Si le mono français fait illusion par sa clarté et son dynamisme, il ne peut rivaliser avec la piste anglaise surround. Tout d'abord, parce qu'aucun doublage, ne serait ce le meilleur, ne peut rendre compte du timbre de voix et du jeu tout en finesse de James Woods. Et puis, surtout, parce que la piste surround fait preuve d'un rendu sonore épatant. Les arrières sont ainsi étonnamment présentes (dans les limites d'une bande son des années 80 et d'un budget film réduit) surtout lorsqu'il s'agit de mettre en avant la musique éminemment sympathique de Brad Fiedel (plus marquée eighties, tu meurs). Et tant pis, si parfois la centrale a tendance à étouffer quelque peu les dialogues. La dynamique est là et l'ambiance est constamment assurée. C'est bien l'essentiel.