Pour cette nouvelle édition de
Stargate (le DVD édité par Pioneer était depuis longtemps épuisé), le Studio Canal a bien fait les choses en proposant un double DVD. Les deux disques offrent le même type de menus animés avec comme illustration principale et incontournable, la porte des étoiles qui se met à tourner dès qu'une sélection a été effectuée.
Sur le premier disque, on retrouve outre la version cinéma du film, quatre suppléments.
Tout d'abord les
filmographies(juste la liste des films) de Roland Emmerich, Kurt Russell (mais avec un seul l selon l'éditeur), James Spader, Jaye Davidson, Mili Avital, David Arnold (compositeur) et Dean Devlin (scénariste et producteur).
Le
making of (Vost, 22mn 18) est de manière surprenante assez riche en images du tournage (moins toutefois que le deuxième présent sur l'autre disque). Avec en plus de nombreuses courtes interviews des principaux protagonistes, il se regarde agréablement même si les propos et les anecdotes ne volent pas vraiment plus hauts que ceux offerts habituellement sur les featurettes. Des deux making-of, il est également celui qui montre le plus d'extraits du film (beaucoup trop d'ailleurs).
Les
films annonces permettent de découvrir l'une à la suite de l'autre la bande annonce du film en VOST puis en VF. Format respecté pour l'occasion mais encodage 4/3 et piste en 2.0 uniquement.
Dernier minuscule bonus, les
affiches : on peut admirer celle utilisée pour le marché français ainsi que celle pour les Etats-Unis.
On reste pour le moment terriblement déçu par ces suppléments insignifiants. Heureusement, le deuxième DVD rattrape le coup. Il permet en premier lieu de pouvoir visionner la version longue de
Stargate. Près de neuf minutes ont été ajoutées. Pour savoir exactement où se situe les scènes supplémentaires, l'écoute du commentaire audio est judicieuse puisque Emmerich et Devlin font à chaque fois référence à ces ajouts. Et comme ils le disent eux même si bien, ces séquences n'apportent pas grand chose au récit et leur coupe a été justifiée pour des raisons de rythme du récit. Pour les amateurs, il ne faudra pas attendre longtemps puisque le film s'ouvre justement sur une scène inédite (qui était en fait en flash-back dans la version cinéma).
Sur cette version longue, on peut donc écouter les
commentaires (Vost) des deux compères et instigateurs du projet. A défaut d'être passionnantes, leurs interventions ont le mérite d'offrir quelques anecdotes du tournage intéressantes. On s'amusera à compter combien de fois ils avouent apprécier la musique composée par David Arnold (toutes les dix minutes, le compositeur a le droit à un compliment) tout en remarquant leur enthousiasme pour le film (à la limite de l'autosatisfaction).
La rubrique
En + regroupe trois bonus. Les
coulisses du tournage (Vost, 26mn 14) ressemble beaucoup au précédent making of mais parvient à être intéressant grâce principalement à la présence d'un plus grand nombre d'images du tournage. Mais pourquoi l'éditeur n'a-t-il cherché à regrouper les deux documentaires, afin de nous éviter à regarder plus ou moins deux fois la même chose ?
Les deux autres sections,
Storyboard et
Galerie de photos (très exhaustive avec ses quatre parties) souffrent de la présentation des dessins du storyboard et des photos (du moins pour deux rubriques) : une taille réduite que la présence de deux éléments à chaque page ne vient pas arranger.
On regrette que la piste isolée de la BO de David Arnold, initialement prévue, n'ait pas pu être intégrée.