DVD 1 et 2
Commentaires audio :C'est très sérieux tout ça, puisque comme toute pharaonique édition méga collector dédiée à un film non moins pharaonique, nous avons ici droit à la pléiade de commentaires audio de rigueur, répartis sur trois pistes, la durée du film nous offrant à peine moins de 10 heures d'analyse détaillée. S'il ne devait en rester qu'un, c'est bien entendu James Cameron tout seul sur sa propre piste qui nous fait faire le tour du navire sans oublier le moindre détail. Passionné oblige, et investi à 300% sur cette oeuvre dans laquelle il ne s'était jamais autant impliqué tant physiquement que sentimentalement, le réalisateur aborde chaque point avec une approche qui semble le toucher au-delà du simple travail de créateur. Qu'il s'attache à ses thèmes, le coté historique (il s'en veut presque de s'être trompé sur la nature d'une porte), tout l'aspect technique (c'est sa main que l'on voit dessiner Kate Winslet, Di Caprio étant à coté de la plaque sur ce plan), anecdotique, financier, et même les répercussions sur sa propre vie personnelle, rien ne nous sera caché.

Ensuite c'est un peu bis repetita, et plutôt deux fois qu'une. D'abord nous avons droit à un commentaire assez pénible si l'on aime la spontanéité puisqu'il s'agit en fait de bribes de plusieurs commentaires techniques où on ne compte même plus le nombre d'intervenants, même lorsque chacun de leurs propos sont soulignés par leurs noms apparaissant à l'écran, comme sur les édition collector du
Seigneur des anneaux. Ce qui est sûr c'est que les infos tombent toujours à point nommé, puisque le montage est là pour ça, mais il faut admettre que dans un souci de confort, cette accumulation d'infos charcutée au bon vouloir du film perd indéniablement ce que l'on préfère le plus dans l'exercice, à savoir l'aspect humain. Par ailleurs, outre les répétitions avec le premier commentaire (et le troisième), toutes les explications techniques trouvent leur équivalent avec images à l'appui sur le reste des suppléments. Néanmoins, pour ceux que cela intéressera toujours, Kate Winslet en personne nous expliquera qu'elle a reçu son partenaire à l'écran nue dans la loge, les jambes écartées pour briser la glace avant de tourner la scène de nudité. Quant au dernier commentaire faisant intervenir deux historiens, il se montrera moins pointu (comprendre par là que les garçons n'évoqueront pratiquement pas le budget ni la façon dont certains plans ont été truqués), mais il comble ce fameux manque de fraîcheur du second commentaire, bien que l'on reste ici très proche des propos de Cameron. On appréciera néanmoins la redécouverte évidente du point de vue "spectateur", les intervenants ne cachant pas leur émerveillement, ainsi que la décontraction qui en découle.
Mode suppléments (63min) :A la manière de la fonction lapin blanc créé sur le DVD de Matrix, choisir le mode supplément permet de regarder le film entrecoupé de minis documentaires sur la conception du film et plus particulièrement des scènes durant lesquelles ces modules interviennent. Originalité ici, puisque ce n'est pas la peine d'attendre l'apparition d'un logo quelconque pour activer, les documentaires en question se mettant en route automatiquement.

Sur le premier DVD, nous découvrons donc 30 de ces modules pour une durée de 30min30, qui vont droit au but, à savoir répondre à nos nombreuses interrogations techniques quant à la conception de certains plans. Comment l'iceberg perd-t-il des morceaux devant Jack et Rose ? Comment ont-ils conçu ces énormes salles des machines ? Autant de questions qui trouveront leurs réponses dans d'efficaces petites démonstrations d'effets spéciaux. Le plus épatant résidant néanmoins dans la création du port, que James Cameron dut inverser par la suite pour que la logique spatiale colle à la réalité. Gauche devenant droite et inversement, toute la séquence fut tournée avec les inscriptions à l'envers.

Les festivités continuent sur le second disque, proposant toujours le même système avec pas moins de 32 minis documentaires pour une durée de 32min30 en tout. Dans le registre des révélations épatantes, nous découvrirons que le grand salon du navire n'était en fait qu'une maquette, à l'intérieur de laquelle les acteurs ont été incrustés après avoir été filmés sur fond vert dans une séquence où Rose prend le thé. Là encore, tous les plans spectaculaires sont détaillés un à un jusque dans le documentaire final qui sert de making of au clip de Céline Dion, toute excitée d'avoir "un truc vert dans le dos" dixit la chanteuse.
DVD 2
Fin alternative (9min03) :Légère version alternative de la scène où Rose, centenaire, jette "le coeur de l'océan" depuis le bateau de Bill Paxton. Nous découvrons ici que tout l'équipage aperçoit la grand-mère grimpant sur le rebord du navire, et se jette après elle croyant qu'elle souhaite plonger. Cette dernière se décide enfin à jeter le bijou devant tout le monde.
Clip video (4min33) :Didoudidouda... rappelez-vous de
My heart will go on, le truc qui a permis à beaucoup d'emballer tous les petits coeurs d'artichauts qui s'imaginaient être un peu contre Léo dans nos bras. Et bien ça y est, le clip number one le plus diffusé dans les téléviseurs en expo de n'importe quel Darty de l'époque vous appartient, et vous pourrez vous le repasser en boucle pour emballer à outrance tranquillement à la maison. Céline est toujours là, et à force de la voir agrippée à la rambarde on se demande si ce n'est pas elle qui a fait chavirer le bateau.
DVD 3Bonus
Parodies (9min59) :
On ne s'attardera pas trop sur les crédits DVD relégués dans ce sous menu, pour évidemment s'intéresser aux parodies, ici au nombre de trois. On commence fort avec le Saturday Night live (4min48) auquel était invité Bill Paxton pour une petite séance de sadisme comme nous les apprécions. La mémé Rose tape sur le système de tout le monde avec son histoire qui gave les plongeurs de fond, sa petite fille elle-même n'en peut plus de l'entendre parler, et pour chacun, découvrir qu'elle avait gardé le fameux collier planqué depuis ces années sonne comme un coup de butoir. On frappe la grand-mère, on la secoue, on manque de la balancer par-dessus bord, et pourtant, c'est Cameron qui aura le dernier mot. Savoureux.
Un peu plus classique pour qui est habitué aux frasques du duo Ben Stiller/ Vince Vaughn (4min23), puisqu'il reprennent ici le rôle des deux producteurs ayant poussé Peter Jackson à faire un spin off du Seigneur des anneaux (en bonus caché sur Le Retour du Roi 4DVD) quelques années plus tard dans un sketch du même acabit. Ici c'est bien entendu James Cameron qui subit la pression de ces gus qui veulent faire de Titanic 2 une cité aquatique où les naufragés auraient survécu dans une bulle d'air et mué en créatures sous-marines. Une section humour particulièrement réussie, et rappelons le, uniquement réservée à l'édition zone 2, qui s'achève sur le célèbre Film en trente secondes raconté par les lapins que l'on peut retrouver sur le très recommandable angryalien.com, au milieu d'autres résumés du même cru.
Scènes coupées (44min40) :
En règle générale, ce genre de supplément n'apporte guère d'intérêt, si ce n'est de découvrir deux ou trois éléments rigolos qui de toute façon ne fonctionnent pas. Seulement, comme il ne fait rien comme tout le monde, James Cameron nous propose non seulement des scènes coupées, mais dans des conditions techniques épatantes, à savoir une image restaurée, compatible 16/9ème, et disponibles en version originale 5.1. Voilà qui aurait donc très bien pu s'insérer dans le montage définitif via le seamless branching, puisque sur un plan artistique il dévoile également des séquences non négligeables, bien que la durée du film se serait alors étendue à 4 heures.
Cameron s'attarde donc ici sur le malaise de Rose, ses difficultés évidentes à s'insérer dans un milieu qui est pourtant le sien, et explique par là même les quelques raccords parfois incompris comme celui où le personnage passe d'une coiffure attachée à une autre bien plus débraillée lorsqu'elle court sur le pont pour se jeter à l'arrière du navire. Par conséquent et pour mieux nourrir le contraste, il s'intéressera plus longuement sur les bons moments qu'elle vivra les jours suivants avec Jack et on ne compte plus les répétitives séquences romantiques aux quatre coins du navire qui ralentissent l'histoire. On découvre également une amusante séquence, mais à l'humour un peu mal placé, où Kathy Bates demande à avoir du glaçon alors que l'on voit l'Iceberg défiler juste derrière elle.
Il restera ensuite quelques moments clés qui non contents d'être inspirés se montrent réellement géniaux et qui prouvent malheureusement que Cameron s'est parfois un peu trop égaré de son contexte de naufrage pour s'attarder en longueur sur la romance de ses deux héros. On y découvre ainsi Billy Zane, totalement effaré de voir des chiens courir sur le pont - le chenil ayant réellement été ouvert à l'époque - sans pour autant chercher à chagriner quiconque en dévoilant la mort des animaux. La panique à bord est également soulignée à travers des disputes plus prononcées, des futur veuves qui comprennent que leur maris vont mourir, l'une d'entre elles décidant de rester à bord avec le sien et un plan sans doute trop cruel où une petite fille se noie, coincée à l'étage de la troisième classe. Les gentlemen, quand à eux, perdent le désagréable snobisme que l'on découvre dans le montage cinéma, lorsqu'ils décident de rester boire ensemble pour mourir. Bien entendu, Cameron dans son commentaire nous confirme que ces faits furent relatés par les survivants.
Deux derniers points sur ce qui aurait vraiment dû être une version longue d'un coté, et ce que l'on a bien fait de supprimer de l'autre. Il est d'abord question des nombreuses responsabilités engagées ici et là et qui ont empêché de sauver quelques vies supplémentaires. Le bateau voisin pour commencer, à quelques miles du naufrage qui a tout bonnement décidé de couper le contact avec le Titanic, prenant l'appel de secours pour une mauvaise blague trop insistante, et surtout l'appel désespéré du capitaine à ses canots à moitié vides en leur demandant de revenir pour chercher des personnes supplémentaires. Un appel vain, puisque les chefs d'embarcation ne voulaient pas prendre le risque de se faire chavirer. Thème s'achevant sur le Carpathia, navire ayant recueilli les survivants et sur lequel Imsay, le propriétaire du Titanic, affronte le regard de toutes les veuves qui demandent après leur maris.
Concernant la séquence vraiment inutile, elle s'avère paradoxalement être la plus chère de ces scènes coupées puisqu'il s'agit d'une scène d'action n'ayant définitivement pas sa place dans le film. Cameron n'ayant pas encore perdu ses réflexes de Terminator, nous remake son film culte dans une scène où le personnage de David Warner cherche à tuer Jack et Rose après que Billy Zane n'a pas réussi à les rattraper. Un peu trop de suspens, de cache-cache, de coups de feu et de bagarres dénature ainsi tout le propos, même si esthétiquement tout cela est extrêmement bien réalisé. On y découvre par ailleurs un plan où Di Caprio frappe son ennemi à l'estomac qui était déjà présent dans la bande annonce originale, sans que nous ne la retrouvions dans le montage définitif. Pour ceux qui ne comprenaient ce que ce plan fichait dans la bande annonce, vous avez désormais la réponse.
DVD 4
Marketing
HBO First look : the heart of the ocean (27min33) :
Document promo d'époque dans la plus pure tradition, les images de tournage défilant sous nos yeux nous semblent avoir été vues et revues à l'époque de la sortie du film, et repenser à des émissions comme ciné6 n'est pas à exclure. Pourtant, bien que tout le monde sache globalement comment a été tourné Titanic sur un plan technique, le reportage ne se montre jamais avare en images de tournage, et bien que succinctes, nous y découvrons un rapide survol du processus créatif. Pas de surprise donc, les décélérations par câble, maquettes, effets 3D et bateau pivotant étant fidèles au rendez-vous.
Fox special : Breaking new ground (42min47) :
Nous n'allons pas nous laisser aller à snober un documentaire sous prétexte qu'il fut d'abord destiné à la télévision lors de la sortie du film, plus que pour un DVD. L'exemple en question se montre convaincant à plus d'un titre et nous sommes vraiment loin des featurettes promo traditionnelles qui n'ont jamais rien apporté à un film quelconque. Déjà diffusé chez nous sur M6 lors du succès grandissant du film en 1998, ce Breaking New Ground commenté par Peter Coyote va bien au-delà du simple making of, et mêle très intelligemment le tournage du film, ses parallèles historiques et donc réelles, ainsi qu'une enquête reconstituée du drame, de ses origines et de ses aboutissants. Jouant plus le rôle d'un documentaliste, que d'un artiste, James Cameron revient sur la structure narrative de son scénario conçu à partir d'éléments réels (pour rappel, seuls Jack, Rose et leur familles sont des personnages fictifs) qui seront comparés à des photographies d'époque, de témoignages des rares survivantes, et l'on n'hésitera pas à pointer du doigt toutes les zones obscures du drame réel. Sont ainsi cités les noms des responsables supposés, et les erreurs de chacun. Demeurant une enquête plus qu'un simple coup de pub, ce document marketing n'a vraiment pas à rougir devant certains journaux de tournages dits "pros" et sait rester passionnant.
Minis documentaires presse (18min21) :
Répartis en 7 featurettes, on ne se contente ici que de paraphraser ce que l'on retrouve déjà dans les deux documentaires précédents puisque tout est issu des mêmes rushes. Pas utile donc, ces courts modules n'étant ici qu'à titre d'archives et remplaçant au pied levé le making of HBO, qui pour rappel, est absent du zone 1.
Bandes annonces et spot TV (22min51) :
Il est généralement rare de s'attarder là-dessus, mais la durée conséquente des bandes annonces sur ce DVD (19min07 ici) et des spots TV (3min44) mérite l'intérêt. Tout d'abord parce que Cameron nous balance ici toutes ses archives et essais (donc qualité vidéo parfois légère) et aussi parce que l'on peut y trouver la bande annonce française d'époque dans laquelle Leonardo Di Caprio a la voix de Matt Damon. Autre curiosité, un spot télé allemand lors de la diffusion du film sur leur chaîne RTL. Pour poursuivre le tour du monde, une galerie de campagne d'affichage dévoile une bonne partie des essais où l'on découvre que le Titanic était originellement prévu pour le 4 juillet 1997 aux États-Unis (reporté à décembre), ainsi que les différents posters du film à travers le monde dont bien entendu le français.
Bonus (56min)
Voici enfin le fameux documentaire de Ed Marsh, qui avouons-le, nous laisse un peu sur notre faim à l'égard de n'importe quel standard des DVD actuels. Néanmoins, même si nous ne sommes pas en présence d'un making of à rallonge de 4h27, les modules proposés ici complètent suffisamment le reste de l'interactivité proposé sur ce disque et ceux du film pour faire un efficace tour d'horizon de la création de Titanic sans tomber dans une pesante répétition. On entame avec le gadget de service, Les nouvelles de 1912 (2min13), petit film du départ tourné avec le matériel de l'époque pour le coté réaliste du programme. Honnêtement ceci n'apporte pas grand-chose, mais sa courte durée en fait un bonus suffisamment amusant pour introduire la préproduction.
Une préproduction qui s'entame avec le Déroulé de la construction (4min20), sorte de visite guidée accélérée du chantier tout de sable et autres échafaudages qui deviendront au fil des semaines le célèbre navire. A l'image du bassin de Abyss, tout le monde s'agite comme des fourmis pour donner corps au Titanic factice et à son système hydraulique le faisant basculer, et la caméra se déplace suffisamment aux quatre coins du décor pour nous faire comprendre toute l'étendue du travail abattu. Un décor que l'on pourra également découvrir finalisé dans la Visite guidée du Titanic (7min36), un module peu passionnant en soi, mais qui, toujours accouplé au documentaire précédent, force le respect à l'égard des décorateurs du film (et nous soupçonnons la présence de ce bonus comme un hommage à ceux qui ont sué pour le résultat final) même si sept minutes d'une balade dans un décor où il n'y a personne pour interagir finit un peu par lasser.
Dans le genre préparatif de tournage un peu égoïste, on ne pourra néanmoins pas blâmer le réalisateur de se faire un petit plaisir dans Plongée en profondeur - Présentation (15min33), visite sous marine de l'épave du navire où les robot téléguidés (l'un d'entre eux s'appelle d'ailleurs Snoop Dog) et mini sous marin au coeur duquel Cameron s'est lui-même engouffré avec des professionnels du métier donne un aspect fantomatique à toute cette expédition. Notons que la plupart des prises en question sont déjà dans le film, et que leur présence ici doit être considérée comme une version longue des premières minutes du film, et accessoirement un teaser de son documentaire Les fantômes du Titanic.
La conception du film à proprement parler se situera enfin dans les trois derniers petits modules. Le plus sympathique d'entre eux, L'équipage du Titanic (17min39), aborde le coté décontracté du tournage où ses comédiens principaux, assez jeunes à l'époque, foncent tête baissée dans la première connerie venue s'il y a moyen de la faire. L'eau étant le lieu propice pour s'amuser apparemment. Outre quelques gimmicks digne d'un bêtisier qui pointe du doigt certains tics verbaux, ce quart d'heure est la preuve qu'il doit forcement exister un journal de tournage conséquent quelque part, et qu'il manque cruellement sur ce DVD. Des petits "secrets" de tournage qui prennent fin avec l'intéressante Vidéomatique (3min13) auquel le réalisateur nous a déjà habitué sur Abyss et que l'on pourrait comparer à un story-board vidéo composé à partir de maquettes, ainsi qu'avec la section Effets visuels (5min38) qui dévoile une fois de plus certains plans "impossibles" conçu à partir de maquettes, images de synthèses, fond verts et autres outils pour le résultat convaincant que l'on connaît.
Pour terminer la très longue liste des bonus de cette édition, nous ne pouvons bien évidemment pas passer à coté des Galeries d'images, toujours extrêmement importantes chez le réalisateur, et qui depuis Terminator 2 et Abyss bat les records des ampoules sur les pouces des consommateurs. Une habitude encore inchangée donc puisque toutes les pages du script (en anglais uniquement, mais quel éditeur aurait eu le courage de tout traduire ?) sont proposées, ponctuées de dessins de productions et divers croquis préparatoires, auxquels l'on retrouvera un nombre réellement incroyable de photographies - il nous aura fallu presque une demi heure pour les faire défiler rapidement, avec une sérieuse douleur au poignet à l'arrivée - autant de story-boards ainsi que d'autres éléments variés dont une originale section réservée au chiffre d'affaire engrangé par le film dans les pays qui l'ont projeté. En bref, la totale !
Un parcours au coeur d'images assez éreintant physiquement qui met fin à une interactivité de premier ordre. Bien entendu, la surprenante claque que nous espérions n'est pas arrivée, puisque aucun bonus franchement original n'est au rendez-vous. On déplorera sans doute l'absence d'un journal du tournage plus complet, mais aussi plus léger, s'attardant sur les réaction de l'équipe comme dans le mini documentaire L'équipe du Titanic, ainsi qu'une vraie rétrospective sur le succès du film, sa carrière, son influence et son essor pour les gens qui y ont participé. Pourtant l'essentiel sur un plan informatif est bien là : les galeries d'images s'avèrent plus que complètes, agrémentées de tous les splendides dessins conçus en amont. Le témoignage de James Cameron s'étale ici sur près de trois heures durant lesquelles il ne nous cachera rien et tant sur un plan historique que sur la conception technique. Nous sommes enfin au parfum de tout ce qui tourne autour du fameux navire. Cerise sur le gâteau : les 45 minutes de scènes coupées valent enfin le détour !
Titanic edition prestige 4-DVD n'est pas une révolution, mais il partage généreusement ses secrets à qui veut les connaître à travers une interactivité incontestablement de très bonne qualité.