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Underworld - Director's Cut

Test interactivité

3/5


L'interface de cette édition Director's Cut d'Underworld propose une introduction légèrement différente de celle du collector Z2, mais les menus demeurent à peu près identiques. Le premier disque offre un nouveau commentaire audio, ainsi que des bandes-annonces remises au goût du jour, dont celle de Underworld 2, prévu le 8 mars 2006 dans les salles françaises. C'est sur le deuxième disque que se trouve le gros des bonus, soit l'intégralité des suppléments compris dans l'édition collector, plus quelques documentaires spécialement rajoutés pour l'occasion.


Suppléments

  • Commentaire audio
    Il ne s'agit pas du même commentaire audio que celui de la précédente édition d'Underworld : si le réalisateur Len Wiseman est toujours présent, il est cette fois accompagné des deux acteurs principaux, Kate Beckinsale et Scott Speedman. Kate Beckinsale commence par se tourner en dérision en revoyant sa première scène (dans laquelle elle est perchée sur la tour avant de sauter), tandis que Len Wiseman souligne que 80% de l'équipe du film ne parlait pas anglais. La bonne humeur est au rendez-vous dans ce commentaire audio très détendu et souvent très drôle, à défaut d'être aussi technique que celui de l'autre édition. Kate Beckinsale, en particulier, y fait montre d'un humour pince-sans-rire ravageur que l'on n'aurait pas soupçonné au vu du sérieux de son personnage (elle ne décroche quasiment pas un sourire de tout le film). Scott Speedman n'est pas en reste, surtout lorsqu'il intervient à tout bout de champ pour demander au réalisateur ce qui se passe dans telle ou telle scène, confessant au bout d'un moment qu'il n'a vu le film qu'une seule fois en entier. Il quitte malheureusement ses collègues au bout d'un peu plus d'une heure, ce qui brise légèrement la dynamique comique de cet excellent commentaire. Au final, beaucoup d'anecdotes - parfois croustillantes - et tout autant d'explications des intentions de Len Wiseman en tant que réalisateur, qui font de ces deux heures un vrai régal.





  • Making of (13:00)
    Déjà présent sur l'édition collector, ce court making of promotionnel ne nous apprend pas grand-chose et son découpage très clipesque aurait même tendance à irriter. Les acteurs et membres de l'équipe sont interrogés durant dix secondes chacun tout au plus, afin sans doute de ne pas lasser le spectateur...



  • Scènes ratées, bêtisier (3:40)
    Un bêtisier rigolo mais bien trop court, que ce soit dans l'ensemble ou en ce qui concerne chaque scène en particulier, dont on n'entrevoit que quelques secondes à chaque fois. Dommage.


  • Sons et lumières (9:00)
    Là aussi, un supplément déjà au menu de la précédente édition : sorte de mix entre making of et bêtisier, ce petit bonus est fort sympathique et plus divertissant que les autres, et il serait parfait en accompagnement d'un making of consistant.



  • La photographie (19:11)
    Il s'agit là d'un supplément exclusif à cette nouvelle édition, et qui s'avère nettement plus intéressant que les précédents. Centré sur l'esthétique très particulière du film, il fait intervenir le réalisateur Len Wiseman, dont on apprend qu'il est allergique à la couleur, mais aussi et surtout qu'il est un dessinateur talentueux. Ses croquis et dessins auraient même constitué l'argument décisif capable de convaincre Kate Beckinsale de participer au projet. Le directeur de la photographie, Tony Pierce-Roberts, qui est surtout connu pour son travail sur les films de James Ivory, est lui aussi interviewé et explique de quelle façon il s'est employé à répondre aux attentes du jeune réalisateur. Enfin, James McQuaid, responsable des effets spéciaux et co-producteur exécutif, insiste sur la correction numérique des couleurs, concluant que l'usage du numérique était nécessaire car il est tout bonnement impossible d'obtenir ce genre de couleurs totalement désaturées et de contrastes en décors naturels, avec une caméra classique.


  • Les décors, accessoires et costumes (10:45)
    Un autre bonus plutôt instructif quoiqu'un peu court. Le chef décorateur, Bruton Jones, nous éclaire sur la conception des décors qui s'est faite d'après ses propres dessins, eux-mêmes inspirés des ébauches de Len Wiseman lui-même. Il détaille les multiples influences qui ont servi à élaborer le design d'Underworld et revient sur l'historique des personnages. On passe malheureusement un peu vite sur le travail de la costumière Wendy Partridge, dont les créations sont pourtant très réussies, en particulier en ce qui concerne le look des vampires.


  • Cascades (11:41)
    Voici un autre supplément déjà présent sur l'autre édition et dans lequel le coordinateur des cascades, Brad Martin, raconte quel entraînementn ont dû subir les acteurs afin de pouvoir jouer les scènes de combat, pour la plupart câblées. On voit brièvement les comédiens à la tâche, images entrecoupées d'extraits d'interviews, bien trop cours eux aussi. On aurait aimé en voir davantage.



  • Spots TV (1:01)
    Deux spots TV américains en version originale sous-titrée.


  • Bande-annonce (2:15)
    La bande-annonce en français.

  • Effets spéciaux, part 1 (12:30)
    Cette première partie était déjà présente sur l'autre édition. On y voit le créateur des monstres du film, Patrick Tatopoulos, ainsi que les autres artistes et concepteurs ayant participé à élaborer ces créatures que le réalisateur voulait les plus organiques possible - c'est-à-dire non numériques. Le documentaire est tout à fait intéressant, même si une fois de plus, on ne va pas en profondeur. On voit les comédiens se faire maquiller, Bill Nighy alias Viktor en particulier, et le fonctionnement des animatroniques nous est expliqué en détail.



  • Effets spéciaux, part 2 (10:00)
    Cette deuxième partie se concentre cette fois sur les effets digitaux, comme les décors de synthèse, ainsi que sur le travail effectué à l'aide de miniatures. Le monteur du film, Martin Hunter, intervient lui aussi afin d'expliquer que la plupart du temps, les plans à effets spéciaux ne se remarquent pas au cinéma. Un peu moins intéressant que le bonus précédent, mais sympathique tout de même.



  • Clip vidéo (2:43)
    Un petit clip vidéo mêlant images du groupe et plans du film. Le groupe, c'est Finch et la chanson, "Worms of the Earth".

  • Fang vs Fiction (46:00)
    Dommage que le plus long supplément ne concerne pas directement le film. Il s'agit en réalité d'une sorte de "documentaire" retraçant les origines des mythes du vampire et du loup-garou, en les recoupant. Divers "experts" sont interrogés, le tout dans la meilleure tradition du reality-show à l'ancienne sur les phénomènes occultes. On y voit même interviewés d'étranges individus accros au sang frais. Amusant mais dispensable.
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