Dans ses différences de production soulignées au gré des films retenus, la valeur son s'avère cependant un élément communément soigné pour les trois productions ici proposées. On ne peut omettre là encore un traitement sonore qualitatif et méritoire où nul effet de gêne ne vient paralyser ou empêcher le visionnage, et cela malgré une économie relative de moyens. Du travail sérieux pour un plaisir non démenti par une technique défaillante.
DVD 2 : 6/10
Manoel de Oliveira, Oliveira l'architecte par Paulo Rocha
Abel Ferrara : not guilty par Rafi Pitts
Philippe Garrel, portrait d'un artiste par Françoise Etchegaray
Ici aussi, la qualité sonore dépend des conditions de prise de son. Dans le cas de Philippe Garrel, l'interview a lieu à un endroit fixe. Aucune difficulté dans ce cas, où le réalisateur français se montre extrêmement posé. A l'inverse d'Abel Ferrara, véritable cauchemar pour l'équipe technique : toujours en mouvement, à n'importe quel endroit, et dont le discours n'est pas toujours des plus audibles avec le chaos qu'il crée et qui l'entoure inlassablement.
DVD 3 : 7/10
HHH, portrait de Hou Hsiao Hsien par Olivier Assayas
Shohei Imamura, le libre penseur par Paulo Rocha
Aki Kaurismäki par Guy Girard
Les pistes son proposées sont toutes en version originale mono, sous-titrées en français. Rien de gênant à signaler : le son est clair, les voix sont audibles et ne saturent pas, même dans les prises tournées en extérieur (et il arrive pourtant que certains lieux soient particulièrement bruyants, comme dans le documentaire HHH). Les sous-titres sont corrects, lisibles, bien en phase avec les paroles des intervenants.
DVD 4 : 7/10
Abbas Kiarostami, vérités et mensonges par Jean-Pierre Limosin
Takeshi Kitano, l'imprévisible par Jean-Pierre Limosin
Citizen Ken Loach par Karim Dridi
Chacun des trois documentaires s'accompagne d'une seule et unique piste son mono, l'ensemble se révélant encore une fois assez homogène, d'une puissance et d'une clarté satisfaisante. Dans tous les cas, la prise de son fait en général bien ressortir la voix du cinéaste interviewé, et cela en dépit de conditions parfois difficiles, comme lors des tournages en pleine rue de Citizen Ken Loach.
DVD 5 : 7/10
Norman Mac Laren par André S. Labarthe
Eric Rohmer, preuves à l'appui (Partie 1 et 2) par André S. Labarthe
Le son pour le DVD de ce coffret présente quelque attrait quand on sait l‘usage expérimental qu'en fit Normal McLaren dans son oeuvre. Il est ici rendu du mieux qu'il est possible eu égard aux pistes sonores originales à disposition. Le traitement sonore de MK2 Editions est donc des plus soignés dans cette limite restrictive, en excluant effet de souffle et autre désagrément. Du travail de qualité dans ce domaine.
DVD 6
Mosso mosso (Jean Rouch comme si...) par Jean-André Fieschi
Le documentaire prend toute son importance en dépit d'un mixage sonore abominable balançant le son stéréo à droite, à gauche, et laissant les bruits environnants couvrir le son des paroles.
Danièle Huillet, Jean-Marie Straub, cinéastes par Pedro Costa