Pour ne pas changer, Columbia propose des menus fixes au graphisme hideux (la palette de couleurs est à vomir).
Le commentaire audio (aucun sous-titre sur tous les suppléments) du réalisateur, John Ottman s'avère être plus concluant que le film (le challenge n'était pas dur à relever). Fervent admirateur de DVD, Ottman fait preuve d'une grande aisance dans ses commentaires et n'est jamais vraiment dupe sur ce qu'il filme (il évoque ainsi avec une pointe d'amertume les figures imposés du slasher). On sent également sa frustration au regard du faible budget du film et des concessions qu'il a du faire faute de temps (le générique de fin en est un parfait exemple). Mais, il ne renie jamais son oeuvre et semble au contraire avoir pour lui l'affection qui caractérise les premiers films.
La making of featurette (tout est dans le titre), mélange habituel d'extraits du film (la règle) et d'interviews (l'exception) ne présente aucun intérêt. Au vu de sa durée ultra courte (3' 33), on ne s'en plaindra pas.
La section des gag reel (4' 58) est un montage astucieux et plutôt amusant de scènes ratées du film. A sa vision, il n'y a plus de doute : faire un film d'horreur provoque souvent l'hilarité sur le plateau de tournage.
Les Deleted scenes au nombre de sept (7' 29) n'ont guère d'intérêt. Comme le confirme le commentaire audio du réalisateur que l'on peut sélectionner durant le visionnage. Il les a tourné en sachant pertinemment qu'elles ne seraient pas intégrées au montage final mais certaines scènes lui tenaient pourtant à coeur.
Dans l'ordre d'arrivée, on a Amy's movie (2' 33, présentation plus détaillée du groupe d'étudiants avec l'accent sur le ténébreux Travis), Writer's block (31 sec, Amy en manque d'inspiration devant son ordinateur), Guilty moment (56 sec, Amy regarde avec tendresse et une certaine tristesse une photo de son père), After the shoot (49 sec, emballage du matos à la fin d'une journée de tournage), Shower scene (1' 50, scène de pseudo suspense qui accentue le sentiment de paranoïa qui envahit Amy), He let me go (1' 05, Amy prend conscience que le tueur l'a laissé à chaque fois s'échapper) et pour finir Amy and Trevor (45 sec, une fin heureuse où l'on voit Amy et Trevor s'enlacer).
Les Talent files proposent les filmographies et biographies de cinq acteurs et du réalisateur. Les bandes annonces font honneur au genre avec outre celle du film (en 16/9 et 5.1), celles du premier Urban Legend, et des deux Souviens-toi l'été dernier (5.1 mais uniquement 4/3).
Attention: le disque est bien RCE, ce qui risque de gêner certains lecteurs dézonnés comme les Toshiba où une petite manipulation de la télécommande est nécessaire.