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dvdrama

Steamboy - Edition Collector

Test interactivité

3/5
Se trouve sur le premier DVD le film dans sa version director's cut . La durée reste la même qu'au cinéma (rapporté à la vitesse video) et aucun changement n'est à noter. Il se pourrait donc que cette mention director's cut concerne plutôt les Etats-Unis où le film aurait pu être coupé, à l'instar de Hellboy chez le même éditeur qui affiche la même mention alors qu'il s'agit du film tel que nous l'avons vu en salles en France.


Ce premier DVD est introduit par un menu animé mêlant une jolie 3D à des extraits intégrés harmonieusement. Comme seuls bonus, on ne trouve que des bandes annonces : celles de Astro Boy, Cowboy Bebop, Cyborg 009, Memories, Metropolis (de Osamu Tezuka) et Tokyo Godfathers.

Il faudra se procurer l'édition collector pour découvrir les suppléments du film sur le second DVD. Celui-ci propose à nouveau un menu 16/9 animé, un peu plus traditionnel certes que sur le premier DVD, mais là encore esthétiquement très joli.


Les éditions 1DVD, 2DVD, et coffret 2DVD + goodies

Une troisième édition limitée à 5.000 exemplaires présentée sous la forme d'un coffret contiendra également un livret de 160 pages avec les dessins originaux des personnages des machines et des extraits du storyboard, une bd de 20 pages, ainsi que des cartes postales collector tirées du film.

DVD 2


Le voyage de Steamboy (34mns17, 4/3)
On ne sait trop pourquoi mais ce documentaire démarre avec un très long extrait du début du film, nous amenant presque à croire que l'on s'est trompé de DVD. Mais au bout de deux bonne minutes, le making-of peut enfin commencer... Les premières images nous dévoilent ici les bureaux de création du film, où suite à très longue durée de création du film, toute l'équipe artistique se trouve dans la même pièce pour mieux communiquer. Viennent ensuite une série d'interviews du directeur artistique, du responsable des effets spéciaux (qui fut obligé de longtemps étudier le mouvement de la fumée pour le reproduire en animation), du directeur de l'animation, du réalisateur composite numériques, qui s'attardent sur l'organisation de l'équipe et les techniques peu habituelles en animation qui furent nécessaires pour traduire sur écran l'imagination d'Otomo (avec des extraits très parlants de son segment Cannon Fodder dans Memories, aux mouvement de caméras rarement vus dans un anime).


Mais le morceau le plus intéressant arrive au cours de la dixième minute de ce making-of, avec le pilote de Steamboy réalisé en 1997. Explosif, cet extrait démontre également que beaucoup de travail a été effectué depuis, le rendu étant moins détaillé et fouillé que le film final sorti en 2004 - la 3D entre autres est bien plus grossière -, mais la dynamique de mise en scène saute déjà aux yeux. La suite de ce making-of redonne la parole aux mêmes intervenants qui abordent alors l'utilisation constante de CGI (diablement bien masquée) et détaillent chaque étape de l'animation, des story boards sur papier à ceux en image de synthèses pour arriver au résultat final. Les démonstrations par l'image sont alors impressionnantes !


Les six minutes qui suivent alors sont consacrées à une présentation des personnages et des machines du film, un passage malheureusement purement promotionnel. La suite donne la parole aux deux actrices qui prêtent leurs voix aux deux personnages principaux du film, et qui répondent ici aux questions traditionnelles telles que "qu'avez-vous pensé du projet", "présentez nous votre personnage", etc. Malgré donc un intérêt irrégulier, ce documentaire possède assez de qualités pour mériter le détour.

Entretien avec Katsuhiro Otomo (5mns13)
Réalisée pour les Américains, cette interview est malheureusement entrecoupée d'extraits doublés dans la langue de l'oncle Sam et dominée par une voix-off traduisant les propos d'Otomo, ce qui rajouté aux sous-titres français amène le nombre de langues simultanément à l'écran à trois. Otomo explique donc brièvement les origines du projet qu'il voit comme une extension de Memories, pour ensuite en aborder les thèmes et ce qu'il a voulu véhiculer par ce film. Des propos qui seront toujours intéressants à écouter, mais malheureusement de par la relative courte durée de cette interview, frustrent un peu. On aurait aimé qu'ils soient un peu plus approfondis.


Otomo

Etude des paysages d'Otomo (19mns11)
Présentée à l'origine sur trois écrans à l'exposition "Steamboy", cette vidéo les regroupe ici sous forme de split-screen. Une partie des décors du film nous est ainsi présentée, et accompagnée d'interviews de leurs concepteurs, et surtout de Otomo lui-même qui s'attarde succinctement sur la difficulté de recréer le Londres du 19ème siècle où se déroule l'action. Les images proposent d'ailleurs de comparer les décors du film avec ceux de la réalité, et montrent même les artistes en repérage sur place, la reproduction sautant aux yeux de par sa qualité. Si les propos dans les premières minutes s'avèrent inintéressants au possible ("on est très fiers et impressionnés"), dans la suite ils abordent en détail la conception des graphismes et l'ambiance qu'ils devaient dégager, mettant en évidence la documentation méticuleuse nécessaire.


Une galerie de superbes décors préparatifs peints à la main

L'aventure continue (3mns09, 16/9)
Voici le générique de fin en plein écran et sans texte, permettant d'admirer ces différents tableaux animés traçant l'histoire des personnages après les évènements du film. On s'en prend plein les yeux.


Dessins de production (5mns41)
Une galerie sous forme de vidéo, dévoilant des dessins préparatifs du film, hallucinants de beauté. Peints à la mains, on y voit les différents décors du film déjà pensés dans les moindres détails, ainsi que quelques machines et personnages mis en situation. Un régal pour les yeux là encore.

Les rouages de l'animation (4mns26)
Quatre scènes sont ici détaillées (les deux premières étant déjà dans le making-of) des phases préparatoires sur story-board, au résultat final en passant par l'étape des ordinateurs. Un supplément permettant de comprendre à quel point l'animation du film est complexe, même dans les plans les plus courts.


Cette édition se termine sur la bande-annonce américaine du film (4/3, anglais, format respecté) et son horrible doublage réalisé par des comédiens sous anesthésie. Quel dommage de ne pas trouver la bande-annonce française !

Réalisée pour les Etats-Unis, cette édition de Steamboy contient donc quelques passages un peu trop formels, compensés - heureusement - avec le reste des suppléments détaillant exhaustivement la création de cet anime, l'un des plus complexes réalisés ces dix dernières années au Japon.

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