
Commentaire audio de Llyod Kaufman :
Llyod Kaufman ne l'a jamais caché, il n'aime pas les deux séquelles de son Toxic Avenger, tournages en prise des financiers et du MPAA, gestapo du cinéma décisionnaire de la sortie ou non du film en salle. Pourtant, sans pour autant faire de la langue de bois, il ne va chercher à se plaindre ou à casser les financiers, et se contentera de nous dévoiler ses petites astuces et clin d'oeil scène par scène, mais avec un évident manque d'enthousiasme. C'est avec une certaine discrétion qu'il attendra le générique de fin pour nous expliquer brièvement l'aspect final de son film, nettement plus sage que le premier épisode.
Toxic Commentary (6min) :
Trois mini interviews, trois intervenants ayant participé (d'une manière exclusive pour deux d'entre eux) au tournage simultané de Toxic 2 et 3. Tout le monde semble content d'y avoir participé...
Mutant Tromabilia :
Tout comme le Tromabilia proposé sur le disque du premier film, il s'agit ici d'une espèce de fourre-tout où certains éléments nous paraîtront familiers puisque l'on retrouvera à nouveau le Radiation march (clip stupide avec des enfants), l'interview de Toxie 15 années plus tard, et quelques compilations du même acabit. On y retrouvera en revanche un petit anniversaire de Toxie improvisé dans les bureaux de l'oncle Lloyd mais relativement plombé par la déprime du concerné, qui s'élance ensuite en plein New York pour chercher son géniteur. Autres nouveautés, une petite featurette japonaise annonçant le tournage de ce deuxième épisode dans leur contrée (3 minutes) ainsi que deux annonces publiques alléchantes, dont une appelant au vote d'un ancien candidat aux présidentielles franchement convaincante.
Le disque de Toxic Avenger 2 s'achève sur un Troma interactivity identique à celui présent sur le premier film, ainsi que les classiques galeries d'images et bandes annonces.
Toxic Interviews (33min) :
Grand retour de la plupart des comédiens ayant participé aux volets 2 et 3, qui plus de 10 ans plus tard s'attarde sur l'influence du film sur leur vie future -bien qu'ils aient tous basculé dans l'anonymat le plus total-. On retiendra surtout l'intervention de Ron Pazio, interprète de Toxie, de près de 14 minutes revisitant le Troma Building pour nous évoquer des souvenirs qui visiblement peinent à l'enthousiasmer. Néanmoins ses propos restent intéressants et comblent la présence d'un vrai document d'archive du tournage. Notons aussi quelques interviews prises sur le tournage de Toxic Avenger 4, de quelques anciens venus faire de la figuration à la surprise de toute l'équipe.
Radioactive Waste:
Enième version du fameux Tromabilia présent sur les disques précédents avec ici en sus un télé achat refourguant des bijoux à l'effigie de Toxic Avenger, ainsi qu'un clip promo du Tromadance 2000.
Where in the world is Toxie (20min11) :
Petit tour du monde des manifestations Troma auquel Toxie a participé et plus particulièrement dans les plus grandes capitales de la planète. On retiendra bien évidemment la section réservée à la France et sa courte visite d'Avignon mais surtout l'apparition éclair d'Edouard Baer visiblement dérangé en plein sommeil.
Sérials (55 min) :
Voilà un bonus pas banal qu'on risque de ne trouver absolument nulle part ailleurs. Dieu sait comment s'est arrangé Troma, mais nous sont proposés ici deux sérials du milieu du siècle dernier, le genre ayant fortement inspiré Capitaine Sky. Si Undersea Kingdom s'avère finalement assez chiant, malgré ses costumes kitsch, c'est surtout Radar Men from the moon et son espèce de Rocketeer pourchassant des cow-boys qui obtient toutes nos faveurs.
Les maigres suppléments de ce dernier disque s'achèveront sur un Troma Classroom, ou plus simplement un publicité soft pour les produits Troma, ainsi qu'une galerie de planches de BD.
Si aujourd'hui la plupart des suppléments proposés dans cette Tox-box peuvent paraître désuets comparativement aux multiples éditions collector proposées chaque semaines, n'oublions pas que les disques proposés ici sont ceux vendus à l'unités en 1999 (soit les prémices du support), au final bien plus riches que ce que certains gros studios proposaient à ce moment là.