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X-men L'affrontement Final - Collector

Test interactivité

3/5
DVD 1

Avec le premier DVD, on a vite fait de perdre en route la moitié des bonus si l'on survole le disque trop sommairement ou expressément. Si le menu d'accueil nous oriente soit vers les gentils mutants "Choisissez votre camp", soit vers les méchant "Rejoignez la communauté" bénéficiant chacun d'un sous-menu, on se retrouve également avec des bonus différents. Du côté des gentils bleus, on pourra ainsi bénéficier d'un commentaire audio de Brett Ratner et de ses deux scénaristes, ainsi que 10 minutes de scènes coupées mettant en action les bons personnages du film. En s'orientant vers les méchants jaunes, nous avons accès aux mêmes caractéristiques techniques, aux mêmes chapitres, et aux même types de bonus à cette exception près que ce sont désormais les producteurs qui prennent la parole sur le commentaire audio, et que les 10 minutes de scènes coupées se focalisent cette fois-ci sur les mutants mal attentionnés.


Pour sauter d'un type de menu à l'autre, chacune de leurs sections "suppléments" bénéficie d'un petit logo en haut à gauche. On passe ainsi du jaune au bleu, du mal au bien, en un tour de main.

Commentaires audio :
Ce qui est vraiment inquiétant dans ce commentaire audio de Brett Ratner et de ses scénaristes, au-delà des autocongratulations si peu justifiées, c'est le degré général d'immaturité - voire d'amateurisme total - déjà perceptible en salle, et bien encore à l'écoute de leur propos. Franc mais pas rassurant pour autant, le réalisateur avoue ne rien avoir eu à faire sur le film et qu'il ne savait pas du tout dans quoi il s'embarquait. Une méthode "de technicien" qu'il semble soutenir, comme s'il n'avait jamais eu de véritable démarche artistique, ici comme ailleurs. Il se surprendra lui-même à lâcher quelques "Ah tiens, ça ils l'ont laissé !" et ce sont ses deux compères qui lui feront remarquer un faux raccord affreusement grossier (Hugh Jackman qui change de vêtements d'un plan à l'autre) dans l'hilarité générale. Le film est raté, ils en ont conscience, mais sont tout de même contents du résultat, étant présents essentiellement pour s'amuser et surtout ne rien dévoiler sur le film. La quasi-intégralité de leur propos baigne ainsi dans des blagues de cour d'école fournies à tour de bras : "Sur ce plan là, c'est Patrick Stewart qui s'est filmé tout seul.", " On a vraiment tué des gens ici." " C'est Kubrick qui a fait ce plan, c'est John Woo qui a fait celui là" etc. Rien d'intéressant donc, si ce n'est que pour rajeunir ses comédiens principaux, l'équipe technique se serait servi de pinces à linges... Effectivement, ils n'ont rien à dire. Mais surtout ils se fichent totalement du mécontentement du spectateur ou déballent des énormités dans le dernier quart d'heure comme il est rare d'en avoir entendu. Captures d'écran à l'appui.





Lapsus révélateur ou véritable information lâchée par accident, le nom de Matthew Vaugh est cité plusieurs fois à la réalisation de l'une des premières scènes du film où le jeune Angel se coupe les ailes. Hasard ou coïncidence, le réalisateur de Layer Cake qui a abandonné le projet à mi-parcours serait donc le responsable de l'une des seules vraies bonnes scènes du film - alors que de son côté Ratner se l'attribue. C'est donc un peu ce que l'on retrouvera sur ce second commentaire signé par les producteurs du film : une certaine contradiction avec les propos des gamins enregistrés sur le premier, où partis pris artistiques et commerciaux n'auront de cesse de se justifier différemment. Entre autres, c'est également la scène de la chambre des dangers qui est absente des deux premiers films "Parce qu'ils ne voulaient pas mettre d'argent dedans" selon le premier commentaire, et "Parce que l'intrigue ne le nécessitait pas" selon celui-ci. Autant ne plus chercher qui croire, les boniments étant légions d'un coté comme de l'autre, bien qu'ils se complètent un peu mutuellement. Reste à savoir si pour obtenir un esprit déconnant, et un vrai vivier d'information, il faille regarder le film dans ces conditions deux fois de suite...


Scènes coupées (9min56 + 9min25) :
S'intéressant principalement aux gentils du film pour première salve, on nous propose ces scènes coupées dans les meilleures conditions possibles puisque la copie est aussi propre que le film lui-même, leurs effets visuels achevés mais également un transfert 16/9ème accompagné de pistes Dolby Digital 5.1 anglais et français ! Une réintégration au montage via le seamless branching n'aurait alors pas été un luxe négligeable puisque les séquences en questions sont paradoxalement assez sympas. En tout cas pas moins honteuses que les autres gags du film.



On aura ainsi droit principalement à une version longue du combat chez Jean Grey, où Wolverine traversera le bras de Juggernaut avec ses griffes sans le moindre effet avant de servir de conducteur métallique pour que Tornade puisse électrocuter cette force de la nature. D'électrocution, il en sera également question dans le combat final où la même tornade dégommera d'un coup les trois quarts des assaillants avec une vague géante chargée au tonnerre. Les fans du comics seront aussi ravis de découvrir furtivement le personnage de Phat (visible durant l'une des assemblées mutantes au début du film) proposé ici dans une 3D approximative, avant de finir gelé par Iceman. Dans les scènes plus intimistes, on découvrira enfin le baiser interdit qui décide définitivement Malicia à quitter l'école ainsi qu'une fin alternative sur le retour de Logan... dans le bar où il gagnait sa vie au début du premier X-Men.



L'interactivité du premier disque se conclue sur une petite preview des Simpson le film. Le reste des suppléments est bien évidemment proposé sur un second disque.

DVD 2

  • Documentaire

    Le journal de Brett Ratner (41min 20)
    Rangez de côté, durant presque trois quarts d'heure, l'antipathie générale tournant autour de Brett Ratner pour l'observer au travail avec le plus d'objectivité possible. Malgré l'immaturité du personnage sur le tournage et l'espèce d'ego pas forcément bien placé sur un bonus portant son nom (soit, c'est un peu l'objectif du bonus), il faut reconnaître que le documentaire en question s'inscrit parmi les meilleurs proposés sur une production de cet acabit. Qu'il dévoile les bons comme les mauvais côté du tournage. Les bons, demeurent essentiellement dans l'existence même de cette longue vidéo prouvant une fois plus le savoir faire de Marvel dans la production de ses documentaires pour des titres n'en méritant pas forcément autant. On se souvient, entre autres, du très bon making of des 4 Fantastiques.



    Premier chapitre d'un bon gros décorticage - supposé, malheureusement - de 100 minutes, le journal de Brett Ratner explique en partie pourquoi la plupart de ses films sont mauvais, et le constat est assez triste. Le bonhomme est simplement incompétent mais de bonne volonté. Menant comme un chef de troupe toute son équipe avec un véritable enthousiasme communicatif, rendant le personnage humainement sympathique, Brett ne se laisse jamais démonter par le poids du projet et gère globalement son affaire en courant dans tous les sens, dans tous les départements avec un vrai professionnalisme. C'est ce que l'on appellera "le premier effet Brett Ratner". Et pourtant le bas blesse à l'image et on est surpris que l'une des scènes d'introduction du film, celle de la chambre des dangers assez ratée à l'écran, aura nécessité pas moins de 120 explosions en effets réels. Une folie justifiant en partie l'énormité du budget où la plupart des voitures volant et s'écrasant sur Alcatraz en emportant dans leur volée diverses tourelles, l'ont été réellement pour un spectacle finalement plus impressionnant sur la vidéo en question que dans le film lui-même. Au rang des révélations spectaculaires, nous découvrirons également que la plupart des comédiens ont réellement effectué leurs cascades, et en particulier Ben Foster, lâché torse nu du sommet d'un Building, accroché à des câbles.



    Tournage bon enfant, bonne humeur générale et véritable documentaire d'ambiance nous plongeant sur le plateau comme si nous y avions été, le journal du tournage dévoile malheureusement que là où Rattner passe une heure à régler son film, il en gaspillera deux à faire le con pour amuser la galerie alors que la production transpire l'urgence. S'habillant et se maquillant en Wolverine ou déambulant d'un plateau à l'autre dans le fauteuil de Xavier, nous découvrons un réalisateur à deux facettes. Un vrai gosse assurément motivé pour créer le meilleur film possible, mais perpétuellement rattrapé par un comportement infantile déplacé, jusqu'à sa virée à Cannes six mois plus tard, persuadé d'être la cible des badaux réclamant des autographes à Hale Berry. Fascinant.

    X-MEN, l'évolution d'une trilogie (43min08) :
    Nettement moins réjouissant puisque après un bon making of, voici un remplissage douteux. Non content d'être une featurette très lourde (3/4h, c'est long pour de la promo), ce documentaire essayant faussement d'analyser l'évolution de la trilogie se contentera majoritairement d'aller piller dans les DVD des deux premiers films. Sur près de 27 minutes, nous avons donc droit à un vrai condensé des heures de bonus proposés à l'époque pour ne réaliser un lien avec l'actuelle film que dans le tout dernier quart d'heure. Mené par un Rattner motivé, mais malheureusement toujours aussi peu crédible, on nous présente l'intrigue générale du film et les nouveaux personnages, au milieu d'interviews et d'images de plateau dans un ton hautement plus commercial que dans le bonus précédent. Très long, mais très dispensable.


    X-MEN : L'engouement continue (20min25) :
    Toujours dans un esprit "featurette promo", et toujours servi par un montage trop speed pour être apprécié, ce dernier module aurait dû rester collé au dernier chapitre du précédent. Une continuité donc, où les intervenants feront l'apologie du réalisateur qui lui-même aura la gentillesse d'admettre que les deux premiers films étaient très bons. Sympa le mec ! On ne change donc pas la recette, interviews et images volées du tournage illustrant quelques propos finalement pas très intéressants. Dommage : les éditions collector des films précédents étaient parvenus à éviter ce genre de piège.


  • Mini Documentaires

    X-MEN à la loupe
    Un peu confus dans sa présentation, ce module aura néanmoins le mérite de rejoindre les novices de l'univers des X-men n'étant habitués qu'aux films dans celui de la bande dessinée. Sont donc proposées ici 16 fiches de personnages correspondant aux principaux protagonistes de X-Men 3, illustrées par des photographies et des dessins, le tout accompagné par les historiques et caractéristiques physiques de chacun. Malheureusement, les nombreuses notes sont uniquement disponibles en anglais. Mais le petit plus de ces fiches personnages réside dans le fait que chacune d'entre elles propose des minis vidéo de quelques secondes. Nous les avons bien évidemment recensées, même si ces dernières ne prennent jamais le temps d'approfondir les interviews :


    Beast
    Quatre vidéos de respectivement 22, 38, 17 et 28 secondes permettent à Kelsey Grammer et Stan Lee d'évoquer très brièvement la nature même du personnage et les nuances dans l'interprétation une telle créature.

    Angel
    Quatre vidéos de respectivement 17, 30, 47 et 24 secondes permettent à Ben Foster de revenir sur les origine d'Angel, de la passion du comédien pour la série ainsi que de la difficulté de supporter des ailes.

    Storm
    Trois vidéos de respectivement 18, 13 et encore 18 secondes permettent à Halle Berry et Chris Claremont de présenter furtivement - mais alors très furtivement - le personnage de Tornade.

    Professeur Xavier
    Trois vidéos de respectivement 27, 25 et 37 secondes permettent à Patrick Stewart, Stan Lee et leur producteur de revenir sur la relation entre le personnage et ceux qui dépendent de lui, ainsi que le prestige d'avoir un tel acteur sur un film de super-héros.


    Rogue
    Trois vidéos de respectivement 17, 18 et 19 secondes permettent à Anna Paquin de survoler les problèmes sentimentaux d'un personnage comme Malicia.

    Pyro
    Trois vidéos de respectivement 18, 26 et 16 secondes permettent à peine à Aaron Stanford de présenter son personnage et son changement de camp.

    Colossus
    Deux vidéos de respectivement 22 et 16 secondes permettent à Daniel Cudmore de comparer ses mensurations à celles de son personnage.

    Wolverine
    Quatre vidéos de respectivement 26, 34, 20 et 17 secondes permettent à Hugh Jackman et à son producteur de parler de l'évolution du personnage et du plaisir de l'interpréter.


    Jean Grey
    Trois vidéos de 21 secondes chacune et une autre de 18 permettent à Famke Janssen d'évoquer brièvement de l'évolution de son personnage.

    Magneto
    Trois vidéos de 1min21 (un record ici), de 29 secondes mais aussi de 5 secondes (!!!) permettent essentiellement à Stan Lee Et Chris Claremont de parler des ambitions du personnage.

    Mystique
    Trois vidéos de respectivement 14, 19, et 28 secondes permettent à Rebecca Rominj de parler de la nature du personnage et des libertés prises avec le film la montrer nue, là où la BD dévoilait un personnage en robe.

    Iceman
    Deux vidéos de 18 et 22 secondes offrent l'opportunité à Sahwn Ashmore de - tiens ?- parler de son personnage. Le comédien étant le moins intéressant de tous.


    Juggernaut
    Quatre vidéos de respectivement 23, 25, 17, et 32 secondes permettent à Vinnie Jones et au scénariste Zak Penn d'évoquer la conception physique du personnage ainsi que le changement de statut qui lui est offert dans le film par rapport au comics.

    Callisto
    Trois vidéos de respectivement 17, 23, et 24 secondes permettent à Dania Ramirez de répéter à la ligne près ce qu'on lui a demandé de dire pour la promo. Sinon, méconnaissable malgré le peu de maquillage.

    Kitty Pride
    Il ne faudra que deux vidéos de 31 et 23 secondes pour que la charmante Ellen Page et l'autre - Brett Ratner - expliquent la nature du personnage et la façon dont la comédienne a été recrutée.

    Cyclope
    Trois vidéos de respectivement 18, 16, et 19 secondes permettent à James Marsden et Famke Janssen d'évoquer la notoriété et l'évolution professionnelle du comédien.


    Anatomie d'une scène : Le Golden Gate (12min04) :
    Petit module désormais habituel sur les titres Fox, et finalement que l'on apprécie assez, cette anatomie d'une scène nous détaille ici assez longuement - compte tenu du résultat à l'écran - comment fut conçu le court passage du film où le Golden Gate se pose brusquement à Alcatraz. Donnant ici la parole à des techniciens particulièrement enjoués, y compris Brett Ratner qui a des bonnes idées, on découvre à même les différents plateaux la construction particulièrement pointue de la scène. Sans aucune promo, on s'intéressera aux différentes maquettes censées s'écraser sur le sol, aux modèles 3D, mais aussi et surtout à l'installation complexe des différents panneaux "fonds verts" sur le décor pour la meilleure utilisation possible. Dommage que les concepteurs du DVD n'aient pas été aussi loin que l'interactivité des 4 Fantastiques où, lors d'une scène similaire, toutes les étapes de post-production (effacement et déplacement des couches numériques) étaient entièrement dévoilées. Quant aux chocs des voitures les unes contres les autres, quelques techniciens musclés feront l'affaire... Sans être extraordinaire, ce mini documentaire mérite le coup d'oeil puisqu'il est le seul à vraiment s'intéresser aux effets spéciaux du film. Et l'on regrette amèrement que bon nombre d'autres scènes n'aient pas bénéficiées du même traitement, au lieu de bricolé un mauvais historique à partir d'extraits des DVD précédents.



    Animatiques (24min41)
    Sans chichi ni blabla pour tenter de nous expliquer inutilement ce qu'est une animatique 3D (ça nous a été expliqué cent fois ailleurs), nous avons droit ici à un "dessin animé" des 20 scènes fortes du film, comme la libération musclée de Mystique. Une sorte de version Sim's des X-Men, de plus ou moins bonne qualité et excessivement proche du résultat final.


    Vignettes (25min58) :
    Un bonus assez décevant. Non pas qu'il soit inintéressant, bien au contraire, mais il prouve qu'un vrai making-of complet existe quelque part dans les cartons de Fox et que l'on nous en propose ici qu'un infime condensé. Disponible d'une traite où à travers sept sous-chapitres, ce documentaire un peu bâtard dans la façon dont il cumule les sujets sans vraie transition, s'intéresse à bien des points. L'interview du scénariste tout d'abord, qui nous dévoile tous les éléments de ce troisième film judicieusement dissimulés dans les précédents pour en faire une longue histoire cohérente, à travers l'exemple probant qu'est le personnage de Jean Grey. C'est ensuite plus succinctement - même trop pour en retenir quelque chose - que l'on s'intéressera à l'aspect politique des films, la conception des costumes ou des coupes de cheveux, les cascades câblées, les maquillages de The Beast et Juggernaut dans un montage alternatif assez rigolo, et la fabrication des armes en plastiques. Autant de chapitres trop vite expédiés, plus consternant encore dans celui réservé aux effets spéciaux qui ne se donne même pas la peine d'en décortiquer le moindre extrait. Juste un témoignage de gens nous expliquant que le film est truqué... Merci pour l'info.


    Blogs (14min15)
    Chose désormais devenu traditionnelle, Brett Ratner se prête au jeu des vidéos de tournage réservées au net, qui finiront de toute façon sur le DVD. Nous avons beau être face à des vidéos d'un intérêt largement en dessous de ce qui a été fait pour King Kong ou Superman, on décèle une certaine motivation générale - à défaut de professionnalisme, et une bonne humeur soutenue par un Stan Lee toujours aussi bonimenteur lorsqu'il essaie de nous faire croire une fois de plus qu'il est à coté de son personnage préféré (il dit ça sur tous les films). La seconde partie des blogs s'intéressera au montage du film.


    Enfin, l'interactivité de X-Men 3 se conclue sur 16 galeries d'images concernant les personnages, 5 story-boards et croquis de productions ainsi que les trois bandes annonces du film. Une interactivité qui laisse néanmoins sur notre faim malgré son imposant contenu. Un parti pris de départ assez éclectique dans la façon de présenter le tournage, le mythe et les personnages réellement passionnant, mais qui passe parfois trop violemment du document vérité (le journal) ou de fiches pratiques bien pensées (les mini documentaires) vers de trop longs produits promos charcutant des révélations que l'on ne retrouvera pas forcément dans les commentaires audio. Enfin, l'absence d'un vrai documentaire sur la conception des nombreux effets spéciaux s'impose comme un véritable manque compte tenu du nombre de plans truqués intéressants dont regorge le film.
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