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Terminator 3 : le soulèvement des machines (blu-ray)

Test interactivité

3/5

Bien souvent le commentaire audio (vost) n'est pas le bonus qui attire le plus les consommateurs. Réalisateurs, acteurs ou techniciens d'un long-métrage se plient fréquemment à cet exercice délicat et il faut parfois faire preuve de beaucoup d'opiniâtreté pour ne pas rapidement se lasser des propos conventionnels tenus par les uns et les autres, réservant les anecdotes les plus croustillantes à leurs proches. Aussi paradoxal que cela puise paraître, celui de Jonathan Mostow, qu'il soit seul ou en compagnie d'Arnold Schwarzenegger, Nick Stahl (John Connor), Claire Danes et Kristanna Loken, est passionnant. Chaque moment clé du film, de sa période de pré production, de tournage ou de post production, est décortiqué, analysé et commenté par ces protagonistes. Le metteur en scène de T3 se rend compte qu'il a utilisé les mêmes décors que pour Breakdown et fait part de ses ambitions pour chacune des séquences qu'il a mises au point. Il explique notamment que l'affrontement entre la Terminatrice et Arnold a nécessité une grande préparation, que choisir des sanitaires comme lieu de cette bagarre n'est pas anodin. Il fallait que le public prenne conscience du poids énorme de ses personnages. S'il avait choisi un laboratoire et que le T 800 ait écrasé une de ces machines sur la tête du TX, cela aurait été impressionnant, mais moins spectaculaire et vécu moins viscéralement par le spectateur que lorsqu'il est familier de l'objet que prend Loken sur le coin de la figure. Hors, tout le monde sait à quoi s'en tenir avec des... toilettes. Autant de détails auxquels on ne pense pas et qui font la crédibilité et la puissance d'une scène. On peut aussi s'amuser en compagnie du réalisateur à discerner les effets utilisés pour chaque plan du film. Un mélange d'animatronique, de plans réels et de personnages en images de synthèse est distillé un peu partout avec en point d'orgue la scène de poursuite en grue qui est encore plus impressionnante une fois que l'on connaît la façon dont elle a été réalisée. Schwarzenegger n'est pas avare en anecdotes et il est amusant de voir à quel point la scène où il apparaît nu lui a posé des problèmes de conscience. Il voulait être crédible et il lui aura fallu s'entraîner comme un forcené et se mettre au régime pour essayer d'atteindre "la même valeur, la même définition, la même séparation musculaire d'il y a vingt ans (date du premier Terminator)". Il attendra les premières réactions des spectateurs pour se dire qu'il avait réussi son pari. Kristanna Loken n'a pas failli à cette discipline et a forgé son corps afin d'être crédible en Terminatrice (elle prendra plus de sept kilos de muscles pour l'occasion). Claire Danes n'a pas été logée à la même enseigne, son rôle n'exigeant pas une condition physique exceptionnelle, mais elle aussi a eu droit à son lot de difficultés liées à la concentration et à l'implication dans son rôle. La comédienne explique que c'est du jour au lendemain qu'elle a été engagée pour le film et qu'elle n'a pas l'habitude de tourner dans des métrages d'action. Sa façon d'appréhender la chose a été somme toute assez difficile pour elle, sans vraiment avoir eu le temps de se préparer. Et pour cause ... Le second commentaire permet au réalisateur se pencher un peut plus sur les détails et si vous avez écouté le premier vous risquez d'y trouver bon nombre de redondances.

 

 
Terminator Vision : Picture in Picture expérience : toujours aussi divertissante et instructive sur la conception d'un film, l'option PIP de Terminator 3 se montre particulièrement riche. On y découvrira bon nombre d'interviews et autres featurettes. Ce n'est certes pas toujours très pratique si l'on souhaite regarder le film, mais les amateurs de bonus seront comblés.

Le Documentaire (13mn02 - vost) qui fait ici office de making of, est l'occasion pour tous les protagonistes du film d'expliquer leur implication dans le long-métrage. Jonathan Mostow et Arnold Schwarzenegger en sont les principaux intervenants. Des images du film, du tournage et de studio s'intercalent les unes entre les autres et permettent de constater l'importance des moyens mis en oeuvre, de l'enjeu et de la difficulté des scénaristes à ne pas trahir l'esprit de la série. On ne fait qu'effleurer les aspects généraux de l'entreprise, mais le module est rythmé par une musique entraînante et se termine par des images hilarantes des ratés d'Arnold lors de certaines prises.

Sgt. Candy Scene : Un module irrésistible qui est en fait une sorte de court-métrage (humoristique) sur les origines du T 800, auquel participent les comédiens du film, Arnold compris. Décalé, drôle et cynique, il explique même le pourquoi de l'accent du Cyborg. Un module court mais incontournable.

Bêtisier : les erreurs humaines : Cette featurette permet de visionner les ratages de la plupart des comédiens. De Claire Danes à Schwarzy, personne n'est épargné. On est un peu déçu que ne figure pas dans cette featurette de grands moments de rigolade évoqués par le réalisateur dans son commentaire audio.

L'interactivité se termine par quatre featurettes très réussies. L'une permet de visualiser une scène et son storyboard en écran splitté, une autre de se pencher sur l'importance des costumes utilisés dans la série, la troisième met l'accent sur les produits et le merchandising liés au film : de la conception des figurines à celle du jeu vidéo tiré du long-métrage et enfin, vous aurez l'occasion de découvrir les coulisses du jeu vidéo...

Vous pourrez enfin bénéficier de l'option CineChat qui, par le biais du BD Live vous permettra de chater avec d'autres fans du film.

Le verdict des internautes

Total des votes : 9

Les notes des internautes

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    Image
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    Son
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    Interactivité
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    Bonus

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