Tideland - Collector

Test interactivité

3/5
Le premier DVD ne proposant que la bande annonce du film, le gros de l'interactivité est regroupé sur le second disque.

Gettin Gilliam (42min57) :
Commençons directement avec le gros morceau de l'interactivité, exclusive au DVD français qui plus est. Il faut reconnaître que depuis Lost In La Mancha, on attend toujours d'un oeil curieux les making of suivant le tournage d'un Gilliam, et s'il ne dépeint pas le portrait d'une cataclysme cinématographique cette fois ci, celui de Tideland conserve la même verve, la même énergie et la volonté de creuser chaque trait d'un homme regagnant une certaine innocence en tournant l'histoire d'une petite fille qui perd la sienne. La chose particulière ici réside dans la présence de Vincenzo Natali derrière la caméra, talentueux réalisateur de Cube pour ne citer que celui-là, qui pour l'occasion choisira d'opter pour la légèreté cartoonesque de son idole en lui piquant même un style d'animations caricaturales. Car bien plus que les coulisses du film, Gettin Gilliam dévoile les coulisses de l'homme à travers le regard d'un aficionado jumelant ici avec talent le simple journal de bord et la biographie aux pics émotifs. On n'hésite pas à revenir sur les nombreux conflits du cinéaste tout au long de sa carrière, le principal intéressé n'hésitant même plus à ouvertement citer les noms de ceux qui le gonflent d'une manière générale, dans le métier comme en politique. Le tout, avant de donner une grande leçon de cinéma express en 20 secondes à sa jeune comédienne sur l'art et ses mauvais dérivés, en citant Roland Emmerich et Spielberg. Du Gilliam dans toute sa splendeur, quoi : Saugrenu, piochant dans les extrêmes, et usant de la simplicité de l'illustration pour mieux expliquer certaines complexités. Ca tombe plutôt bien, ce making of lui est extrêmement fidèle.


Catching Vicenzo Natali (16min13) :
Un peu répétitif dans le propos avec le bonus précédent, cette interview de Vincenzo Natali nous confirmera essentiellement sa passion pour Gilliam, en y mettant plus de mots mais autant d'idolâtrie que les images du documentaire. Ensuite, on restera dans le cadre du témoignage privilégié où le jeune cinéaste dévoilera quelques anecdotes qu'il aura retenu de son long séjour sur le tournage, ainsi que de sa rencontre avec les différents comédiens.


En terme d'interviews, l'éditeur nous proposera également trois petits modules qui auraient pu susciter notre attention, mais dont la brièveté et le caractère encore soit trop promotionnel, soit pas assez inspiré annihile tout intérêt. Ainsi, Jeff Bridges (2min17), l'auteur du roman original Mitch Cullin (3min29), et la jeune comédienne Jodelle Ferdland (1min07) ne se cantonneront qu'à se présenter et à enfoncer des portes ouvertes sur la nature particulière du cinéma de Gilliam. Alice in GilliamLand (29min12) :
Une autre interview, bien meilleure celle-là et enregistrée lors la promotion du film à Paris, permet à Terry Gilliam de combler l'absence d'un commentaire audio. Se cantonnant essentiellement a revenir sur les nombreux points marquants de ce tournage, dont la rencontre avec ses comédiens - et surtout sa comédienne - le cinéaste se montrera surtout informatif sur ses relations avec les producteurs. Sur ce film comme sur ses précédents, en faisant peser la balance entre les superproductions et les films indépendants.


Featurette (5min28) :
Dans le genre totalement inutile, la featurette proposée ici se montre comme l'une des plus dégoulinante jamais vue sur le support, sans moindre intérêt pour qui a déjà vu le film en ne se cantonnant qu'à proposer quelques images du tournages et des micro-interviews déjà vues dans les bonus précédent. Proposer (et regarder) ça après le très bon documentaire de Natali se montre vite futile.



Making of (20min37) :
Le ridicule bonus précédent est ici rattrapé par un petit journal du tournage autrement plus brut même si l'on soupçonne qu'il ne s'agit ici que d'un petit tronçons de longues et nombreuses archives. En effet, sans musique, sans interview, ou sans montage promo, on suit ici le plus discrètement possible un tournage en petite équipe. Sans que la caméra n'interfère jamais Gilliam ou ses collaborateurs au travail (Seule Jodelle Ferdland vient d'elle-même lui faire coucou à quelques reprises), globalement axé sur la technique et l'improvisation de certaines petites séquences. Il sera d'ailleurs ici question de l'arrivée de l'héroïne et de son père dans la maison, une conversation, ainsi que du lieu du crash ferroviaire.

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