The Barber

Test interactivité

4/5
On retrouve l'intégralité (ou presque) des suppléments du zone 1 mais cette fois sous-titrés en français auquel vient s'ajouter un documentaire exclusif au zone 2.

Version Couleurs
Techniquement superbe, cette version couleurs de The Barber nous dévoile la photographie de tournage du film. Les frères Coen avaient en effet décidé depuis le début que leur film serait en noir et blanc, mais pour rassurer les producteurs l'ont tout d'abord tourné en couleurs. Au final, devant le résultat magnifique, ces derniers accéptèrent de sortir le film en noir et blanc, comme le souhaitait les réalisateurs. Un bonus permettant aux plus observateurs d'étudier une photographie couleur destinée à passer en noir et blanc...






Commentaire audio des frères Coen et de Billy Bob Thornton
On l'attendait au tournant, et ce n'est pas une déception ... du moins à la longue. En effet, on sent dès le début les frères Coen et Billy Bob Thornton un peu hésitants face à cet exercice dont ils n'ont pas l'habitude. Heureusement, le naturel reprend vite le dessus, et c'est au final dans une ambiance enjouée que ce commentaire va se dérouler. En fait, sa force provient de la faculté de ses participants à alterner dans une ambiance décontractée (et communicative) les anecdotes (plus ou moins en rapport avec le film), les blagues et rires (bien particuliers...), et les réflexions sérieuses et leur regard sur le film. Au final on se retrouve donc avec un commentaire audio très intéressant, qui se laisse écouter tout naturellement, avec une grande facilité, et qui n'est jamais barbant (sans mauvais jeu de mot).

Making of (11mn 18)
Ni véritablement promotionnel, ni véritablement instructif, ce document alterne interviews (les frères Coen, Billy Bob Thornton, Frances Mc Dormand ...) avec présentation de l'histoire et des personnages à la clé, et extraits du film.

Interview du directeur de la photographie Roger Deakins (46mn 21)
Cette interview s'avère être le véritable trésor de cette édition DVD. Malheureusement, les journalistes n'avaient pas de micro, et il est souvent nécessaire de bien tendre l'oreille pour comprendre leurs questions. Partant de The Barber, les propos tenus ici s'étalent non seulement sur les autres films photographiés par Roger Deakins (Un homme d'exception, mais aussi 1984, Hurricane Carter, Dinner with Friends, et tous les films des frères Coen), mais aussi sur son parcours personnel et surtout sur la photographie en générale. Evoquant l'importance des couleurs dans une image, leur place, leur signification, qualités et défauts, c'est à un véritable petit cours passionnant sur l'art de faire parler une image auquel nous avons le droit, à des milles de la " culture " publicitaire.

Scènes coupées (1.85, 4/3, 3mn 09)
  • Riedenschneider's opening argument (3mn19) est en fait le plaidoyer de l'avocat Riedenscheider (Tony Schalhoub, magnifique) au procès d'Ed Crane à la fin du film, ici sans musique. Présenté dans un montage légèrement différent que celui du film (cf la description gestuelle qu'il fait d'une peinture abstraite), on assiste donc au discours tenu par cet avocat pour sauver la peau d'Ed Crane : très sincèrement, on comprend aisément le choix dans le film de ne pas le montrer. En juxtaposant dessus l'envoûtante musique de Carter Burwell, l'émotion explose à l'écran dans le film, nous transmettant immédiatement l'espoir du personnage principal, qui d'ailleurs nous narre la scène. Au niveau du personnage de Riedenschneider, ce choix se comprend aussi : le fait de ne (presque) jamais l'entendre plaidoyer dans le film le réduit au simple baratineur, à l'utopique marchand d'espoir qu'il incarne aux yeux des autres personnages.
  • The Timberline, The Duck Butt, et The Alpine Ropetoss sont trois petits plans muets de sept-huit secondes chacun, sur d'autres coupes de cheveux que celles qui apparaissent dans le film. Les présenter en scène coupée peut paraître tout à fait étrange, voire incongru, mais au final leur suppression présente une grande importance : chacune de ces coiffures est parodique, burlesque, est à prendre au second degré, or celles présentées dans le film conféraient au métier de coiffeur une fausse diversité, une monotonie assez prononcée. Les laisser dans le montage final aurait en effet changé le ton de cette présentation du métier de coiffeur, et auraient nuit au film. Comme quoi parfois un film ne tient une partie de sa crédibilité qu'au choix de quelques petits plans, mêmes semblant anodins, lors du montage.
  • La dernière scène coupée, Doris' Salad, n'est encore une fois qu'un plan sur une assiette contenant une feuille de salade (ou de choux ?), posée sur une table. Il est plus difficile ici d'établir que son maintien dans le montage final aurait nuit au film. Cette scène serait plutôt à voir comme la preuve ultime que peu de plans ont été coupés du film, et qu'il fut difficile de créer cette section "scène coupées"...



    L'univers des films noirs (48mn 50)
    Une plongée dans l'univers cinématographique si charmeur des films nors des années 40-50. Exclusif à cette édition zone 2, voià un complément original et enthousiasmant du film. Néanmoins ne vous attendez pas à une analyse filmique du genre, mais plutôt à un inventaire des pièces maîtresses de cette période.

    Viennent ensuite la sublime bande-annonce VF et VOST (1.85, 4/3, 1mn 28), un spot TV US (31 sec), une galerie de photos ainsi que les filmographies des frères Coen, du directeur photo Roger Deakins, du compositeur Carter Burwell et des différents acteurs.

    Une édition splendide dont les deux atouts maîtres sont incontestablement le commentaire audio et l'interview du directeur photo.

    Critique technique par Kevin Prin
  • Le verdict des internautes

    Total des votes : 3

    Les notes des internautes

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