Pour une fois, il n'y a pas une grande différence entre le mixage PCM 5.1 anglais et son homologue Dolby Digital 5.1, même si sur le premier la dynamique d'ensemble est incontestablement plus large et un rien plus agressive. La différence se fait à volume égal, mais si l'on pousse un peu plus la piste DD5.1, le résultat est tout aussi probant et enchanteur. Le film commence avec ce panneau noir et ce fracas musical, juste avant le logo MGM comme l'ouverture d'un opéra. La musique de Richard Strauss s'élève, " Ainsi parlait Zarathoustra ", les graves font vrombir le caisson de basses, la musique se déploie sur tous les canaux, majestueuse. On ne connaît pas ici l'impression d'un stéréo d'origine gonflé pour le 5.1, tout est justifié et surtout, extrêmement immersif. Le son de la respiration des astronautes est diffusé par les canaux arrières, la voix de l'ordinateur HAL contamine discrètement toutes les enceintes, renforçant son omniscience. Le son des vaisseaux envahit la pièce et vous entoure littéralement (notamment grâce aux surrounds très présents). Le son strident émis par le monolithe est assez spectaculaire également. Le caisson de basses est quant à lui régulièrement et judicieusement sollicité. L'expérience est donc magnifique également dans sa section sonore. Les voix de la VF sont quant à elles un peu vieillies, les voix paraissent plus naturelles en V.O, il serait dommage de passer à côté.
