
Suivant les films, différentes pistes son sont disponibles. Sur Shadows, seule la piste mono d'origine nous est présentée parfaitement ré-encodée sur les deux canaux avants. Les dialogues sont ré-équilibrés au centre et le formidable travail musical dont témoigne le film reçoit ici un bien bel hommage avec une bande-son dynamique exempte de souffle. Faces également n'offre que la piste originale en mono d'origine. Même constat que sur le premier film, le ré-encodage sur les deux pistes stéréo est parfait même si un léger souffle est audible dans certaines scènes.

Une femme sous influence offre quant à lui deux pistes sonores, la piste originale anglaise mono repassée en stéréo et une version stéréo doublée en français. Si d'un point de vue technique la piste française est honnête et offre plus de dynamisme, le doublage est loin d'être convaincant et tout le travail de la voix des acteurs disparaît sans compensation aucune. La piste originale n'est cependant pas parfaite et un bruit de fond court tout au long du film, un bruit de fond gênant dans certaines séquences silencieuses ou peu sonorisées. Néanmoins les voix de Gena Rowlands et de Peter Falk, des voix qui témoignent d'intonations subtiles et travaillées, valent bien ce petit sacrifice fait à la qualité technique pure.

Meutre d'un bookmaker chinois n'offre que la piste audio mono originale repassée sur les deux pistes avants. Là encore, mais seulement dans quelques scènes, un souffle vient perturber la bande-son par ailleurs très riche en bruits divers. Cela dit celle-ci ne manque pas de dynamisme et de distorsions voulues par le cinéaste pour plonger davantage encore le spectateur dans le monde de la nuit, du cabaret et des petites-frappes. Les dialogues sont toujours autant soignés et le timbre de voix de Ben Gazzara est un régal pour les puristes.

Pour Opening night enfin, seule la piste originale est disponible. Dynamique, à la fois très riche et subtile, la bande son met comme toujours la parole au centre de son objet sans pour autant délaisser les bruits alentours. L'écho des voix sur la scène devant la salle vide est étonnante, les timbres sont travaillés, la matière du son rarement aussi exploité dans un film du cinéaste. Les séquences musicales rythment là encore le film, sans fard ni trompette mais au contraire avec naturel et discrétion.