Le mixage Dolby Digital 5.1 anglais ne fait pas dans la demi-mesure et nous procure non seulement une ouverture frontale des plus tranchantes, mais également un relief mettant habilement en valeur les différentes ambiances du film et la bande originale. Le caisson de basses n'est pas oublié et sait venir ponctuer chaque séquence avec allégresse. Après donc une première partie " classique " faisant la part belle aux dialogues et se consacrant essentiellement sur l'avant, une fois l'usine atteinte, le relief se montre des plus oppressants et tient tous ses engagements.
Son homologue française lui tient la dragée haute, et malgré une légère mise en avant des dialogues, parvient à véhiculer la tension et l'oppression avec une belle aisance. Elle préserve toute sa dynamique et sait se faire chaleureusement agressive au moment opportun. Au final, l'une comme l'autre bénéficie d'une belle spatialisation et nous plonge habilement au coeur du malaise.