives à l'instar de l'édition de
Spider-Man 1, ou encore de celle de
Pulp Fiction . Le moindre élément essentiel apparaissant à l'écran est ainsi l'objet d'explications détaillées (biographies, filmographies, comparatifs à la bande dessinée, etc.), d'anecdotes et de clins d'oeil divers. Beaucoup plus riche que les deux pistes de commentaire réunies, cette section possède quand même l'inconvénient comme toutes ses homologues d'être silencieuse et donc peut rapidement lasser son spectateur par son manque d'entrain. Un excellent bonus qu'il serait préférable de suivre en plusieurs fois donc.
Web-i-sodes (8min20) :Ces quatre petites featurettes diffusées sur le net n'ont bien sûr aucun intérêt pour les possesseurs de l'édition collector, leur contenu étant largement approfondi sur le second disque de celle-ci. Néanmoins elles proposent de sympathiques archives qu'on aurait souhaité un peu plus nombreuses. Les premières images officielles du film n'ayant pas été encore diffusées à l'époque, ces minis documentaires sont essentiellement composés d'extraits du premier ainsi que de conférences de presses organisées en pleine production. Le plus amusant reste toutefois celui traitant de J. Jonah Jameson, le patron de Peter Parker, et du stupéfiant travail de maquillage exercé sur le comédien à l'origine chauve et sans moustache.
Bêtisier (7min30) :Sans pour autant nous décrocher la mâchoire, ce bêtisier propose le sympathique spectacle des acteurs lutter contre le matériel ou s'esclaffer à la moindre occasion, surtout Maguire et Molina qui ne sont pas sérieux pour un sou. Mention spéciale à la dizaine de sacs à dos que le jeune comédien à dû se prendre en plein visage pour les besoins d'une courte séquence.
L'interactivité du premier disque ne serait bien évidemment pas complète sans le clip vidéo d'usage, ici la chanson
Ordinary (3min52) ainsi que les nombreuses bandes-annonces de l'éditeur:
Steamboy, Astro boy, Closer, Hellboy, Seinfeld et The Punisher.
Mais les choses sérieuses commencent véritablement avec le second disque...
DVD 2 (Edition collector uniquement)
L'incroyable making of (126min12) :Si l'édition collector du premier volet de Spider-Man, malgré son succès, n'était que sympathique à défaut d'être mémorable, il en est tout autrement de celle de Spider-Man 2, et ce dès ce long making-of. Durant plus de deux heures, absolument toutes les étapes de la création du film sont ainsi décortiquées jusque dans le moindre recoin. Pas de doute, Columbia bichonne son bonus avec le plus grand soin : casting, conception des décors et leur prévisualisation 3D, création des costume, utilisation de la Spydercam, réalisation des cascades (où l'on découvre que Tante May n'a pas été doublée pour ses plans périlleux) et effets spéciaux physiques, montage, effets visuels et orchestration sont exposés sans même jamais basculer dans l'auto-promo.

Ainsi la plupart des intervenants reconnaissent, amusés mais épuisés, n'avoir même pas pris la peine de souffler entre les deux épisodes et ne pas être si emballés à se remettre au travail aussi tôt. La cause de tous ces maux ? Ce petit bonhomme tiré à quatre épingle qu'est Sam raimi déambulant de plateaux en plateaux, tantôt intimement impliqué dans sa direction d'acteurs et la responsabilité de réaliser un tel projet, tantôt véritable pince sans rire, balançant des vannes à outrances avec un sérieux glacial expliquant les perpétuels fous rires d'Alfred Molina et nous donnant un aperçu de ce qu'à du être l'ambiance sur le tournage des
Evil Dead. Outrage ultime suite au tournage périlleux d'une séquence d'incendie au coeur de laquelle Tobey Maguire trahit un agacement certain à avoir tourné au coeur des flammes, le réalisateur et son ton monocorde s'inquiète: "j'espère que personne ne verra que c'est une image de synthèse" avant de laisser planer un long silence pour enfin fixer la caméra d'un oeil malicieux et lâcher un petit "Je plaisante" désabusé. Aucun doute : ce gars là est resté un gosse. Pour notre plus grand plaisir et ce, jusque dans la conclusion de son making of.
Un héros en pleine crise (14min50) :Sujet opposant les spectateurs en deux groupes, il est ici question des états d'âme de Peter Parker et de ce qui fini par le pousser à abandonner son costume, dans ses albums tout comme dans le film. Sam Raimi a su être suffisamment explicite dans ses deux métrages pour que l'on comprenne clairement ce qui ne tourne pas toujours rond dans la tête de son héros, et les propos des intervenants, auteurs du comics et équipe du film, ne font que paraphraser ce que nous avons tous vu. Bref rien de nouveau.
Ock-umentaire: huit bras pour vous servir (22min11) :
Après nous avoir été généreusement rassasié avec un énorme making-of digne de ce nom, alors que nous ne demandions qu'à nous arrêter là, arrive un second décorticage de production loin du gadget car s'attardant sur la conception du très charismatique Doc-Ock. Après une courte présentation, destinée surtout aux ignares (dont votre serviteur) n'ayant pas ou peu entendu parler du personnage en question avant le film et nourrie de passionnantes interventions de Stan Lee et des autres auteurs de la série, ce dockumentaire se tourne vers la douloureuse étape de la création des bras tentaculaires. Défilent ainsi sous nos yeux une multitude de vidéos-tests des studios à travers lesquelles toutes les combines possibles furent envisagées pour donner vie à ces attributs indispensables : mousse, latex, animatroniques, marionnettistes, infographistes et autres apprentissages du maniement parfait rendent totalement passionnante la résolution de ce qui a été longtemps un casse-tête pour l'équipe des effets spéciaux.
Alfred Molina, faisant le clown sur le plateau Les femmes de Spider-man (15min27) :
Au même titre que le documentaire s'attardant sur la crise existentielle de Peter Parker, ce segment a tendance à faire écho avec le film en présentant à nouveau tout les personnages féminins du film. Toutefois, Gwen Stacy est désormais introduite aux non-initiés du comics et sa substitution à l'écran malgré son importance est désormais clairement mise en évidence. Il y a toutefois de fortes chances que cela lasse vite les fans connaissant les personnages sur le bout des doigts.
Entrez dans la toile (14min18) :
Trois caméras témoins nous permettent d'observer en multi angle et en temps réel le tournage de quatre plans forts constituant la scène finale .Huit journées de dur labeur en studio pour un résultat à l'écran de 25 secondes. Impressionnant.
L'énorme interactivité de ce second opus de
Spider-man envoyant illico le premier dans les cordes se conclue enfin après des heures et des heures d'informations, sur
Les clichés de Peter Parker, en fait la galerie des illustrations utilisées dans le générique de début, ainsi que sur la
bande annonce (2min12) et le
making of du jeu vidéo éponyme (3min33).
Bonus cachés :- Dans le menu de l'incroyable making of, cliquez vers le haut pour mettre le tentacule de Doc-Ock en surbrillance. Vous accéderez à la visite d'un invité surprise (1min12) en la personne de Willem Dafoe, visiblement très motivé pour interpréter également l'homme aux bras mécaniques.
En se baladant sur le menu des "Clichés de Peter Parker", si vous cliquez sur la tête du super héros vous arriverez à une petite improvisation chantée de monsieur Alfred Molina (36 sec).
Ce sourire rappelle quelqu'un...Après une sympathique mais frustrante édition de Spider-Man premier du nom, Columbia ajuste le tir avec une édition collector à la hauteur des ambitions de
Spider-Man 2 : riche et complète.