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dvdrama

The Grudge Edition Collector

Test interactivité

3/5
DVD1
Commentaire audio :
Seuls intéressés par la version salle, ce sont la plupart des comédiens, dont Sarah Michelle Gellar, Ted Raimi et Clea Duvall, accompagnés de Sam Raimi et leur scénariste qui reviennent gaiement sur un tournage riche en souvenirs. Si ces derniers s'attardent plus sur leur séjour au Japon et les différences culturelles engendrées que sur la conception du film en lui-même, la surprise viendra néanmoins de Sarah Michelle Gellar qui ne se montre pas avare en confidences. Elle pointera du doigt les nombreux secrets de tournage et petits détails illogiques tout en restant dans la bonne humeur. Aussi étrange que cela puisse paraître, les frères Raimi ne se cachent pas pour encourager à plusieurs reprises les possesseurs du DVD en question à acheter la director's cut. Voilà des garçons qui vendent bien leur pain sur un commentaire néanmoins très agréable à écouter et sans temps mort.


Le making of (47min env) :
Repartie en cinq sections, ce making of déjà présent sur l'édition zone 1, bien que très ciblé featurette n'en demeure pas moins un chouette moyen de décrypter la conception de The Grudge sous des angles que l'on aurait pas soupçonné. On pense bien évidemment à la comédienne interprétant le fantôme, dévoilée ici sous toutes ses coutures, maquillée, contorsionnée, mais toujours le sourire au lèvre jusqu'au moment de lancer la caméra. On regrette d'ailleurs que cette dernière n'intervienne pas dans le l'interminable flot d'interviews. Chose amusante et assez rare dans les coulisses d'une resucée, ici on a la franchise de dire que le remake à été fait pour le public américain, probablement pas assez ouvert ou intelligent pour aller voir un film provenant de l'orient sans que l'on lui conseille.



La peur au cinéma (12min) :
Voilà qui ne vole franchement pas haut alors qu'une véritable analyse aurait attiré toutes nos faveurs. C'est bien la peine de nous proposer un neuropsychiatre diplômé de Harvard avec des licences multiples et des bouquins sous le coude si la seule qu'il nous propose s'apparente à "La peur provoque de l'adrénaline et on en a besoin" etc. En gros le bonhomme nous décrit les plus petites natures susceptibles de sursauter au moindre coup de violon. Si comme nous, vous avez bien ri devant le film, ne vous attardez même pas sur ce bonus inutile.


Les bonus du premier disque s'achèvent sur la bande annonce du film, disponible en VF ainsi qu'en VO. LA suite des festivités se déroule sur le second DVD, achat obligatoire pour les fans du film.

DVD 2
Commentaire audio :
Pour un director's cut, il est tout naturel que le réalisateur intervienne. Pour l'occasion il commentera le film en Japonais accompagné de l'un de ses producteur ainsi que de la comédienne interprétant le fantôme. Si les interventions de la jeune femme ne se limiteront qu'à de quelques onomatopées à tendances orgasmiques, on appréciera néanmoins l'équilibre entre celui-ci et l'autre faisant intervenir l'équipe américaine. Ici les Japonais peinent à comprendre les habitudes des producteurs occidentaux, et à l'instar de leurs confrères, s'amusent des traditions des autres. Au rang des anecdotes on retiendra un refus de la part de Columbia au réalisateur qui souhaitais faire pousser des cheveux noirs à la célèbre femme emblématique, lui faire lâcher son flambeau et la faire descendre de piédestal pour ramper vers la camera. Le genre de chose qu'on aurait pourtant aimer voir...

Scènes coupées (27min) :
Globalement redondantes avec les deux versions du film, ces scènes coupées ou alternatives n'apportent que bien peu de chose à l'histoire. On retiendra néanmoins le meurtre de Cléa Duvall par son mari, copiant le meurtre original mais qui n'a aucun sens si l'on n'a pas vu le director's cut ainsi qu'un épilogue à la fois plus joli mais plus macabre que celui retenu dans la version finale et son stupide dos à dos, lui encore responsable de fous rires. Notons enfin un intérêt plus poussé sur le personnage de Yoko, la première victime du film, à travers une enquête sombre suite à son meurtre.


Le journal du tournage : (24 min30) :
Voilà un bonus vraiment chouette ! Deux petit journaux vidéo tenus par KaDee Strickland dans sa visite mouvementée de Tokyo et par Sarah Michele Gellar en personne qui s'amuse à filmer l'équipe de tournage entre deux prises. L'ambiance est décontractée, ne sombre bien évidemment pas dans la promo et l'on aurait vraiment aimé avoir un programme plus conséquent pour pleinement apprécier la conception du film du point de vue des acteurs. Un exemple à suivre pour l'industrie des suppléments DVD.


L'univers visuel :
Un peu inutile, l'exploration de la maison ne se limite qu'à un petit tour dans le décor filmé à la caméra DV. Quatre minutes très ennuyeuses. Plus intéressant, le story-board (3min12) possède cette étrangeté d'etre proposé d'une manière originale, une caméra suivant lentement les fameux dessins épinglés sur un mur. Quant à la section des dessins (2min25), comme son nom l'indique permet de voir de belles illustrations préparatoires.


Les courts métrages :
Avec 4444444444 et Katazumi, on peu constater qu'il est facile de faire peur avec une simple caméra vidéo en à peine 3 minutes, l'effet étant encore plus saisissant qu'une image soignée de cinéma. Les inspirations ces tests étant une évidence pour ce que seront ensuite Ju-on et The Grudge. Epatant !

Critique technique par Arnaud Mangin

Le verdict des internautes

Total des votes : 11

Les notes des internautes

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