
Commentaire audio du réalisateur
La prise de parole du cinéaste est assez laconique et circonspecte. Il laisse de grands blancs dans son intervention, et le fait qu'il soit assez peu loquace ne rend pas cette piste incontournable. Il paraphrase parfois les scènes, présente les acteurs, en général formidables. On apprend tout de même des choses intéressantes (si on s'arme de patience), sur la raison d'être de la centrale nucléaire et sa fumée derrière le pavillon de Dawn, la chorégraphie de la scène chez le gynéco, les longues discussions sur les prothèses à utiliser pour les pénis suppliciés ou encore la réaction de la population au moment du tournage qui croyait au tournage d'une oeuvre à caractère pornographique. On sent l'amusement de Michael Lichtenstein, mais il demeure assez peu bavard et il accompagne le film de quelques observations plus qu'il n'en éclaire les conditions de tournage.

Making of (29 mn)
Module où chacun détaille les motivations des personnages de façon assez profonde, pour expliquer les tenants et les aboutissants de cette intrigue atypique. La portée manifestement délirante de l'oeuvre est étrangement éludée dans des interventions très appliquées. Le récit de la pose des prothèses des membres sectionnés est assez réjouissante. L'ensemble explore les psychologies des protagonistes et la portée du film, le message féministe qu'il peut véhiculer. Tout cela est assez intéressant. Mais c'est un peu trop sérieux, avec un ton très policé et convenu pour un film qui ne l'est pas.

cènes coupées (4mn)
La première scène montre Dawn et son petit ami à un bal donné par leur groupe de chasteté. L'autre se déroule dans un centre commercial où le petit groupe s'offusque de voir des bouteilles de champagne jaillissantes en photo et des pubs pour slips. Une autre encore montre comment ses amis rejettent Dawn après son moment de faiblesse et la disparition de son petit ami. Les dernières se déroulent à l'hôpital. Elles sont davantage des ponctuations, ne manquent pas au montage final, même si elles ne l'auraient dépareillé en rien. Ils en auraient encore souligné l'ironie mordante (si je puis dire).
Critique technique et suppléments par Nicolas Houguet