On baigne constamment dans une sorte d'épure sonore qui restitue toute la mélancolie du film et la solitude des deux personnages, bercés que l'on est par une b.o. aérienne, très jazz fusion, jazz rock, qui va de la trompette de Miles Davis (remixée le temps d'un morceau par Dj Cam) au saxophone d'Ornette Coleman (70's) en passant par la guitare électrique de Bill Frisell (90's). On ne pouvait rêver mieux pour accompagner ce Bronx secret des écrivains. Comme ce fut le cas sur l'édition zone 1, les pistes Dolby Digital 5.1 ne se montrent malheureusement pas à la hauteur. Les enceintes arrières ne sont utilisées qu'avec parcimonie et l'on aurait souhaité un relief plus poussé.
Notez que la version française bénéficie du doublage du ‘'nouveau'' Sean Connery, et les nostalgiques du papa ‘'français'' d'Indiana Jones auront bien du mal à s'adapter. Néanmoins, sur l'une comme sur l'autre la clarté est au rendez-vous (avec une préférence pour le naturel de la version originale)!