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Un Tramway Nomme Desir - Collector

Test interactivité

5/5
DVD 1

Commentaire audio de Karl Malden, Rudy Behlmer et Jeff Young
Comme d'habitude, Warner ne prend pas soin de sous-titrer ses commentaires. Et quel dommage ! Très riche en anecdotes diverses et passionnantes, et détails sur la genèse et le tournage du film, ce commentaire mené par Laurent Bouzereau (producteur du DVD) se révèle passionnant de A à Z. Mais 99% de ceux qui exigent des sous-titres parmi les 1% qui écoutent les commentaires audio, ne pourront pas en profiter. Tristesse.



Ce premier DVD se clôture avec une galerie de bande-annonces des films d'Elia Kazan : Un Tramway Nommé désir (bande annonces de 1951, 1958 et 1970) et A L'est d'Eden. C'est tout. Kazan aurait-il réalisé deux films dans sa carrière selon Warner ??

DVD 2

Tous les suppléments de ce second DVD sont sous-titrés

Elia Kazan : le parcours d'un réalisateur (75'30)
"My name is Elia Kazan. I'm greek by blood, turk by birth, and american because my uncle made a journey." Ce sont sur ces paroles prononcées par Kazan lui-même que démarre ce véritable film retraçant la carrière de l'un des plus grand réalisateur américain du vingtième siècle. Narré par Elie Wallach, ce bonus permet de revisiter la carrière d'Elia Kazan guidés par le principal intéressé. Il évoque ses films légendaires avec Marlon Brando (pour Le Tramway nommé désir et Sur les quais), James Dean (A l'est d'Eden) et bien d'autres (notamment avec le grand et torturé Montgomery Clift). On se rend compte à la vision de ce bonus que nous avons là un réalisateur classique au grand sens du terme. Son regard sur sa filmographie est extrêmement lucide et très critique (il pense par exemple que Un Tramway nommé désir est moins réussi au cinéma que la production qu'il avait montée au théâtre et considère par exemple Vivien Leigh comme une actrice compétente mais au talent limité).



Cela permet de connaître son attachement viscéral au cinéma et à l'Amérique et de revisiter ce magnifique film sur les immigrants, America America. On peut regretter que sa coopération avec la commission de Mac Carthy sur les activités anti-américaines ne soit que survolée et vite excusée. Mais il s'agit là d'un documentaire très complet sur Kazan, un cinéaste majeur et incontournable, qui ici se raconte dans le détail et évoque sa technique de travail. Un documentaire qui est l'âme de cette édition.

Un tramway sur Broadway (22')
Démarrant sur un extrait d'interview de Elia Kazan, où il explique sa méthode de recrutement des acteurs, ce documentaire se penche sur la genêse de la pièce, ses péripéties, son acceuil. Du background de Tennessee Williams à celui de Kazan, en passant par le choix du casting, certains des acteurs viennent partager leur expérience devant la caméra. Une mine d'anecdotes franchement passionnantes.


Un Tramway à Hollywood (28'10)
Elia Kazan démarre à nouveau ce documentaire, en expliquant ce qu'il considère comme un bon réalisateur : "quelqu'un qui ne sait pas forcément ce qu'il va faire avant le tournage, et crée sur place en prenant des risques". La suite nous narre via quelques interviews des acteurs, biographes ou historiens, la genèse du film en lui-même : du projet avorté chez Fox, du refus de Kazan de réaliser le film, et de l'implication de Tennessee Williams qui finalement débloqua tout sous la houlette de Warner. L'aspect éternel d'un film est également abordé, pointant du doigt que personne ne pouvait imaginer sur le tournage à quel point cet oeuvre allait marquer dans le cinéma. Bien d'autres points sont également abordés et rendent ce documentaire très plaisant et intéressant à suivre.


Désir et censure (16'21)
Face à la censure de l'époque, un scénario tel que Un Tramway nommé désir aurait eu du mal à ce monter. Sont détaillés ici les manoeuvres employées dans le script, et les nombreuses réécritures pour sous-entendre des sujets sulfureux (l'adultère, l'homosexualité) qui seraient perceptibles à l'écran sans être vus par les comités de censure. La scène de viol ainsi aurait pu être purement supprimée, si Kazan ne s'était pas battu en menaçant de ne pas réaliser le film. Un compromis sera trouvé : qu'elle soit réalisée "avec goût". Autant de points qui ont été contournés pour ne pas perdre la substance de l'histoire, ce qui finalement entraîna l'approbation du comité de censure sur le montage final sans qu'aucune scène ne dû être retournée. Mais le comité de censure se séparant entre le code de production et la ligue de décence, cette dernière interdit tout de même le film, entraînant un remontage allégeant l'intensité de certaines scènes. La version originale ressortit alors plus tard...


Alex North et la musique du sud (9'14)
Un petit documentaire sur le compositeur de la musique du film, mettant tout d'abord en lumière sa carrière qui fût ponctuée entre autres plus tard par Spartacus de Stanley Kubrick, mais aussi les innombrables qualités de la BO d'un Tramway nommé désir.

Un acteur nommé Brando (8'52)
Un petit module en forme de nécrologie, avec le témoignage de Karl Malden, l'ami qui collabora avec Brando dans beaucoup de films dont sa seule réalisation, La vengeance aux deux visages. On a le bon goût ici de saluer l'immense acteur qu'il était et de mesurer son impact dans l'histoire du cinéma et sur quelques anecdotes. Court mais émouvant.


Bout d'essai de Marlon Brando (4'52)
Si par sa présence sur le DVD d'Un Tramway nommé désir on pourrait croire qu'il s'agit d'un essai de l'acteur sur le film de Kazan, il n'en est rien ! Voici donc un essai de Marlon Brando sur ... La Fureur de Vivre de Nicolas Ray ! Le rôle ayant finalement été donné à James Dean, il s'agit tout de même d'une pièce de choix sur ce DVD, mais l'absence totale d'explications, de présentation ou de commentaire ici reste assez aberrante. En tout cas une évidence éclate de ce supplément : Brando était meilleur que Dean.


Scènes coupées (15'34)
Une appellation un peu trompeuse, puisqu'il s'agit surtout de prises alternatives de scènes du film : de quoi constater à quel point Brando expérimentait sur chaque prise, variait son texte pour arriver à des émotions différentes et proposer suffisamment de matière à son réalisateur.

Une édition au final passionnante de A à Z et évidemment indispensable...

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