Il a lui aussi bénéficié de cette double restauration décrite plus haut. On se montrera pourtant ici plus circonspect. Certes le travail semble avoir été tout aussi titanesque avec un nettoyage complet de la bande son rendant aux dialogues leur clarté d'antan et aux ambiances leur tessiture originelle vraiment palpable permettant au final de redécouvrir l'élégante répartition du mixage qui avait été littéralement étouffé avec le temps. Ce qui pêche cependant ce sont les différences de timbre de voix au sein d'une même séquence voir durant un dialogue entre deux personnages. Ainsi Lacenaire alias Marcel Herrand se voit affublé d'un écho désagréable à chacune de ses phrases comme s'il s'agissait d'une postsynchronisation ratée (du genre de celle qui occulte toute prise de son extérieure) alors que le reste des acteurs bénéficie d'un rendu beaucoup plus naturel.
Reste que nous sommes en face d'un mono des plus efficaces permettant au film de retrouver une puissance dramatique indubitable.