V pour Vendetta (blu-ray)

Test interactivité

3/5
Le principal attrait de l'interactivité de cette édition Blu-Ray repose sur l'option PIP Au coeur du film, pour le reste, nous devrons nous contenter des piètres suppléments de l'édition collector. Tout le long du film, le réalisateur, ses comédiens et son équipe technique interviennent via une petite vignette et reviennent sur le tournage, l'adaptation, les effets visuels... Autant d'éléments que l'on aurait certes aimé retrouver chapitrés dans la rubrique suppléments pour en faciliter l'accès mais qui se présentent comme une merveilleuse mine d'informations.


Construire le monde de demain :
Bien qu'étant également une "simple" featurette promo destinée à une diffusion TV, le documentaire proposé ici se montre déjà bien plus intéressant. Evitant les erreurs du premier, à savoir rebondir inutilement sur les propos du film, celui-ci s'intéresse à la création de l'univers visuel, même si l'on est encore devant un reportage beaucoup trop bref. On y découvrira en outre que le film fut tourné à Berlin, et seulement à Londres pour les massives scènes de foule dont nous sommes témoins de la lourde organisation. On survolera ensuite les quelques effets visuels et explosifs effectués sur des maquettes du parlement ainsi, et surtout, sur la création du masque de V, avec toute les difficultés que cela peut poser à Hugo Weaving en terme de vision.

La véritable histoire de Guy Fawkes et la conspiration des poudres :
Pour le coté pédagogique du DVD, c'est ici que ça se passe. En dix minutes, nous n'y apprendrons évidemment que le stricte minimum, et appuyé par de lourds comparatifs avec le film de McTeigue puisque le documentaire est mis en chantier par ceux qui se sont occupés des "behind the scene", et non pas par de véritables historiens, même si quelques uns interviennent brièvement. Sympa pour mettre le pied à l'étrier des plus curieux, mais sans plus. Une édition dite collector aurait au moins pu proposer quelque chose de plus consistant.

V For Vendetta et la révolution du comic :
Enfin, on daigne citer le nom d'Alan Moore quelques instants en essayant d'arracher quelques compliments dans un documentaire qui, une fois encore, s'impose comme une analyse de carnaval. Pour revenir sur la nouvelle essence du comic book aux Etats-unis, l'équipe du film s'exprime en lieu et place d'un spécialiste quelconque du genre. Producteurs se pavanent donc dans de sempiternelles évidences marketing, avec un Silver toujours en aussi grande forme nous récitant ses classiques "extraordinaire, exceptionnel, du jamais vu" en assumant plutôt bien son retard culturel évident tout en conservant son traditionnel discours de Christophe Colomb.

Le making of de V For Vendetta :
Traditionnelle featurette qui vend le film avec les meilleurs égards sans jamais, contrairement à ce que dit le titre, en dévoiler les moindres secrets. Objet promo oblige, chacun des intervenants récite, avec certes beaucoup de pertinence, le parti pris politique du film quitte à se répéter les uns les autres et lourdement insister sur le fait que cette adaptation de comics est plus intelligente que les autres parce qu'elle montre ouvertement du doigt certains maux sociaux... Argument un peu facile lorsque l'on sait que des gens comme Nolan ou Singer ont su proposer le même type d'idéologie avec un peu plus que finesse, mais qu'importe, Joël Silver pense avoir tout inventé ou tout découvert avant tout le monde, ce n'est plus une surprise. Ce qui en est une en revanche, c'est le culot de David Lloyd qui se réapproprie totalement les origines de V, en parlant de son oeuvre et sans même citer une seule seconde le nom d'Alan Moore. La liberté tant dépeinte trouve finalement une limite...

On trouvera enfin un clip musical monté à partir d'extraits du film, le Rap de Natalie Portman au Saturday Night Live et la bande annonce officielle.

Le verdict des internautes

Total des votes : 9

Les notes des internautes

  •  
    Image
  •  
    Son
  •  
    Interactivité
  •  
    Bonus

Les tests des internautes

logAudience