L'attente est enfin récompensée avec l'un des DVD les plus riches et les plus joliment et intelligemment conçus qui ait jamais vu le jour.
La première constatation provient du film en lui même qui a connu un lifting " lucasien ", c'est à dire qu'il n'est désormais plus possible (du moins en DVD) de revoir le film tel qu'il a été projeté en salles. Le syndrome première trilogie a frappé Lucas avant même qu'il laisse sortir le film dans son métrage original. Assez énervant surtout qu'on voit mal un jour débarquer la version plus courte (seule espoir : un coffret ultime regroupant plus tard tous les films avec toutes les versions possibles au moyen du seamless branching). Les changements ont été opérés pour la scène de la podrace désormais d'une durée de plus de 15 mn (mais attention, Lucas avoue qu'au départ elle durait 25 mn donc peut être un jour une nouvelle nouvelle version de cette scène) et lors de l'arrivée sur la planète Coruscant avec une séquence de taxi aérien qui nous permet de mieux découvrir la ville.
Supervisé par Van Ling (un as dans son domaine comme le prouve des DVD de référence comme
T2 Ultimate (le Z1, pas le Z2 évidemment) et
Abyss (idem), le DVD de
Star Wars Episode I en impose dès sa présentation. Le soin apporté aux multiples menus (il n'y en a pas un qui se ressemble et la plupart sont animés) et à leur transition à la fois ludique et limpide (de même, ce ne sont jamais les mêmes) enthousiasme au plus haut point. Si parfois les accès aux rubriques peuvent paraître longues (principalement quand on a déjà décortiquer les DVD plus d'une fois), cela ne vient pas tempérer notre jugement sur ce qui est sans doute le DVD le plus accompli en terme d'ergonomie. Il suffit de s'apercevoir que le menu du premier disque est en fait triple pour se rendre compte du travail effectué par Van Ling et son équipe.

En effet, à chaque fois que vous insérez le DVD dans votre lecteur, le disque choisit au hasard un menu d'accueil. Vous aurez ainsi le droit entre la planète Tatooine, Naboo ou la cité de Coruscant (et à chaque fois, les chapitres et le menu set up adopte aussi l'univers de la planète). Pour pouvoir librement obtenir l'univers désiré, tapez 1 sur votre télécommande (puis enter) lorsque le disque démarre les crédits pour avoir Coruscant, 2 pour Tatooine et 3 pour Naboo. Pour démontrer une dernière fois à quel point cette édition a été conçue et pensée avec soin et intelligence : la quasi totalité des menus et surtout des suppléments sont présentées en 16/9 et en VOST. Cela évite les manipulations énervantes quand on accède à un bonus.
Le premier DVD offre comme bonus de choix le
commentaire audio (en
VOST) de George Lucas accompagné de son producteur, Rick McCallum, un de ses monteurs, Ben Burtt, et les principaux chefs des effets spéciaux : Rob Coleman, John Knoll, Dennis Muren et Scott Squires. Il s'agit d'un montage habile de leurs différentes interventions enregistrées pour la plupart séparément. C'est dire que les blancs sont bannis de ce commentaire (de manière quelque peu touchante, le seul moment de silence un peu prolongé a lieu durant le début de l'enterrement de Qui-Gon Jinn) qui est sans difficulté l'un des plus riches et les plus argumentés que le support DVD ait connu jusqu'ici. Bien sûr, on y parle souvent technique au vu du nombre important de spécialistes des effets spéciaux mais l'intelligence du commentaire est d'avoir presque à chaque fois laissé l'opportunité à Lucas d'introduire les scènes. Ses interventions les replacent dans leur contexte historique, le réalisateur faisant souvent référence aux autres épisodes et s'attardent parfois sur les motivations des personnages. En tout cas, il ressort du commentaire que Lucas a tout planifié et qu'il connaît à la perfection son univers et qu'il sait exactement où il veut aller et où il veut entraîner le spectateur. Chacun des intervenants n'hésitent jamais à livrer quelques secrets qui raviront les fans de la série. A ce jeu là, c'est Lucas qui gagne en avouant par exemple préférer R2-D2 à C3-PO. Il avoue également s'être trompé lors de la scène sur Tatooine (chap 24) avec la tresse d'Obi-Wan qui se trouve à sa gauche (au lieu de la droite pour le reste du film). L'un des collaborateurs de Lucas revient sur la course de pods et explique que sa longueur est due en partie à l'intervention de Ron Howard qui après que Lucas lui ait montré un des premiers montages du film, a suggéré que le suspense autour d'Anakin devait être quelque peu rallongé. Bref, un commentaire audio qui va ravir les admirateurs du film par sa multitude d'infos croustillantes et qui fait presque oublier qu'on aurait pas dit non à la présence de quelques acteurs (Ewan McGregor et Natalie Portman en tête). A noter que l'écoute du commentaire est grandement facilitée par le fait que chaque intervenant voit son nom être affiché dans les sous-titres avant qu'il prenne la parole.
Le deuxième disque au menu certes moins élaboré (il n'y en a qu'un donc inutile de relancer votre machine) mais tout aussi riche et joliment animé (notamment quatre écrans qui présentent sous forme d'hologramme des extraits du film) propose quatre grandes sections.
La première section
Bandes-annonces cinéma et spots TV se décompose en deux pages. La première est consacrée à la pré-bande-annonce et à la bande-annonce cinéma (2'02 et 2'20 avec les mêmes caractéristiques techniques : Vost, format respecté, 16/9 mais uniquement en Dolby Surround) ainsi qu'à un
clip musical de
Duel of the Fates (4' 17, Dolby Surround mais encodage 4/3). Ce dernier mélange images du film, du tournage et de l'enregistrement de la musique avec John Williams à la baguette.
Après une transition grandiose à la fluidité on ne peut plus agréable, on accède à la page des Spots TV. Il y en a 7 regroupées en deux thèmes : Les poèmes symphoniques (5) et L'aventure (2). Chacun dure 30 secondes à l'exception de
Un amour (1'). Les caractéristiques techniques sont identiques : Vost, Dolby Surround, format 1.85 et encodage 4/3. La qualité de l'image est bonne mais manque de définition.
La section suivante est la plus passionnante de ce deuxième DVD. Sur une page animée et musicale (le magnifique Duel of the Fates) où l'on retrouve le duel entre Darth Maul et Qui-Gon Jinn, trois choix s'offrent à nous.
Tout d'abord, un
documentaire consacré aux scènes inédites qui permet à Lucas et ses acolytes d'expliquer les raisons des coupes. Ainsi après une introduction de plus de 7 minutes, chacune des scènes inédites est précédée d'informations brèves mais précises sur leur non intégration au métrage final. Le début de ce reportage permet d'avoir l'avis d'autres cinéastes (Coppola, Kaufman) sur le difficile choix que doit opérer un réalisateur lors du montage définitif. Kaufman explique ainsi qu'il a du couper dans
L'insoutenable légèreté de l'être une scène qui fonctionnait parfaitement pour des raisons de rythme. C'est d'ailleurs ce même argument que Lucas et ses collaborateurs mettent en avant (la volonté de ne pas trop dépasser les deux heures,...). Lucas met aussi en avant que c'est pour la sortie du DVD que ces séquences inédites ont obtenu une finalisation de leurs effets spéciaux. Il ne faut pas rater le générique de fin de ce document : des images gags particulièrement efficaces (le vaisseau toaster géant,...) vous y attendent.
Les
scènes inédites peuvent être visionnées seules dans une autre rubrique. Elles sont au nombre de 7 dont trois ont été en partie réintégrées au film.
Un effort conséquent a été effectué puisque les séquences sont présentées en 2.35, encodage 16/9, DD 5.1 et Vost.
Séquence intégrale de la course de modules (6' 40) : Il s'agit en fait de la présentation de tous les participants à la course. C'est l'occasion pour Lucas d'offrir un galerie de tronches qui manquait un peu à l'épisode I (surtout en comparaison des épisodes précédents). Cette séquence figure en grande partie désormais dans la version finale du film.
La course des modules - 2ème tour (3' 41) : Là, on est en plein coeur de la course. Deux ajouts significatifs : on voit des petits robots (le même type que celui que Jar Jar met involontairement en marche chez Watto) en train de venir ramasser les débris d'un vaisseau ainsi que la première mésaventure d'Anakin durant la course, bien avant celle qu'il rencontrera avec Sebulba et comment avec calme et lucidité il réussit à remettre son podrace sur les bons rails. A noter que les fans de l'épisode 4 seront ravis de retrouver les Jawas. Une partie de cette séquence fait également partie du nouveau montage voulu par Lucas.
La séquence de la chute d'eau (1' 42) : Elle se situe au moment où le vaisseau amphibien transportant Gon Jinn, Obi-Wan et Jar Jar Binks fait surface à côté du palais de la reine Amidala. Cette scène d'action montre comment nos héros échappent de peu (surtout JarJar) à une chute vertigineuse. Les effets spéciaux, mêmes finalisés avec soin, ne sont pas très convaincants.
La séquence du taxi aérien (1' 01) : Réintégrée donc au film, elle permet de voir un peu mieux Coruscant et ses infrastructures majestueuses et gigantesques lorsque Anakin, Padmé et Jar Jar embarquent dans un taxi qui les fait traverser une partie de la cité. La beauté visuelle des plans est du même acabit que ceux mettant déjà brièvement en valeur la ville dans le montage initial. La scène, finalement, paraît encore trop courte et paradoxalement nous laisse sur notre faim.
L'aube de la course (1' 03) : Scène qui montre les derniers préparatifs autour du vaisseau d'Anakin et se termine par Padmé venant réveiller au matin le jeune pilote. Une séquence qui n'apporte vraiment rien.
La bagarre entre Anakin et Greedo (50 sec) : Greedo est le personnage qui se fait tuer par Han Solo dans un bar de Tatooine dans
Episode 4. Remarque prémonitoire et donc bien amusante d'un de ses amis à la suite de la dispute. La scène cherche également à montrer qu'Anakin possède un caractère belliqueux.
Adieu Jira (57 sec) : Cette scène manque terriblement au film. Elle permettait de faire une pause entre le départ de Darth Maul et son attaque dans les dunes de Tatooine. On comprend aussi pourquoi Anakin et Gon Jinn sont pressés de partir après que ce dernier ait détruit un des robots surveillances du guerrier Sith.
Deux bonus cachés figurent dans cette section. Le premier se trouve sur la page de la première scène inédite. Allez sur menu précédent puis allez sur la droite. Un petit icône jaune apparaît, cliquez et vous avez le droit à des brefs interviews (Vost, 2' 35) des responsables des effets spéciaux qui reviennent sur les participants de la podrace et leur histoire. Cerise sur le gâteau, un plan inédit : vue subjectif de Jabba en train de manger une grenouille.
Le deuxième bonus se trouve sur l'autre page concernant la podrace (scène inédite numéro 2). Même manipulation que précédemment pour une série de courtes discussions (1' 54, Vost) sur ce qui plaît le plus à l'équipe technique dans la course de pod.
Dernière section et non des moindres de cette partie :
" Le commencement " : Réalisation de l'épisode I, un documentaire de 66 minutes qui fait le tour de toutes les étapes de fabrication du film, de sa genèse (les premiers préparatifs avec Lucas montrant les storyboards à ses collaborateurs pour expliquer ce qu'il désire obtenir) au choix du casting (notamment celui de jeune Anakin) en passant par le tournage complexe (et galère suite à une tempête qui détruit tout le plateau lors de l'étape tunisienne) pour finir sur la post-production faite dans des temps records (pour un film de cette envergure). D'une richesse fantastique, ce making of (l'un des meilleurs qui nous ait été donné de voir) nous invite à être le spectateur privilégié de la création de
L'Episode I.
Les moments fascinants se multiplient comme celui où l'on découvre Lucas expliquant la nature de son film et des péripéties à...Spielberg, qui comme n'importe quel fan pose des questions sur l'histoire ou encore la joie immense, presque infantile de Ewan Mc Gregor quand on lui présente les sabres laser et qu'on lui demande d'en choisir un sans oublier ce moment étonnant où l'on découvre comment Lucas, grâce aux techniques de montage ultra moderne mis à sa disposition, réussit à faire changer la nature d'un plan (ils déplacent littéralement les acteurs dans le cadre) sans avoir besoin de le retourner.
Quant à la fin du documentaire, les fans de la saga seront quelque peu hystériques de voir Lucas en train de se mettre à écrire les premiers mots de l'
Episode 2 (Fade In Space mais ça, on s'en doutait un peu). Un immense reproche : ce making of est vraiment mais alors vraiment trop court. Une telle qualité forcement, cela rend exigeant.
La troisième partie,
Documentaires, documents web et Starwars.com (tout est y sous-titré) recèle un nombre imposant de petits reportages (17') qui reviennent sur certains points précis de la production du film et ainsi complètent de manière admirable le documentaire précédent (expliquant ainsi pourquoi il paraît trop court). Outre un accès au site officiel du DVD de l'
Episode I et au site officiel de
Star Wars via le DVD-Rom, cette section regroupe deux rubriques conséquentes.
Documentaires (40' 10) : Décomposée en 5 catégories, il s'agit de revenir plus spécifiquement que le long making of sur certains secteurs du film. Rigoureux, précis et constamment pertinents, ces documents sont une source d'infos précieuse.
On commence par
Les effets spéciaux (8' 37) qui revient sur le défi qu'a constitué
Episode I en termes de prouesses technologiques. (rejoignant ainsi le commentaire audio où les intervenants n'arrêtent pas de citer ce mot de défi en parlant des effets spéciaux du film). Un leitomtiv durant tous les suppléments de ce DVD : Lucas est un chef de bataille qui supervise tout ayant une idée bien précise de ce qu'il veut et qui a su s'adjoindre des partenaires précieux et ultra compétents.
Les costumes (8' 08) : Principalement consacré à la garde robe monumentale et si variée de la reine Amidala (un costume par apparition). Lucas insiste sur le fait que jamais avant il ne s'était autant intéressé au look vestimentaire de ses personnages. La présence juvénile et souriante de Natalie Portman fait plaisir à voir et prouve que contrairement aux rumeurs elle semble avoir pris un plaisir fou sur le tournage.
Le décor (7' 14) : Le reportage revient sur la fabrication des principaux décors et engins du film. On y découvre toutes les possibilités offertes à Lucas par ses collaborateurs qui avouent qu'avec tous les projets rejetés, il serait facile de faire un tout autre film (à noter, un défilement ultra rapide de ces croquis et dessins non retenus par Lucas).
Les combats (7' 55) : Principalement consacré aux nombreuses répétitions du combat final entre Darth Maul et les deux Jedis. On y découvre notamment Ray Parker, interprète talentueux et o combien physique (il effectue toutes ses cascades) du guerrier Sith. Attention, lors du test, les sous-titres ne fonctionnaient pas très bien lors de ce reportage ayant même tendance à disparaître.
L'histoire (8' 13) : Moins intéressant et informatif que les précédents reportages, il permet néanmoins de recueillir les impressions plus qu'enthousiastes des acteurs sur le fait d'être dans un
Star Wars.
Documentaires internet : On nous indique que ces documents vidéos (12 au total) ont d'abord été diffusé sur le site officiel de
Star Wars durant la réalisation de l'
Episode I afin de faire patienter les fans (ce qui est confirmé durant les reportages par une image voilée sur les planches du storyboard afin de ne pas dévoiler les rebondissements du film).
1) Ce qu'il me faut c'est une idée (4' 18) : Evoque le processus d'écriture de Lucas. On apprend ainsi que les prémices du scénario de l'
Episode I remonte à 1994.
2) Des milliers de choses (5' 35) : Le travail créatif issu des relations entre Lucas et ses collaborateurs. Après avoir reçu des directives, ces derniers proposent leur vision et c'est à Lucas d'avaliser leur projet. Le reportage, ici, tourne surtout autour de la conception des vaisseaux spatiaux (celui que pilote Anakin à la fin du film) très différents dans leur look que les fameux X-Wings de la première trilogie.
3) Doux foyer (3' 37) : Concerne la demeure d'Anakin sur Tatooine. C'est le premier décor qui fut finaliser et accepter par Lucas. On voit le décor se construire sous nos yeux alors même que le début du tournage approche à toute vitesse (presque rien ne semble construit alors que le démarrage est prévu dans huit semaines). Là encore, on retrouve Lucas, en superviseur attentif expliquant ce qui lui convient et ce qu'il aimerait avoir (le côté taudis de la demeure notamment).
4) Des garçons au paradis (4' 18) : Visite guidée de l'entrepôt qui regroupe tous les accessoires du film. Une sorte de caverne d'Ali Baba pour tout fan de la saga.
5) C'est un film monstre (3' 32) : Une autre visite guidée cette fois-ci dans les ateliers de confection des monstres et autres aliens du film. Une sacré ribambelle de tronches dont celle o combien surprenante et nostalgique de Chewbacca.
6) L'apogée des Jedi (4' 12) : Redondant avec le reportage
Les combats de la rubrique précédente. Lucas insiste sur sa volonté de montrer enfin un vrai combat de Jedis, chaque combattant étant de force égale et maîtrisant parfaitement la force et les techniques de combat. Le reportage montre principalement les répétitions acharnées des acteurs et cascadeurs.
7) Les assistants réalisateur (5' 31) : Montre la journée type d'un assistant réalisateur sur un projet aussi énorme que l'
Episode I. Une bonne dose d'organisation et de courage pour des journées de travail acharnées. Un reportage différent et qui montre un aspect finalement peu connu du tournage.
8) Trois mille Anakins (4' 57) : Revient sur le casting plus qu'ardu du rôle d'Anakin. Même si cette problématique était évoquée dans le long making of, ce reportage développe encore plus les problématiques entourant le choix d'Anakin.
9) A la guerre comme à la guerre (7' 32) : Reportage consacré à la partie du tournage ayant eu lieu en Tunisie. On y découvre l'infrastructure immense déployé puis les ajustements effectués suite à la tempête qui détruisit une grande partie du plateau.
10) Le drame des costumes (4' 10) : Totalement redondant avec le bonus
Les costumes. On retrouve les préparatifs consacrés aux robes de la reine Amidala.
11) Mauvais karma pour un droïde (5' 34) : Entièrement consacré aux galères de R2-D2. Le vieux R2, datant de 20 ans, avait un mal fou à fonctionner (plans de ses ratages très amusants) et frustrer tout le monde, Lucas en premier qui pourtant se rappelait que tout fonctionnait bien sur le
Retour du Jedi. Finalement, Rick McCallum, ayant pitié des nerfs de son réalisateur, demanda de créer un nouveau R2-D2 qui bien que très performant (il se déplace sans difficulté partout désormais), a connu son lot de désagréments durant certaines séquences. Un reportage souvent désopilant notamment lorsque le droïde se plante dans le mur lors d'une scène dans la maison d'Anakin sur Tatooine.
12) la musique du film (4' 41) : Reportage passionnant où l'on voit John Williams au travail en train d'enregistrer le
Duel of the fates. Le maestro et Lucas évoquent également leur collaboration. C'est assez amusant que le document soit intégralement axé sur ce morceau de la BO sachant que Williams en veut à Lucas de ne pas avoir intégré toute sa partition dans le film.
Dernière partie de cette extraordinaire interactivité : Les
Animations et galeries de photos (un conseil : attendez un peu avant de sélectionner une rubrique et vous pourrez alors vous faire engueuler en Vost par Watto). Décomposée en 8 sections, cette partie possède deux axes bien spécifiques.
La première concerne les animatiques, sorte de storyboards animés en 3D par ordinateur et les storyboards du film qui vont permettre d'utiliser la touche multi-angle. Il y a tout d'abord un brève introduction (1' 59, Vost) où tout le monde à commencer par Rick McCallum (producteur) vante les mérites de la technique de l'animatique. Puis viennent le décorticage avec multi-angle de deux séquences du film.
Animation de la course de modules (2' 36) et
Animation de la séquence sous-marine (1' 27) proposent ainsi quatre angles pour analyser leur fabrication : storyboards originaux avec l'angle 1, tests des animations et des actions réelles avec l'angle 2, scène achevée du film avec l'angle 3 et enfin un écran qui combine les précédents angles grâce à l'angle 4. Très réussi (à l'image de ce que le DVD des
Rivières pourpres avait déjà proposé) et particulièrement intéressant pour ce qui concerne le deuxième angle, le recours à l'animatique étant encore rare (du moins, sa représentation sur support DVD).
L'autre axe concerne la promo du film avec des photos, des affiches et un reportage sur le jeu vidéo.
Photos inédites du tournage : Une rubrique particulièrement soignée puisqu'il est possible de regarder les nombreuses photos avec ou sans légende. Les textes explicatifs étant d'une richesse bienvenue. Superbe astuce : la légende s'active ou se désactive en allant simplement avec le curseur vers le bas. Cela permet en un clin d'oeil de voir la photo dans une taille conséquente après avoir lu le texte l'accompagnant. Simple et terriblement efficace. Le visionnage de cette rubrique devient ainsi vraiment plaisante d'autant plus que les clichés proposés sont souvent d'un grand intérêt et permettent notamment de découvrir deux photos issues de scènes inédites non présentées sur ce DVD (le premier combat entre Darth Maul et Qui-Gon Jinn se finissait sur la passerelle du vaisseau comme l'atteste le cliché).
Documents publicitaires : Petite rubrique qui contient en fait les 9 affiches des personnages principaux (Qui-Gon, Obi-Wan, Amidala, Anakin, Darth Maul, Jar Jar, Watto, Mace Windu et un droïde). La taille importante des posters est particulièrement appréciable.
Affiches : Après le teaser poster (Anakin et son ombre qui prend la forme de Darth Vador), on a le droit à un ribambelle d'affiches du film dans les différents pays. Constatation : c'est toujours la même à quelques petits détails près.
Pour finir,
Star Wars Starfighter : la réalisation d'un jeu est donc un making of sur le jeu tiré de
L'Episode I. Franchement pas palpitant surtout qu'il est présenté en VO pure (une première sur le DVD) et uniquement en 4/3 (une exception sur le DVD).
Fans de la première trilogie, sachez que cette édition de l'
Episode I constitue la première possibilité de voir des images des films sur support DVD (surtout le premier). Intégrées notamment dans la section
Documentaires, documents web et Starwars.com, elles s'avèrent désastreuses en termes de qualité. On a l'impression de voir les masters des LD (ou pire des VHS) qui ont été encodés ensuite en 16/9. Forcement frustrant. Pour finir sur une note positive, dévoilons le dernier
bonus caché de l'édition. Il se trouve sur le premier disque dans la section des langues. Il faut aller sur le logo THX puis composer le nombre 11. Le logo LucasFilm se met alors lui aussi en jaune. Composez alors le 3 puis le 8 (tiens, tiens,
THX 1138, ça me rappelle quelque chose ce titre) et vous aurez alors accès aux crédits du DVD durant deux minutes qui sont entrecoupés de prises ratées hilarantes (uniquement en VO) à la manière d'un
Toy Story.
En attendant la sortie plus qu'hypothétique des trois précédents épisodes (Lucas ne semble pas vouloir les sortir tant que sa saga n'est pas terminée), de la resortie d'un autre collector encore plus impressionnant (on te connaît trop George), il est bien difficile de résister à l'acquisition d'un tel DVD. Car, en mettant une seconde de côté la nature artistique du projet, force est de constater qu'en matière purement technique et en termes d'informations sur la fabrication d'un film, le DVD de
Star Wars Episode I n'a pratiquement aucun concurrent.
Critique technique par Laurent Pécha